TEXTES POUR UN DECES BRUTAL (ACCIDENT etc…)

…Des exemples d’intentions de prière (à faire lire par des proches) :

-Parrain, tu es parti pour un autre pays,
près de Jésus et de Marie…
Nous sommes tristes que tu n’es plus avec nous,
Mais je sais que tu nous aimais, et que tu nous aimeras toujours.
Nous aussi, nous t’aimons.
Prie pour nous.

-Pour que près de Dieu, N. soit dans la lumière et dans la paix,
Et que de là-haut il nous réconforte
Et nous donne la force de continuer à vivre
Seigneur nous te prions.

-Seigneur, nous ne te demandons pas pourquoi N. nous a quittés
mais nous te remercions de nous l’avoir donné.
Nous te remercions pour l’amour et l’amitié qui émanaient de lui.
Qu’il nous aide à mieux nous aimer nous-mêmes
et à accepter dans nos vies ce que nous ne pouvons pas changer.
Seigneur nous te prions.

-Pour la famille de N.
pour tous ses amis qui sont aujourd’hui dans la peine,
pour ceux qui souffrent et sont découragés,
pour tous les parents qui dans notre localité ou ailleurs ont perdu un enfant,
pour le jeunes qui parfois doivent porter de lourds fardeaux :
afin que nous sachions apporter de l’amour à chacun
en respectant ce qu’ils sont
et réconforter ceux qui n’en peuvent plus,
Seigneur nous te prions.

DES TEXTES DE MEDITATION

Tu t’en vas… (pour un agriculteur)

Tu n’as pas attendu que soient tournées les pages que nous voulions écrire ensemble ; tu t’en vas, et tu n’as pas attendu le temps de la moisson, le temps de récolter ce qu’ensemble nous avions semé.

Tu t’en vas et tu n’as pas attendu que nous ayons grandi, mûri avec toi. Tu t’en vas et tu n’as pas attendu que nous prenions le temps de nous réconcilier avec la vie, avec ceux qui nous ont blessés.

Tu t’en vas et tu laisses un grand vide derrière toi. Une friche dans nos cœurs, une terre que la douleur a labourée.

Pourtant, j’espère que Dieu t’attend, j’espère qu’Il fera mûrir les semences déposées en terre, les projets encore en devenir et les amitiés qui n’avaient pas fini de fleurir. J’espère qu’on se reverra…

Sache que l’empreinte de ton passage restera gravée dans nos cœurs comme la promesse d’un printemps éternel.


Il est urgent de vivre

Puisse la mort des autres nous faire davantage prendre conscience que chaque jour passé en vie et en bonne santé est un cadeau pour nous et pour ceux que nous aimons. Embrassez vos parents, vos frères, vos sœurs, vos conjoints, vos grand-parents, vos amis… : serrez les fort contre vous car demain vous ne savez pas de quoi il sera fait, et conduisez-vous chaque jour en pensant à cela de temps à autres, cela vous donnera une vie plus remplie, tournée vers les autres, plus vraie.

L’inacceptable

(Les dix commandements, comédie musicale)

On peut se dire que l’irrémédiable
Avec le temps peut réunir l’oubli
Avec l’amour pour vous retenir

Juste laisser un peu d’espérance
A peine murmuré sous un silence

Mais il y a l’inacceptable
Qui vient tout bousculer
Une erreur de là-haut
Qu’on a pas demandée

Mais il y a l’inacceptable
En plein vol, foudroyé
Et qui vient tout reprendre
Tout ce qu’on vous a donné

Et vous laisse comme une impression
Une impression d’inachevé

On peut se dire que l’inconcevable
Peut arriver un jour sans faire de bruit
Tout bouleverser … Sans vous prévenir

Même s’y attendre parce que quoi qu’on fasse
On sait le mur
Au bout de l’impasse

Mais il y a L’inacceptable
Qui vient tout bousculer
Une erreur de là-haut
Qu’on a pas demandée

Mais il y a l’inacceptable
En plein vol, foudroyé
Et qui vient tout reprendre
Tout ce qu’on vous a donné

Et vous laisse
Comme une injustice
Une injustice inacceptable
Mais il y a l’inacceptable
En plein vol, foudroyé
Et qui vient tout reprendre
Tout ce qu’on vous a donné

Et vous laisse
Comme une impression…
Une impression d’inachevé.. D’inachevé… D’inachevé…

Tu peux pleurer son départ ou…     

Tu peux pleurer son départ
Ou tu peux sourire parce qu’elle a vécu
Tu peux fermer les yeux et prier pour qu’elle revienne
Ou ouvrir les yeux et voir qu’elle est partie
Ton cœur peut être vide de ne plus la voir
Ou il peut être rempli de l’amour qu’elle a partagé
Tu peux tourner le dos à demain et vivre le passé
Ou tu peux être heureux pour demain à cause du passé
Tu peux te souvenir d’elle et seulement qu’elle n’est plus
Ou tu peux chérir sa mémoire et la laisser vivre
Tu peux pleurer et te renfermer, être vide et tourner le dos
Ou tu peux faire ce qu’elle aurait voulu, sourire, ouvrir les yeux, aimer et aller de l’avant.

Auteur anonyme

Pourquoi la mort? (Martin GRAY, « le Livre de la Vie »)

« La mort de ceux qu’on aime, cela nous semble toujours injuste. Un arbre est déraciné sous lequel on aimait vivre, un arbre est abattu qui aurait encore pu donner du fruit.

On sort du cercle de la mort par l’action, par la vie. Il faut vouloir survivre à la mort. Il faut construire par l’action, par la pensée, des barrages contre le désespoir. La mort des êtres chers, c’est un cyclone qui vous aspire, où l’on peut se laisser entraîner, où l’on peut se laisser noyer. Il faut vouloir s’éloigner du cyclone. Il faut vouloir survivre. Croire, c’est vouloir vivre. Vivre jusqu’au bout malgré la mort. Croire, c’est croire en la Vie. Et donner la vie, c’est combattre la mort. Car la vie doit chasser la mort.

A chaque printemps, l’arbre refleurit. Et l’automne alors, et l’hiver, ne sont plus que des saisons parmi d’autres. Il faut que l’homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie. Il ne faut pas forcer le cours des choses naturelles. Il est un temps pour la souffrance et un autre pour la guérison.

Etre fidèle à ceux qui sont morts, ce n’est pas s’enfermer dans sa douleur. Il faut continuer de creuser son sillon: droit et profond. Comme ils l’auraient fait eux-mêmes. Comme on l’aurait fait avec eux. Pour eux. Etre fidèle à ceux qui sont morts, c’est vivre comme ils auraient vécu. Et les faire vivre en nous. Et transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres. A un fils, à un frère, ou à des inconnus, aux autres quels qu’ils soient. Et la vie tronquée des disparus alors germera sans fin.

En soi, seulement en soi et par soi, on peut décider de vaincre le désespoir de la mort. Puis il faut se tourner vers les autres. Vers la vie innombrable. Un arbre survit seulement par ses racines. Mais sans le soleil, il dépérit. Les autres sont notre soleil. La mort ne peut être vaincue que par notre fraternité avec les autres. La vie dans l’univers ne cesse pas: elle est éternelle. Et la mort n’est que la fin d’une forme de vie qui renaît ailleurs… »

Hier, aujourd’hui, demain

Nous avions ensemble fait tant de choses.
Et voilà que maintenant tu nous quittes.
Nous avons mangé, bu avec toi, nous avons partagé les soucis et les travaux quotidiens.
Avec toi, nous avons partagé tant de projets et tant d’espoirs.
Il y a tant de choses encore que nous aurions voulu faire ensemble.
Mais cela semble s’arrêter aujourd’hui et ce n’est plus ensemble que nous allons réaliser ce que tu espérais.
Nous voudrions nous souvenir de toi, continuer de travailler à tout ce que tu attendais, à tout ce que tu espérais.
Comme un mur, la mort nous sépare, de toi, comme le souffle du vent qui balaie les obstacles,
notre amitié, notre affection et notre espérance s’en iront te rejoindre là où désormais tu nous attends près de Dieu.

Scouarnec-Claudel

L’arbre et la graine

Quelqu’un meurt,
et c’est comme des pas
qui s’arrêtent …
Mais si c’était pour un nouveau départ
pour un nouveau voyage?

Quelqu’un meurt,
et c’est comme une porte
qui claque ….
Mais si c’était un passage
s’ouvrant sur d’autres paysages?

Quelqu’un meurt,
et c’est comme un arbre
qui tombe …
Mais si c’était une graine
germant dans une terre nouvelle?

Quelqu’un meurt,
et c’est comme un silence
qui hurle …
Mais s’il nous aidait à entendre
la fragile musique de la vie?

Benoît Marchon

À ceux que j’aime

Auteur : Charlotte Néwashish-Flamand

À ceux que j’aime et ceux qui m’aiment
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi.
Laissez moi partir, j’ai tellement de choses à faire et à voir.

Ne pleurez pas en pensant à moi,
soyez reconnaissants pour les belles années,
je vous ai donné mon amitié,
vous pouvez seulement deviner le bonheur
que vous m’avez apporté.

Je vous remercie de l’Amour
que chacun m’a démontré,
maintenant il est temps de voyager seul.
Pour un court moment, vous pouvez avoir de la peine.
La Foi vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelques temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
je ne suis pas loin et la Vie continue…

Si vous en avez de besoin,
appelez-moi et je viendrai.
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Et si vous écoutez votre cœur,
vous éprouverez clairement la douceur
de l’amour que j’apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,
je ne suis pas là, je ne dors pas.
Je suis les mille vents qui soufflent.
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé. Je suis la douce pluie d’automne.
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin.
Je suis celui qui brille dans la nuit.
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

Pas encore

Pardon si mon œil reste sec
Je ne peux pleurer aujourd’hui
ou pas comme ça, ou pas encore

Il paraît que tu es mort
Pour moi cela ne veut rien dire
ou pas comme ça, ou pas encore

Je le sais sans le savoir
mais tu n’es pas parti c’est sûr
puisque nous devons nous revoir

Pardon si je ne peux rien faire
si je continue à tenir
à me distraire et à te taire

Et si je ne dis plus ton nom
surtout pas avec ce mot : mort
ou pas comme ça, ou pas encore

Ne me touche pas, ne me dis rien
si un pleur tombe à ma paupière
je mourrai noyé de chagrin

Un jour il faudra bien le croire
je ne sais par où commencer
où mettre cela dans mon cœur

Pardon si mon œil reste sec
je ne peux pleurer aujourd’hui
ou pas comme ça, ou pas encore

Florence Plissart – Mots pour ceux qui partent

  

Pour un nouveau voyage


Sur le chemin de ce qu’on appelle la vie,
Se croisent et s’épousent à longueur de temps
Mort et vie, deuil et naissance
Trou noir et renaissance
Pleurs et rires, angoisse et paix
Vertige et assurance, fragilité et force,
Indifférence et tendresse,
Incertitude et convictions, tous les « à quoi bon ? »
et tous les « pourquoi pas ? »…
Ainsi va la vie aux cent couleurs de nuit et de soleil.
Dieu pèlerin embusqué
Dans notre aventure humaine
Tu es de tous les voyages
Tu es sur nos grand-routes et nos chemins de traverse.
Sur nos terres ensoleillées
Et dans nos bas-fonds obscures
Présent à toutes nos aurores et tous nos crépuscules
Reste avec nous quand il fait jour et quand il fait nuit.

Anonyme

Nous voudrions dire notre espérance

Nous voudrions dire notre espérance, mais les paroles se serrent dans notre gorge. Nous voudrions crier, mais aucun cri ne vient. Nous voudrions aimer, mais seul le poids de notre peine et le bruit de nos larmes témoignent que nous vivons encore.

Mais où es-tu Seigneur, et qui nous dit qu’avec nous Tu partages ce moment ? Rien n’est plus possible que l’espoir, que payer le prix de cette espérance. Je souhaite la paix. Cette paix doit prendre la place de la vie qui m’abandonne – je ne sais plus qu’espérer d’autre, je ne sais plus rien de l’avenir qui m’attend ni même s’il est un avenir.

Je désire quelqu’un sans connaître son nom : est-il ce que j’espère ?

Je ne sais, mais que la paix enfin illumine ma solitude.

Anonyme

Lecture de la première lettre de saint Jean

Frères,
parce que nous aimons nos frères,
nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie.
Celui qui n’aime pas reste dans la mort.
A ceci nous avons reconnu l’Amour :
c’est que Jésus a donné sa vie pour nous ;
et nous aussi,
nous devons donner notre vie pour nos frères.
Celui qui a de quoi vivre en ce monde,
s’il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir,
comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?
Mes enfants,
nous devons aimer :
non pas avec des paroles et des discours,
mais par des actes et en vérité.
En agissant ainsi,
nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité,
et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ;
notre cœur aurait beau nous accuser,
Dieu est plus grand que notre cœur,
et il connaît toutes choses.

Saint Jean

La voleuse


La mort est toujours une voleuse.
J’ai beau le savoir elle me surprendra toujours. Je peux en parler, la mettre dans des mots, la prononcer en discours, l’écrire en livres je n’en saurai jamais rien.
La mort surviendra toujours au moment que je n’attends pas.

Même si j’en connaissais l’heure et le jour, elle restera inattendue.
La mort ne peut que dérouter non parce qu’on n’y est jamais prêt mais parce que c’est sa vocation : elle dé-route… elle oblige à prendre une autre route, elle quitte la route des certitudes pour obliger à l’inconnu.

Les signes ont beau être annoncés jusqu’à en devenir évidents ma tête continue d’en refuser le deuil. Je cache la mort comme on cache sa faute ou comme on cache sa peur ou ses malheurs.
Si je la cache aussi à l’autre c’est sans doute pour mieux pouvoir me la cacher à moi-même. Je ne connais de ma mort que la mort de l’autre et la mort de l’autre commence par m’annoncer ma propre mort.

Je ressens comme une injure ceux qui devant la mort chantent  « magnificat » ou  « alléluia ». Il me semble qu’ils font les fiers devant la mort, il n’y a pas de conquérant devant la mort ! Au contraire, la mort est le ciel le plus profond de toute humilité. La mort est cette fragilité qui bien au-delà de ses conquêtes fait la vraie grandeur de l’homme. Ceux qui chantent ainsi à pleine joie devant la mort veulent dire qu’ils ont vaincu la mort, ils font seulement semblant de l’ignorer.

Seul Dieu a vaincu la mort.
La mort est un mystère, c’est le mystère même de l’homme et personne ne peut le lui voler, personne, pas même la religion, ni même la foi.

Quant à Dieu lui-même il a refusé de tricher avec la mort, il l’a faite sienne, il l’a épousée dans les larmes et le sang.

Jean Debruynne

Rien qu’un petit mot


Rien qu’un petit mot pour te dire que l’on ne t’oubliera pas,
que l’on se souvient toujours de tes cheveux blonds,
de tes yeux bleus, de ton sourire radieux.

Rien qu’un petit mot pour te demander de nous aider
à surmonter les rudes épreuves d’ici-bas.
Pour te supplier de nous envoyer, du plus profond de ta victoire,
ce petit morceau de bonheur, qui s’est perdu dans le labyrinthe de la colère.

Rien qu’un petit mot pour t’implorer d’effacer les fissures,
les injures, les obstacles, les incompréhensions.
Pour te rappeler que l’on compte sur toi,
que l’on a besoin de ta force, de ta foi,
enfin, rien qu’un petit mot pour t’affirmer que l’on t’aime
d’un amour si puissant que le plus grand palais,
que le plus pur rubis, n’est, en comparaison, qu’éphémère beauté.

Pierre Cocheteux

Poème Brésilien

Une nuit, j’ai eu un songe.

J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en
compagnie du Seigneur.

Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres,
toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque
scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable:
L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous
les jours de ma vie aient défilé devant moi.

Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait
qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait
exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur
et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé :  » Seigneur… tu m’as dit que tu
étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté
de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires
moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul
aux moments où j’avais le plus besoin de Toi.  »

Et le Seigneur répondit :  » Mon fils, tu m’es tellement
précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné,
pas même une seule minute !

Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le
sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien:
c’était moi qui te portais.  »

Le ciel est à moi

J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que se sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers
Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux !
J’étais sans vie et sans voix
L’âme pleine de « pourquoi »
Perdu dans les silences et dans le mots
Quelle est la raison des choses
Des galaxies et des roses ?
On le sait quand on sait
Que tout est beau
Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux !J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que se sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers !

Chanson du film « Le papillon bleu », interprétée par Marie-Hélène Thibert

L’adieu


J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

Guillaume Apollinaire