
Le 13 décembre, la chapelle Sainte Lucie de Parfondruy accueille pèlerins et voisins pour la prière du chapelet (15 heures). Entièrement rénovée et nettoyée par les soins du comité de la chapelle de Parfondruy, ce lieu de recueillement cher au habitants du hameau est désormais toute pimpante et fraîche. MERCI à ceux-celles qui y ont consacré leur temps et leur savoir-faire !

BIOGRAPHIE
Vierge et martyre à Syracuse en Sicile, Lucie est victime de la persécution de Dioclétien en 304. Son nom même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l’ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s’étendit jusqu’en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle, a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l’hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi.

Lucie est née à Syracuse en Sicile d’une noble famille vers la fin du 3ème siècle, et la légende raconte qu’un jeune païen tomba amoureux d’elle. Mais Lucie veut renoncer à tous ses bien et les donner aux pauvres pour se consacrer entièrement à Dieu. De rage, le jeune la dénonce à cause de sa foi chrétienne ; elle est alors emprisonnée et torturée.
On lui arrache les yeux sans toutefois réussir à la rendre aveugle à la lumière, la lumière de la foi. Elle est donc la protectrice des malades de la vue et elle nous invite à porter un regard plus profond et intérieur sur notre vie. Célébrée partout dans le monde, son culte remonte aux premiers siècles. Elle est souvent représentée avec la palme, symbole du martyre, et un plateau portant ses yeux, son symbole iconographique typique. Ses reliques ont été vénérées d’abord à Syracuse, puis ont été transportées à Constantinople et sont aujourd’hui à Venise, à côté de la gare qui pour cela porte son nom de Santa Lucia.
La rédaction de sa ‘passion’ date du Ve voire du VIe siècle et beaucoup de détails y sont légendaires: Elle se serait rendue en pèlerinage à Catane sur le tombeau de sainte Agathe pour demander la guérison de sa mère. Ce miracle accompli elle distribua sa fortune aux pauvres. Dénoncée comme chrétienne, condamnée à être livrée à des débauchés, elle fut comme une ‘colonne inébranlable’ d’après une hymne… De cette ‘fabuleuse’ passion, nous retiendrons la réponse qu’elle fit à son juge: « Toi tu gardes les volontés de tes princes et moi j’observe nuit et jour les volontés de mon Dieu… Toi tu désires leur plaire et moi je n’ai d’autre ambition que de plaire au Christ seul. Fais donc ce qui te semble utile et moi je ferai ce qui sera utile au salut de mon âme« . Ses reliques vénérées à Syracuse ont été transportées d’abord à Constantinople et actuellement à Venise. Saint Thomas d’Aquin parle d’elle à deux reprises dans sa ‘Somme théologique’.
De Syracuse où elle était l’objet d’une dévotion fort tendre dès le IVe siècle, son culte se répandit dans tout l’occident.
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Pourquoi dit-on que « à la Sainte Luce, les jours croissent du saut d’une puce » ? Le proverbe serait faux, puisque les jours ne rallongent qu’à partir du solstice d’hiver (21 décembre) !
Jusqu’à la moitié du 10è siècle, notre calendrier était celui réformé par Jules César, dit « calendrier julien ». En ce temps-là, le pape Grégoire XIII le corrigea en introduisant un jour de plus tous les 4 ans pour aligner mieux par rapport au cours du soleil notre manière de mesurer le temps en Occident. Et après cette réforme du calendrier appelé désormais « calendrier grégorien », le solstice d’hiver – le jour le plus court de l’année où il y a plus d’obscurité que de lumière, a été déplacé au 21è jour de décembre. Mais dans l’ancien calendrier (julien), c’était le 13 décembre, le jour de sainte Lucie, qui correspondait au premier jour à partir duquel le soleil se couche plus tard que la veille dans l’hémisphère nord. De là est né le dicton : « A la sainte Luce, les jours croissent du saut d’une puce. »
Le prénom Lucie dérive bien entendu du latin « lux », lumière ; elle est donc la sainte de la lumière, et sa fête annonce pendant la période de l’Avent la vraie Lumière de Jésus qui s’approche.
