LECTURES BIBLIQUES POUR DES FUNERAILLES (AT/NT)

TABLE

L 1 GARDER CONFIANCE DANS L’ÉPREUVE

Lecture du livre de Job (14…19…)

Job parlait ainsi au Seigneur:
« L’homme est enfanté par la femme
pour bien peu de jours et beaucoup de tracas.
C’est une fleur qui pousse, et que l’on coupe aussitôt;
il fuit comme une ombre et jamais ne s’arrête.
Et toi, Dieu, c’est sur lui que tu fixes ton regard,
c’est moi que tu obliges à comparaître avec toi!
Je crie vers toi, et tu ne réponds pas,
mes jours passent, ils s’enfuient loin du bonheur.
L’homme qui meurt reste sans force;
quand il expire, que devient-il?
Les cieux disparaîtront avant qu’il ne s’éveille,
qu’il ne sorte de son sommeil.
Si seulement tu me cachais sous la terre!
Tu pourrais fixer le moment où tu te souviendrais de moi.
Tout le temps de ma faction, je garderai l’espérance!

Je voudrais qu’on écrive ce que je vais dire,
que mes paroles soient gravées sur le bronze pour toujours:
Je sais, moi, que mon Libérateur est vivant,
et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts;
avec mon corps, je me tiendrai debout,
et de mes yeux de chair, je verrai Dieu.
Moi-même, je le verrai,
et quand je le regarderai au fond des yeux,
il ne se détournera pas. »

L 2 IL ESSUYERA LES LARMES DE NOS VISAGES

Lecture du livre d’Isaïe (25, 6a.7-9)

Le jour viendra où le Seigneur, Dieu de l’univers,
préparera pour tous les peuples un festin sur sa montagne.
Il enlèvera le voile de deuil
qui enveloppait tous les peuples
et le linceul qui couvrait toutes les nations.
Il détruira la mort pour toujours.
Le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages,
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuples ;
c’est lui qui l’a promis.

Et ce jour-là on dira :
« Voici notre Dieu,
en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
c’est lui le Seigneur,
en lui nous espérions ;
exultons, réjouissons-nous :
il nous a sauvés ! »

L 3 DIEU A CRÉÉ L’HOMME POUR UNE EXISTENCE IMPÉRISSABLE

Lecture du livre de la Sagesse (2,1-4a.22-23 ; 3,1)

Lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes,
les incroyants font fausse route ;
Ils disent :
« Notre existence est brève et triste,
rien ne peut guérir l’homme au terme de sa vie,
on n’a jamais vu personne revenir du séjour des morts.
Nous sommes nés par hasard,
et après, nous serons comme si nous n’avions pas existé ;
le souffle de nos narines s’évanouit comme la fumée,
et la pensée est une étincelle
qui jaillit du battement de notre cœur :
si elle s’éteint, le corps s’en ira en cendres,
et l’esprit se dissipera comme une brise légère.
Avec le temps, notre nom tombera dans l’oubli,
et personne ne se rappellera de ce que nous aurons fait.

Ceux qui parlent ainsi ne connaissent pas les secrets de Dieu,
ils n’espèrent pas que la sainteté
puisse être récompensée,
ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable
puisse être glorifiée.

Dieu a fait l’homme pour une existence impérissable,
il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même.
La vie des justes est dans la main de Dieu,
aucun tourment n’a de prise sur eux.

L 4 LA VIE DE TOUT HOMME EST DANS LES MAINS DE DIEU

Lecture du livre de la Sagesse (3,1-9)

La vie des justes est dans la main de Dieu,
nul tourment ne peut les atteindre.
Celui qui ne réfléchit pas s’est imaginé qu’ils étaient morts,
leur départ de ce monde a passé pour un malheur ;
quand ils nous ont quittés,
on les croyait anéantis,
alors qu’ils sont dans la paix.

Ce n’est pas un châtiment qu’ils ont subi,
car leur espérance à eux était pleine d’immortalité.
S’ils ont passé l’épreuve,
Dieu les a trouvés dignes de lui ;
ils ont été affinés comme l’or qu’on passe au creuset.
Au jour de sa visite, ils resplendiront,
ils étincelleront,
vifs comme le feu qui court dans la paille.

Ceux qui auront mis leur confiance dans le Seigneur
comprendront cette vérité ;
ceux qui sont fidèles
resteront pour toujours avec lui dans son amour,
car il a pour eux grâce et miséricorde.

L 5 IL EST ARRIVÉ AU BUT EN PEU DE TEMPS

Lecture du livre de la Sagesse 4,7-15 ; 3,5b

La valeur d’un homme n’est pas dans l’âge,
elle ne se mesure pas au nombre des années.

La sagesse surpasse les cheveux blancs,
et une vie sans tache vaut une longue vieillesse.

Le juste a su plaire à Dieu,
et Dieu l’a aimé.
c’est pourquoi il trouvera le repos.

Tôt arrivé à sa perfection, il a vécu intensément.
Arrivé au but en peu de temps,
c’est pourtant comme s’il a couvert une longue route.

Comme on passe l’or au feu du creuset,
Dieu a éprouvé sa valeur;
comme un sacrifice offert sans réserve,
il l’a accueilli.

Les gens voient cela sans comprendre,
mais ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur
verront que c’est la vérité;

ceux qui sont fidèles
resteront avec lui dans son amour,
car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.

L 6 ATTENDRE DANS LA PAIX LE SECOURS DU SEIGNEUR

Lecture du livre des Lamentations (3, 16-26; 53-58)

Mon âme n’a plus droit à la paix, je ne connais plus le bonheur.
J’ai dit : « Ma force s’est perdue avec mon espérance en Dieu. »
Pourquoi rappeler ma misère et mon angoisse ?
Ce n’est qu’amertume et poison.
Ces souvenirs m’obsèdent, et en moi mon âme se défait.

Mais voici que je retrouve d’autres pensées en mon cœur,
et c’est pourquoi j’espère :
Oui, les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées,
ses miséricordes ne sont pas finies ;
je peux les retrouver chaque matin, car sa fidélité est inlassable.
Je me dis : « La part de mon âme, c’est le Seigneur,
c’est pourquoi je veux espérer en lui. »
Il est bon, le Seigneur, pour celui qui espère en lui, pour celui qui le recherche.
C’est une bonne chose d’attendre en silence le salut de Dieu.

Seigneur, quand j’étais dans la fosse, quand les eaux se refermaient sur ma tête,
je me disais: « Je suis perdu! »
J’ai alors invoqué ton nom, Seigneur, du fond de mon souterrain,
et tu as entendu mon cri.
Tu t’es approché au jour où je t’appelais,
où je criais : « Ne fais pas la sourde oreille »,
et tu m’as dit : « Ne crains pas. »
Seigneur, tu as pris ma cause en main,
tu me sauves
et me rend la vie !

L 7 IL Y A UN TEMPS POUR CHAQUE CHOSE

Lecture du livre de l’Ecclésiaste

Il y a un temps pour chaque chose, disait l’Ecclésiaste :
un temps pour naître, et un temps pour mourir ;
un temps pour planter, et un temps pour déraciner la plante ;
un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;
un temps pour trouver, et un temps pour perdre ;
un temps pour parler, et un temps pour se taire ;
un temps pour s’embrasser, et un temps pour attendre l’aimé.
Quel profit retirera-t-on à la fin de ses peines ?

J’ai bien considéré la vie que Dieu a donnée aux humains :
Tout a son temps.
Dieu a mis l’éternité dans le cœur des hommes,
pourtant ils ne saisissent pas le sens de tout.

J’ai vu alors que le vrai bien est la joie
– et de faire le bien durant sa vie.
Si quelqu’un peut manger et boire,
s’il trouve le bonheur dans son travail,
c’est là un don de Dieu.
Si je regarde toute la peine que les hommes se donnent,
toute la course au succès,
les jalousies des uns envers les autres,
tout cela est insensé : on court après le vent !

Aucun homme n’est maître du souffle de sa vie,
aucun n’est maître du jour de sa mort.
Il n’y a pas d’entourloupe qui puisse nous sauver
Puisses-tu prendre plaisir au pain que tu manges
et boire ton vin d’un cœur joyeux ;
jouis de la vie avec la femme que tu aimes,
le temps que s’envolent tes jours,
car c’est là la part qui t’es donnée.
Tout ce que tu te sens capable de réaliser, fais-le,
car personne ne sait quand viendra son heure.
Mais ne cours pas après le vent,
car tu ne seras pas rassasié.

La seule chose qui est là pour toujours
c’est ce que Dieu fait :
C’est pour cela qu’on le respecte.
Dieu va rechercher dans ce qui était passé pour le refaire exister.

L 8 PAR LE BAPTÊME NOUS SOMMES DÉJÀ RESSUSCITÉS

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (6,3-9)

Frères,
nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ,
c’est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,
de même que le Christ,
par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.

Car si nous sommes déjà en communion avec lui
par une mort qui ressemble à la sienne,
nous le serons encore
par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;
sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir.

L 9 L’ESPÉRANCE D’UN MONDE NOUVEAU

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (8,18-23)

Frères,
j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure
entre les souffrances du temps présent
et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous.

Nous le savons bien,
la création toute entière crie sa souffrance,
elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.

Et elle n’est pas seule :
nous aussi, nous crions ;
nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit,
mais nous attendons notre adoption
et la délivrance de notre corps,
pour connaître la liberté,
la gloire des enfants de Dieu.

L 10 QUI POURRA NOUS SÉPARER DE L’AMOUR DU CHRIST ?

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (8,31b…-39)

Frères,
Dieu n’a pas refusé son propre Fils.
Il l’a donné pour nous tous.
Comment pourrait-il avec lui
ne pas nous donner tout ?
Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?
La détresse ? l’angoisse ? la persécution ?
la faim ? le dénuement ? le danger ? le supplice ?
Non, car en tout cela nous sommes les grands vainqueurs
grâce à celui qui nous a aimés.

J’en ai la certitude :
ni la mort ni la vie,
ni les esprits ni les puissances,
ni le présent ni l’avenir,
ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes,
ni aucune autre créature,
rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu
qui est en Jésus Christ notre Seigneur.

L 11 LE SENS DE LA VIE ET DE LA MORT

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (14,7…-12)

Frères,
aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

L 12 LA VIE EST TRANSFORMÉE

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (15,51-57)

Frères,
c’est une chose mystérieuse que je vous annonce :
Même si nous ne mourons pas tous de la même manière,
nous serons tous transformés,
et cela instantanément, en un clin d’œil,
quand retentira le signal au dernier jour.
Il retentira, en effet,
et nous serons transformés.
Car il faut que ce qui est périssable en nous
devienne impérissable ;
il faut que ce qui est mortel
revête l’immortalité.
Et quand ce qui est périssable
sera devenu impérissable,
quand ce qui est mortel
aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Ecriture :
« La mort a été engloutie dans la victoire ».

Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par Jésus Christ, notre Seigneur.

L 13 LA SOUFFRANCE EST PARTAGÉE, MAIS LA VIE AUSSI

Lecture de messages de saint Paul aux Romains et aux Corinthiens

Frères,
comme nous avons plusieurs membres en un seul corps,
ainsi, à plusieurs,
nous sommes un seul corps dans le Christ,
étant tous membres les uns des autres,
chacun pour sa part.

Il y a donc plusieurs membres mais un seul corps.
En effet, Dieu a composé le corps
de telle manière qu’il n’y ait pas de division dans ce corps,
mais que les membres aient un commun souci les uns des autres.
Si un membre souffre,
tous les membres partagent sa souffrance;
si un membre est à l’honneur,
tous les membres partagent sa joie.

Or, vous êtes le corps du Christ,
et vous êtes ses membres,
chacun pour sa part.

Vous êtes le corps, le Christ est la tête.
Là où la tête est passée, là aussi doit passer le corps.


L 14  CE QUI NE SE VOIT PAS EST ÉTERNEL

Lecture de la 2ème lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens      (3,10-12 ; 4,1.5.7-18)

Ce qui avait tant de valeur n’en a plus,
parce qu’il y a maintenant une valeur qui dépasse tout.

[C’est pourquoi nous ne perdons pas courage :
En effet ce que nous proclamons, ce n’est pas nous-mêmes ;
c’est ceci : Jésus Christ est Seigneur,
et nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus.

Mais ce trésor, nous le portons en nous
comme dans des poteries sans valeur ;
ainsi, on voit bien que cette force extraordinaire
ne vient pas de nous, mais de Dieu. ]

A tout moment, nous subissons l’épreuve,
mais nous ne sommes pas écrasés ;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ;
terrassés, mais non pas anéantis.
Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus,
afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.

Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus
nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,
et il nous placera près de lui avec vous.

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,
car nos épreuves du moment présent sont légères
par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous préparent.
Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,
mais à ce qui ne se voit pas ;
ce qui se voit est provisoire,
mais ce qui ne se voit pas est éternel.

L 15 IL NOUS PRENDRA AVEC LUI

Lecture de la 1ère lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (4,13-18)

Frères,
nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance
au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ;
il ne faut pas que vous soyez abattus
comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.
Jésus, nous le croyons,
est mort et ressuscité ;
de même, nous le croyons,
ceux qui se sont endormis,
Dieu, à cause de Jésus,
les emmènera avec son Fils.
Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Retenez ce que je viens de dire,
et réconfortez-vous les uns les autres.

L 16 NOUS VIVRONS AVEC LE CHRIST

Lecture de la 2ème lettre de saint Paul Apôtre à Thimothée (2,8-13)

Fils bien-aimé,
souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David :
il est ressuscité d’entre les morts,
voilà mon évangile.

C’est pourquoi je supporte tout
pour ceux que Dieu a choisis,
afin qu’ils obtiennent eux aussi
le salut par Jésus Christ
avec la gloire éternelle.

Voilà une parole sûre :
« Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons.
Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
Si nous sommes infidèles,
lui, il restera fidèle,
car il ne peut se rejeter lui-même. »

L 17 DIEU EST PLUS GRAND QUE NOTRE CŒUR

Lecture de la 1ère lettre de saint Jean (3,14.16-20)

Mes bien-aimés,
parce que nous aimons nos frères,
nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie.
Celui qui n’aime pas
reste dans la mort.

Voici à quoi nous avons reconnu l’amour :
lui, Jésus, a donné sa vie pour nous.
Nous aussi,
nous devons donner notre vie pour nos frères.

Mes enfants,
nous devons aimer :
non pas avec des paroles et des discours,
mais par des actes et en vérité.
En agissant ainsi,
nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité,
et devant Dieu nous aurons le cœur en paix.

Notre cœur aurait beau nous accuser,
Dieu est plus grand que notre cœur,
et il connaît toutes choses.

L 18 LE SANG DE JÉSUS NOUS A RACHETÉS DE LA MORT

Lecture de la 1ère lettre de saint Pierre (1 Pi 1,13-18)

Mettez toute votre espérance dans la grâce qui vous sera apportée
lors de la révélation de Jésus-Christ.

Ce n’est pas l’or ni l’argent périssables qui vous ont rachetés,
mais bien le sang précieux du Christ,
agneau sans défaut et sans tache.
Par lui, vous croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts
et lui a donné la gloire,
de telle sorte que votre foi comme votre espérance reposent en Dieu.

Approchez-vous de lui,
pierre vivante rejetée par les hommes,
mais choisie et précieuse aux yeux de Dieu.
Vous-mêmes, telles des pierres vivantes,
laissez-vous édifier comme un édifice spirituel
afin de former une communauté sainte,
un peuple sacerdotal.

Car on trouve dans l’Ecriture cette parole :
« Voici, dit Dieu,
qu’en Sion je dispose une pierre, pierre angulaire, choisie, précieuse,
et celui qui met sa confiance en elle ne sera jamais déçu. »

C’est pour cela aussi, en effet,
que même aux morts la Nouvelle a été annoncée,
de telle sorte qu’ils vivent désormais du souffle de Dieu.

L 19 IL BOIRA L’EAU DE LA SOURCE DE VIE

Lecture du livre de l’Apocalypse (3,14b.20 ; 21,1-5)

Voici ce que dit le Témoin, celui qui est sûr et vrai,
l’Origine de la création de Dieu :

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte,
j’entrerai chez lui
et je prendrai le repas avec lui
et lui avec moi. »

Alors moi, Jean,
j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle,
car le premier ciel et la première terre avaient disparu,
et il n’y avait plus de mer.

Et j’ai entendu la voix puissante
qui venait du Trône divin ;
elle disait :
« Voici la demeure de Dieu avec les hommes.
Il habitera avec eux,
et ils seront son peuple.
Et Lui sera « Dieu-avec-eux » pour toujours.
Il essuiera toute larme de leurs yeux,
et la mort n’existera plus;
et il n’y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse,
car la première création aura disparu. »

Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara :
« Voici que je fais toutes choses nouvelles.
Je suis l’Alpha et l’Oméga,
le commencement et la fin.
Moi, je donnerai gratuitement à celui qui a soif
l’eau de la source de vie :
tel sera l’héritage réservé au vainqueur ;
je serai son Dieu,
et il sera mon fils. »