ENSEMBLE, DANS NOTRE JARDIN (Noël à Pairi Daiza)

Extraits du Message de Noël d’Eric Domb – CEO du parc animalier de renommée mondiale Pairi Daiza  (publié dans La Libre et DH Les Sports Bruxelles ce 28/11/25)

« …Ensemble, dans notre Jardin, nous célébrerons Noël. Parce que cette fête parle d’amour, de naissance, de lumière. Parce qu’elle honore la vie qui résiste au froid. Parce qu’un monde qui a peur de ses propres mots finit par perdre son âme.

Une société peut vivre sans croyance, mais pas sans ferveur. Quand tout devient tiède, le monde perd sa musique.

La beauté du monde, c’est aussi sa diversité, pas son effacement. Les croyances, lorsqu’elles sont habitées par l’amour, éclairent plus qu’elles ne séparent. Elles rappellent que la lumière ne nous appartient pas : elle se partage.

Partout, la lumière revient. Noël en est un nom, mais elle en a mille. C’est la flamme que les hommes, depuis la nuit des temps, protègent contre le vent : la vie plus forte que la peur.

Qu’il s’agisse de Diwali, de Hanoukka, de l’Aïd al-Fitr ou du Nouvel An lunaire, toutes célèbrent la même victoire : la lumière intérieure qui résiste à la nuit.

Alors oui, dans notre jardin, [nos lieux de vie], il y aura des sapins, des lampes et des chants de Noël. Non pour imposer une foi, mais pour préserver ce qui réchauffe et rassemble.

Et au centre de cette fête, il y a une crèche. Pas un symbole de puissance, mais de pauvreté. Une étable sans confort, le souffle des bêtes pour chaleur, un peu de paille pour berceau. Une femme épuisée, un homme inquiet et dans leurs bras, un enfant fragile. Rien de plus simple, rien de plus vrai. Le message de Noël est peut-être là : la lumière peut naître dans le froid, et il suffit d’un cœur ouvert pour que la nuit s’illumine.

Noël n’est pas un héritage à cacher. C’est une promesse : garder la lumière vivante, même quand elle vacille. Et si nous la gardons ensemble, elle ne s’éteindra jamais. »

Éric Domb

(N.B. la partie entre parenthèses est une ajoute personnelle du Ploumtion. Je n’ai pas publié l’intégralité de ce message qui s’inscrit à l’origine dans une polémique née du remplacement de la crèche traditionnelle de la Grand-Place de Bruxelles en une crèche de tissu par une artiste-designer, Victoria-Maria Geyer. La polémique s’est enflée entre autres parce que les visages des personnages sont faits de patchwork coloré. Je ne suis pas personnellement choqué par cette réappropriation d’une évocation de la Nativité qui a été constamment inculturée et diversement interprétée depuis François d’Assise – l’ « inventeur » de la crèche.)