TABLE

E 1 OÙ SE TROUVE LE VRAI BONHEUR ?
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 1-12a)
Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire.
Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur :
le Royaume de Dieu est à eux !
Heureux les doux :
ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent :
ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :
ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux :
ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs :
ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix :
ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice :
le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense sera grande dans les cieux ! »
E 2 VENEZ À MOI, VOUS TOUS QUI PEINEZ
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (11, 25-28)
En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m’a été confié par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.
Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos. »
E 2 (bis) LEURS ANGES VOIENT LA FACE DU PÈRE
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)
A cette heure-là,
les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara :
« Vraiment, je vous le dis,
si vous ne changez pas
pour devenir comme les petits enfants,
vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.
Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci
en mon nom,
c’est moi qu’il accueille.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
E 3 LA PARABOLE DES DIX JEUNES FILLES
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (25, 1-13)
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ;
il disait cette parabole :
« Le Royaume des cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insensées
et cinq étaient prévoyantes.
Les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe,
de l’huile en réserve.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre :
« Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! »
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes :
« Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. »
Les prévoyantes leur répondirent :
« Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ;
allez plutôt vous en procurer chez les marchands. »
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces
et l’on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent :
« Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! »
Il leur répondit :
« Vraiment, je vous le dis : je ne vous connais pas. »
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
E 4 C’EST À MOI QUE VOUS L’AVEZ FAIT
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (25, 31-46)
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toute les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des chèvres :
Il placera les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
« Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume préparé pour vous
depuis la création du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »
Alors les justes lui répondront :
« Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?
tu avais faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? »
Et le Roi leur répondra :
« Vraiment, je vous le dis,
chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait. »
—————————————-fin de la lecture brève———————————
[Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
« Allez-vous-en loin de moi, malheureux,
car je vous le dis, en vérité :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits,
à moi non plus vous ne l’avez pas fait. »
Et ils s’en iront, ceux-ci à la peine éternelle,
et les justes, à la vie éternelle. »]
E 5 PASSONS SUR L’AUTRE RIVE
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (4,35-41)
Ce jour-là, le soir venu, Jésus leur dit :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule,
ils emmènent Jésus dans la barque où il se trouvait,
et il y avait d’autres barques avec lui.
Survient un grand tourbillon de vent.
Les vagues se jetaient sur la barque,
au point que déjà elle se remplissait.
Lui, à l’arrière, sur le coussin, dormait.
Ils le réveillent et lui disent :
« Maître, cela ne te fait rien ? Nous périssons ! »
Réveillé, il menaça le vent
et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi avez-vous si peur ? Vous n’avez pas encore de foi ? »
Ils furent saisis d’une grande crainte,
et ils se disaient entre eux :
« Qui donc est-il,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
E 5 bis POUR UN PRÊTRE OU UN(E) RELIGIEUX(SE)
Evangile de Jésus Christ selon saint Marc (10, 26-30)
Pierre dit à Jésus :
« Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Vraiment, je vous le dis,
personne n’aura quitté à cause de moi et de l’Evangile
une maison, des frères, des sœurs,
une mère, un père, des enfants ou une terre,
sans qu’il reçoive en ce temps déjà, le centuple :
maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,
avec des persécutions, et, dans le monde à venir,
la vie éternelle. »
E 6 POURQUOI M’AS-TU ABANDONNÉ ?
Evangile de Jésus Christ selon saint Marc (15, 33-34a.c.37-39)
Jésus avait été crucifié. Quand arriva l’heure de midi,
il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures.
Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Puis, poussant un grand cri, il expira.
Le rideau du temple se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de Jésus,
voyant comment il avait expiré, s’écria :
« Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »
E 7 QUI NOUS ROULERA LA PIERRE ?
Evangile de Jésus Christ selon saint Marc (16, 1-6)
Le sabbat terminé,
Marie-Madeleine, Marie, la mère de Jacques, et Salomé
achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine,
elles se rendent au sépulcre au lever du soleil.
Elles se disaient entre elles :
« Qui nous roulera la pierre
pour dégager l’entrée du tombeau ?
Au premier regard,
elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre,
qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent assis à droite
un jeune homme vêtu de blanc.
Elles furent saisies de peur ; mais il leur dit :
« N’ayez pas peur !
vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?
Il est ressuscité : il n’est pas ici.
Voici l’endroit où on l’avait déposé. »
E 8 TU PEUX ME LAISSER M’EN ALLER DANS LA PAIX
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (2, 22b.25-32)
Le huitième jour après sa naissance,
les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur.
Or, il y avait là un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Messie du Seigneur.
Poussé par l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Les parents y entraient avec l’enfant Jésus
pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix,
selon ta parole,
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes,
et gloire d’Israël ton peuple. »
—————————————–fin de la lecture brève ou suite (2, 36-38)——————————–
Il y avait là une femme qui était prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage,
elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S’approchant d’eux à ce moment,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
E 8 (bis) JÉSUS REND UN FILS À SA MÈRE
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 11-17)
Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm.
Ses disciples faisaient route avec lui ainsi qu’une grande foule.
Il arriva près de la porte de la ville,
au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer ;
c’était un fils unique, et sa mère était veuve.
Une foule considérable accompagnait cette femme.
En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit :
« Ne pleure pas. »
Il s’avança et toucha la civière ;
les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit :
« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »
Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler.
Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu :
« Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple. »
E 9 GARDEZ VOS LAMPES ALLUMÉES
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 35-38.40)
Jésus disait à ses disciples :
« Restez en tenue de service
et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces
pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Vraiment, je vous le dis :
il prendra la tenue de service, les fera passer à table,
et les servira chacun à leur tout.
S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils !
Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
E 10 AUJOURD’HUI TU SERAS AVEC MOI AU PARADIS
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (23, 33-34.39-46.50.52-53)
Lorsqu’on fut arrivé au Calvaire,
on mit Jésus en croix avec deux malfaiteurs,
l’un à droite et l’autre à gauche.
Jésus priait :
« Père, pardonne-leur :
ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.
L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait :
« N’es-tu pas le Messie ?
Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
« Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ?
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait :
« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit :
« Vraiment, je te le déclare,
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
Il était déjà presque midi ;
l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures
car le soleil s’était caché.
Le rideau du Temple se déchira par le milieu.
Jésus poussa un grand cri :
« Père,
entre tes mains je remets mon esprit. »
Après avoir dit cela, il expira.
Alors arriva un membre du conseil, nommé Joseph ;
c’était un homme bon et juste.
Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.
Puis il le descendit de la croix,
l’enveloppa dans un linceul
et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc,
où personne encore n’avait été déposé.
E 11 LES DISCIPLES D’EMMAÛS
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,13-35
Le troisième jour après la mort de Jésus,
deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils parlaient et discutaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.
—————————————-arrêt de la lecture brève———————————–
Jésus leur dit:
« De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? »
Alors ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, répondit :
« Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem
à ignorer les événements de ces jours-ci ! »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth :
cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple.
Les chefs des prêtres et nos dirigeants l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Et nous qui espérions qu’il serait le libérateur d’Israël !
Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe
depuis que c’est arrivé.
A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe :
elles sont allées au tombeau de très bonne heure,
et elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont mêmes venues nous dire qu’elles avaient eu une apparition :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Vous n’avez donc pas compris !
Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’on dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela
pour entrer dans sa gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes,
il leur expliqua, dans toute l’Ecriture, ce qui le concernait.
—————————————-reprise de la lecture brève———————————
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous :
le soir approche, et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à tale avec eux,
il prit le pain, dit la bénédiction,
le rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Alors ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route,
et qu’il nous faisait comprendre les Ecritures ? »
A l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons
qui leur dirent :
« C’est vrai ! le Seigneur est ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
A leur tour, ils racontèrent ce qui s’était passé sur la route,
et comment ils l’avaient reconnu
quand il avait rompu le pain.
E 12 DIEU A TANT AIMÉ LE MONDE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 16-17)
Jésus disait aux Juifs:
« Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en lui
ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour condamner le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
E 13 QUE JE N’EN PERDE AUCUN
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (6, 37-40)
Jésus disait à la foule :
« Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté,
mais pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé.
Or, la volonté du Père qui m’a envoyé,
c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
[Car la volonté de mon Père,
c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui
obtienne la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »]
E 14 QUI MANGE DE CE PAIN, VIVRA
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (6, 22-35.51-58)
Après avoir nourri 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons,
Jésus dit à la foule :
« En vérité, en vérité je vous le dis :
vous me cherchez, non parce que vous avez vu les signes,
mais parce que vous avez eu du pain et que vous avez été rassasiés.
—————————————-arrêt de la lecture brève———————————–
Travaillez, non pas pour la nourriture qui disparaît,
mais pour la nourriture qui demeure
et qui devient vie éternelle ;
c’est moi qui vous la donnerai.
Celui qui descend du ciel et donne la vie au monde,
c’est lui le pain de Dieu. »
Alors les gens lui disent :
« Donne-nous donc de ce pain ! »
Et Jésus leur répond :
« Je suis le pain de vie :
celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim,
celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. »
—————————————-reprise de la lecture brève———————————
« Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel.
Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Et le pain que je donnerai,
c’est ma chair, pour la vie du monde. »
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi,
et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est la vie, m’a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même aussi celui qui me mangera, vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel :
il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé ;
eux, ils sont morts.
Celui qui mange ce pain
vivra éternellement. »
E 15 LE BERGER QUI DONNE LA VIE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (10,11.27-30+Lc 12,32)
Jésus disait :
«Je suis le bon pasteur, le vrai berger.
Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Mes brebis écoutent ma voix :
je les connais et elles me suivent.
Je leur donne la vie qui ne finit pas ;
elles ne périront jamais de la mort éternelle,
et nul ne les ravira de ma main.
Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tous ;
et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes un.
Ne craignez pas, petit troupeau,
car le Père a jugé bon de vous donner le Royaume! »
E 16 JE SUIS LA RESURRECTION ET LA VIE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (11, 17-27.32b-36.41-40)
Lazare vient de mourir : toute la maison est plongée dans la tristesse.
Marthe et Marie, les sœurs de Lazare,
avaient envoyé plusieurs messages à Jésus pour le prévenir
et lui demander de venir au chevet de son ami malade.
En arrivant à Béthanie,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem,
à une demi-heure de marche environ,
beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie
à Marthe et à Marie dans leur deuil.
Dès que Marie, la sœur de Lazare, vit Jésus,
elle se jeta à ses pieds et lui dit :
« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »
Quand il vit qu’elle pleurait,
et que le Juifs venus avec elle pleuraient aussi,
Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde.
Il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. »
Alors Jésus pleura.
Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux disaient :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre ».
Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Mais, Seigneur,…
voilà déjà quatre jours qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu !
Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra.
Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois ;
tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
—————————————–fin de la lecture brève————————————-
On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.
Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours,
mais si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi,
afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »
Après cela, il cri d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit,
les pieds et les mains attachés,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
E 17 LA LUMIERE QUI CONDUIT A LA VIE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (12,23.27-36; 8,12)
A l’heure où Jésus passait de ce monde vers son Père,
il disait à ses disciples :
« Elle est venue, l’heure où le Fils de l’homme doit être glorifié.
Maintenant, mon âme est troublée, et que dirai-je ?
Père, sauve-moi de cette heure ?
Mais c’est précisément pour cette heure que je suis venu.
Père, glorifie ton nom!
Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Par ces paroles, il indiquait de quelle mort il allait mourir.
Jésus dit alors:
« La lumière est encore parmi vous pour un peu de temps.
Marchez pendant que vous avez la lumière,
pour que les ténèbres ne s’emparent pas de vous:
car celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va.
Pendant que vous avez la lumière,
croyez en la lumière,
pour devenir des fils de lumière. »
Moi, je suis la lumière du monde;
celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres;
il aura la lumière qui conduit à la vie.
E 18 LE GRAIN TOMBÉ EN TERRE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (12, 24-26)
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples :
« Oui, vraiment, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ;
celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ;
et là où je suis, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »
E 19 LE LAVEMENT DES PIEDS, SIGNE D’AMOUR
Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (13,1-15.34-36)
C’était avant la fête de la Pâque.
Jésus sachant que son heure était venue
et qu’il devait passer de ce monde au Père,
lui qui avait aimé les siens qui sont dans le monde,
les aima jusqu’à l’extrême.
Au cours d’un repas,
sachant que le Père a remis toutes choses entre ses mains,
qu’il est sorti de Dieu et qu’il va vers Dieu,
Jésus se lève de table,
dépose son vêtement et prend un linge qu’il noue à sa ceinture.
Il verse ensuite de l’eau dans un bassin
et commence à laver les pieds de ses disciples
et à les essuyer avec le linge qu’il porte à la ceinture.
Lorsqu’il eut achevé de leur laver les pieds,
Jésus prit son vêtement, se remit à table et leur dit :
« Comprenez-vous ce que j’ai fait pour vous ?
Vous m’appelez le Maître et le Seigneur,
Et vous dites bien, car je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné :
ce que j’ai fait pour vous, faites-le, vous aussi. »
« Je vous donne ce commandement nouveau :
aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Ayez de l’amour entre vous :
c’est ainsi que tout le monde reconnaîtra que vous êtes mes disciples. »
Alors Simon-Pierre lui dit :
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Tu ne peux pas me suivre là où je vais,
mais tu m’accompagneras plus tard. »
E 20 DANS LA MAISON DU PÈRE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-6)
Avant de passer de ce monde à son Père,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne soyez donc pas bouleversés :
vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père,
beaucoup peuvent trouver leur demeure ;
sinon est-ce que je vous aurais dit :
‘Je pars vous préparer une place’ ?
Quand je serai allé vous la préparer,
je reviendrai vous prendre avec moi ;
et là où je suis,
vous y serez aussi.
Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ;
comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
E 21 JE VOUS DONNE MA PAIX
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (14,27;16,16;17,1)
Au moment de quitter ce monde pour son Père,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix.
Ce n’est pas à la manière du monde
que je vous la donne.
Que votre cœur cesse de se troubler ;
ne craignez pas, vous l’avez entendu,
je vous l’ai dit :
« Je m’en vais et je viens à vous. »
Si vous m’aimiez,
vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père,
car le Père est plus grand que moi. »
Je vous dis cela maintenant,
avant que ces choses n’arrivent,
afin que lorsqu’elles arriveront,
vous croyiez. »
« Encore un peu,
et vous me verrez.
Gardez courage, j’ai vaincu le monde. »
E 22 LA VIE, C’EST DE TE CONNAÎTRE
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (17, [1-3] 24-26)
Avant de passer de ce monde à son Père,
Jésus leva les yeux au ciel et pria ainsi :
—————————————-arrêt de la lecture brève———————————–
« Père, l’heure est venue ;
glorifie ton Fils,
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est de te connaître,
toi, le seul Dieu, le vrai Dieu,
et de connaître celui que tu as envoyé : Jésus Christ. »
—————————————-reprise de la lecture brève———————————
« Père, ceux que tu m’as donnés,
je veux que là où je suis,
eux aussi soient avec moi,
et qu’ils contemplent ma gloire,
celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé
avant même la création du monde.
Père juste,
le monde ne t’as pas connu,
mais moi je t’ai connu,
et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom,
et je le ferai connaître encore :
pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé,
et que moi aussi je sois en eux. »
E 23 PRÈS DE LA CROIX DE JÉSUS
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (19, 17ab.18.25-30)
Jésus, portant lui-même sa croix,
sortit en direction du lieu dit en hébreu : Golgotha.
Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres,
un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Près de la croix de Jésus se tenait sa mère,
avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton Fils. »
Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela,
sachant que désormais toutes choses étaient accomplies,
et pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus leur dit :
« J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
« Tout est accompli. »
Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
E 24 QUI CHERCHES-TU, MARIE DE MAGDALA ?
Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (20,11-20)
Marie de Magdala était restée dehors, près du tombeau,
et elle pleurait.
Tout en pleurant, elle se penche vers le tombeau
et elle voit deux anges vêtus de blanc,
assis à l’endroit même où le corps de Jésus avait été déposé,
l’un à la tête et l’autre aux pieds.
« Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répondit : « On a enlevé mon Seigneur
et je ne sais pas où on l’a mis. »
Tout en parlant, elle se retourne
et elle voit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était lui.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?
Mais elle, croyant qu’elle avait affaire au gardien,
lui dit :
« Si c’est toi qui l’as enlevé,
dis-moi où tu l’as mis et j’irai le reprendre. »
Jésus lui dit : « Marie ».
Elle se retourna et lui dit : « Rabbouni »,
ce qui signifie maître dans la langue des Juifs.
Jésus lui dit : « Ne me retiens pas !
car je ne suis pas encore monté vers mon Père.
Va plutôt trouver mes frères
et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie de Magdala s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur,
et voilà ce qu’il m’a dit. »
—————————————–fin de la lecture brève————————————-
Le soir de ce même jour
qui était le premier soir de la semaine,
alors que par crainte des Juifs,
les portes de la maison où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées,
Jésus vient,
et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit : « La paix soit avec vous. »
Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent tout remplis de joie
en voyant le Seigneur,
