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CORRECTIF : La boîte de Pandore (Le Ploumtion n° 27)

Deux erreurs se sont glissées lors de la rédaction hâtive de l’article susnommé, merci de noter :

Au lieu de « on parle actuellement de 20.000 morts du côté iranien » [§ 6], il faut lire : « on parle actuellement d’environ 1.350 civils tués du côté iranien [selon l’agence France-Presse et Reuters, d’après les chiffres provisoires donnés par le Croissant Rouge iranien], auquels il faut ajouter les militaires visés directement par les frappes et dont le nombre pourrait être beaucoup plus élevé mais sur lequel les autorités iraniennes ne communiquent rien. »

Au lieu de « nous sommes le 8 mai«  [§ 10], il faut lire : « nous sommes le 8 mars (journée de la Femme) »

Retrouvez l’intégralité de l’article corrigé sur ce lien: https://paysdesaintremacle.be/2026/03/08/la-boite-de-pandore-le-ploumtion-n-27/

P.S. La première confusion vient peut-être d’une autre info (confirmée par plusieurs sources) selon laquelle la Russie embaucherait des africains, citoyens kénians en particulier mais aussi des ressortissants d’autres pays d’Afrique, soit-disant pour leur fournir un travail et une formation en Russie mais en réalité pour les envoyer combattre sur le front ukrainien ou, si ce sont des filles, comme main-d’oeuvre dans les usines de fabrication de drones et de munitions. Ces nouveaux esclaves ou chair à canon ainsi trompés par des recruteurs seraient actuellement déjà au nombre de 20.000. Le gouvernement kénian a introduit par son ambassade une réclamation pour qu’on rapatrie ses ressortissants…

La boîte de Pandore (Le Ploumtion n° 27)

Peux-je en ce beau début de mars lancer encore un « message du Ploumtion » à connotation politique ? Le Concile Vatican II a dit que « il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho » dans le cœur des chrétiens. Cette affirmation, issue de l’esprit du Concile Vatican II et reflétée notamment dans la constitution Gaudium et Spes, souligne l’engagement de l’Église à être présente dans le monde moderne. Elle signifie que tout ce qui touche à la dignité, à la souffrance et à la destinée humaine est l’affaire des chrétiens.

Donc, je persiste à m’élever contre une guerre – une nouvelle! – qui n’a aucune légitimité et qui fait déjà des milliers de morts. Je parle de celle qui a lieu actuellement en Iran et au Liban, entraînant possiblement d’autres pays du Golfe – qui n’ont rien demandé – dans une spirale mortifère de peur et de crise.

Cette guerre n’a pas de légitimité parce qu’elle a été initiée sans aucun mandat, ni du Congrès américain ni des Nations-Unies, à la seule volonté de Trump qui se comporte toujours davantage en autocrate tout-puissant, et celle de son « partenaire » israélien Netanyahou lequel après Gaza se lance dans une autre fuite en avant qui lui évite de perdre son poste et d’être traîné en justice. Triste faillite du droit international, et davantage encore de l’entièreté de la communauté internationale qui semble tétanisée et plus que jamais impuissante (ou indolente) devant les actes criminels des « maîtres de guerre ».

Comprenez-moi bien : je n’ai absolument aucune sympathie pour le régime des mollahs iraniens, une clique qui n’hésite pas à massacrer son propre peuple pour se maintenir au pouvoir, et les « Gardiens de la Révolution », cette milice islamiste fanatisée qui a autant de sang sur les mains que la Gestapo. Personne ne regrettera la chute de ce régime monstrueux (à part ses alliés du Hezbollah libanais) ; mais il y a la manière !! Des bombardements massifs sans déploiement au sol et surtout sans négociation n’ont jamais suffi à faire tomber une dictature, au contraire, souvent ils contribuent à resserrer la population et même les opposants autour des dirigeants dans un élan de patriotisme.

D’ailleurs, il n’est pas certain que le régime s’écroulera si vite, la bête n’est pas morte et même si les infrastructures militaires iraniennes, fabriques de drones ou de missiles sont bien touchées, il est presque certain que le régime va s’enfermer dans une logique jusqu’au-boutiste par défi et parce qu’il n’a pas d’autre choix pour « sauver son honneur » ou la face – un sentiment très fort dans la mentalité orientale que les américains sous-estiment certainement. L’Iran, mis en demeure de capituler sans conditions et sans négociations, n’aura pas d’autre choix que de se battre jusqu’au bout en entraînant le pays tout entier et la population civile dans un désastre complet – une pratique semblable à celle de la « terre brûlée ».

Cet enchaînement suicidaire risque malheureusement de devenir réalité, les américains l’apprendront à leurs dépens. La guerre, qui se voulait « opération éclair » comme au Vénézuéla, aura et a déjà un coût humain qui ne peut que s’amplifier davantage au fur et à mesure qu’elle se prolonge : on parle actuellement d’environ 1.350 civils tués du côté iranien [selon l’agence France-Presse et Reuters, d’après les chiffres provisoires donnés par le Croissant Rouge iranien], auquels il faut ajouter les militaires visés directement par les frappes et dont le nombre pourrait être beaucoup plus élevé mais sur lequel les autorités iraniennes ne communiquent rien, contre …6 soldats américains tués sur une de leurs bases par une attaque iranienne au Koweit. Réaction de Trump : « Nous allons venger les courageux et formidables soldats qui ont donné leur vie pour l’Amérique » – en fait, des réservistes affectés à une unité de soutien, pas du tout de combat. Ce terme de vengeance utilisé par Trump a fait sursauter pas mal de connaisseurs du milieu militaire de ce côté de l’Atlantique, qui expliquent qu’on enseigne les futurs soldats à agir « sans passion et sans haine », en se concentrant sur la mission. (N.B. Enseigner aux soldats à se battre sans haine est un principe fondamental de l’éthique militaire professionnelle et du droit de la guerre, visant à transformer le combat en un acte technique et discipliné plutôt qu’en une décharge émotionnelle.) Encore un tabou qui saute !

Combien de morts et de victimes collatérales faudra-t-il encore pour que Trump et son acolyte Netanyahou se rendent compte qu’ils ont mis le feu à une poudrière ? Car après la guerre, il y a… la guerre ! Celle-ci ne s’éteindra pas après un cessez-le-feu obtenu par la force, car les semences de haine et de vengeance vont se propager partout, provoquant actions de guérilla, déstabilisation régionale et attentats dans le monde entier (partout où il y a des symboles américains). N’oublions pas que ‘Daesh’ est né des suites de la guerre en Irak !

L’attitude de Trump est d’autant plus cynique que, après avoir promis au peuple iranien qui manifestait contre le régime de venir à son secours, il déclare maintenant que son objectif est non pas de délivrer les iraniens du régime islamiste, mais qu’il souhaite seulement pouvoir nommer lui-même le successeur du guide suprême Khamenei qu’il a fait abattre – successeur à sa botte évidemment, comme au Vénézuéla. Une gifle pour tous ceux qui espéraient voir disparaître le régime ! Comme quoi Trump s’en fout de maintenir des corrompus ou des dictateurs au pouvoir, du moment qu’il peut mettre la main sur les ressources des pays et dicter sa loi à ces marionnettes.

Donc, nous voici une nouvelle fois en guerre (je dis « nous » car le monde est un village). Mais ça ne semble pas choquer grand-monde de ce côté-ci du monde : La vie semble continuer comme si de rien n’était, on fait ses courses, son sport, ses émissions de loisirs ; on s’inquiète seulement d’une augmentation du prix de l’essence et des répercussions sur l’économie mondiale et in fine sur son propre portefeuille… Les curés prêchent toujours l’amour de Dieu et du ‘prochain’ (mais l’Iran c’est loin) sans faire aucune allusion au conflit en cours qui concerne quand même des frères et des sœurs en humanité – et même des chrétiens, car il y a des communautés chrétiennes minoritaires très anciennes en Iran (arméniennes, assyriennes et chaldéennes -catholiques) et au Liban (maronites). Les médias belges dans leurs journaux télévisés ou radiodiffusés parlent bien de la guerre, mais d’une façon assez détachée, insistant surtout sur les malheureux touristes ou résidents belges à Dubaï ou dans d’autres pays du Moyen-Orient qu’on rapatrie à grand-peine et que des journalistes « de terrain » interviewent à qui mieux mieux pour leur faire exprimer leur ressenti et leur contrariété (je compatis). L’autre sujet concerne évidemment les répercussions économiques du conflit, le risque de manque d’approvisionnement en gaz dû au blocage du détroit d’Ormuz… Qui s’intéresse aux morts ?

Et au peuple iranien ? J’ai connu des iraniens, j’en ai d’ailleurs baptisé – toute une famille qui a choisi de devenir officiellement chrétienne. La fierté, le courage et la dignité de ces gens est extraordinaire ; à côté d’eux, je me suis parfois demandé qui étaient vraiment un peuple civilisé : nous ou eux ? – Je penchais pour la deuxième option. Car franchement, nous sommes un peuple avachi dans son confort et qui a oublié peut-être les luttes qu’il a dû entreprendre pour sa liberté et sa dignité, celle d’une nation qui a résisté à la dictature nazie, celle des femmes (nous sommes le 8 mars « journée de la Femme »), celle des travailleurs et du prolétariat, celle des enfants et du droit à l’éducation, celle des personnes différentes et du respect des genres quels qu’ils soient… Combats qui ne sont pas terminés, certes, et certainement pas non plus en Iran et en Orient, mais serons-nous aussi aux côtés de ces gens, les iraniens, qui ne sont pas moins intelligents et humains que nous, une nation cultivée qui produit le plus d’ingénieurs au monde entier et des sommets de littérature et d’art extraordinaire – et où les femmes et les jeunes rêvent de s’affranchir des diktats d’une théocratie ultraconservatrice ?  

L’Iran et sa nation – comme la Palestine du reste, et le Liban… – mérite qu’on s’intéresse plus à lui que comme un « fait divers » lointain, ou un « problème » que nos amis américains et israélien vont résoudre ‘gentiment’ à notre place. Si les chancelleries européennes et nos élus ne bougent pas, c’est à nous de manifester pour dénoncer ce qui est injuste, et réclamer une autre solution que les tapis de bombes. Si nous belges, européens, continuons de craindre le président fou mégalomane Trump et ses rétorsions, nous le paierons un jour beaucoup plus cher, et nous aurons perdu notre dignité.

«La stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces réciproques ni avec des armes, qui sèment la destruction, la souffrance et la mort, mais seulement par un dialogue raisonnable, sincère et responsable».  

«Face à la possibilité d’une tragédie d’ampleur énorme, j’exhorte les parties impliquées à assumer la responsabilité morale de stopper cette spirale de la violence avant qu’elle n’entraîne une fracture irréparable».

Pape Léon XIV, lors de l’Angélus place Saint-Pierre à Rome, le 1 mars 2026

NEWSLETTER DU « PAYS DE SAINT REMACLE » STAVELOT-MALMEDY – invitations carême 2026

EDITO : Le carême et le fromage

Vous est-il déjà arrivé, comme à moi, de « louper » un carême ? De vous retrouver à Pâques au même point de départ que le mercredi des cendres, c’est-à-dire plein de bonnes intentions, mais sans grand changement dans votre vie ?

Quelle est la raison de cette amnésie – de cette défaite sans combat ? 

Je crois avoir trouvé la raison.  

Une fable de La Fontaine la décrit parfaitement ; je l’ai juste un petit peu adaptée pour qu’elle colle à l’évangile de ce dimanche, celui des Tentations de Jésus au désert :

Vous êtes prêts ? Je commence :

Or donc, le mercredi des cendres, tel un certain corbeau, nous perchons sur notre arbre du carême, tenant en notre bec le beau fromage de nos résolutions bien fraîches. Et le diable (le renard) par l’odeur alléché, nous tient à peu près ce langage:

– « Mais, bonjour! Que tu es bien, quel beau chrétien tu fais! Comme Dieu doit être content de toi : pratiquant du dimanche, fidèle en amour, soigneux au travail, honnête en affaires, soucieux du prochain. Sans mentir, sans mentir, Si tous les chrétiens étaient comme toi, l’Eglise irait franchement mieux qu’elle ne va actuellement. Mais… que vois-je là que tu tiens en bouche : une liste de résolutions de carême? Prière, jeûne, aumône… Quoi ! Tu ne crois quand même pas que ces résolutions soient faites pour toi? Un bon chrétien comme toi! »

– « Prier plus? Comme si tu ne priais déjà pas assez… Ce n ‘est pas à un type comme toi que l’Eglise adresse cette exhortation. Elle vise ceux qui ne prient jamais. Laisse tomber (ton fromage)! »

– « Jeûner? Comme Si tu allais au restaurant tous les jours ou comme si tu ne vivais que pour manger… Et puis, fais attention à ton boulot : n’arrive pas avec des jambes de coton et des maux de tête. Cette exhortation ne vise que les bons vivants, les rentiers. Laisse tomber (ton fromage)! »

– « Faire l’aumône? Tout d’abord, c’est du paternalisme. Et même s’ils ont inventé le mot « partage », c’est encore pour créer des « assistés ». Quoi? Avec ce que tu gagnes par mois, ce serait encore toi qui devrais partager, alors que ceux qui ont les moyens restent assis sur leurs bons de caisse! Sois bon, mais pas bonasse. Laisse tomber (ton fromage) ! »

…… Ce langage, le diable ne nous le tient pas le soir du mercredi des cendres : nous trouverions la feinte un peu grosse, et nous aurions la puce à l’oreille. Il ne nous tient pas ce langage, même pas les dix premiers jours du Carême : nous sommes encore tellement contents de nos performances!

C’est vers le onzième jour que le renard approche de l’arbre, au moment où nous sommes mûrs comme un camembert qui s’abandonne, au moment où nos résolutions de prière, de jeûne et d’aumône commencent à nous peser. C’est la faille que le diable attendait patiemment pour s’y insinuer: « laisse tomber! »

On connaît la suite : le corbeau, à ces mots, ne se sent plus de joie. Il ouvre un large bec, laissant tomber sa proie.

Et voilà ! C’est cuit pour cette année ! Les textes de la liturgie, les homélies de mon curé ou des diacres, les campagnes de solidarité : tout cela tombe à l’eau… On n’est assurément pas fier de soi. Et, tel le corbeau de la fable, on jure, mais un peu tard, qu’on ne nous y prendra plus.

Pour le corbeau, sa résolution vint effectivement trop tard, car il perdit le seul fromage qu’il possédait. Heureusement, nous sommes plus chanceux que le corbeau, car nous avons des fromages de réserve : en effet, l’Eglise, chaque année, nous offre un nouveau carême, une nouvelle chance. A nous de ne pas la laisser tomber dans la gueule du renard. Disons : dans la gueule du diable !

Et pour cela, il faut être conscient de l’enjeu. Cet enjeu, c’est de retrouver notre liberté intérieure, celle qu’avaient perdu nos premiers parents symboliques dans le récit de la Genèse. Pas facile! aujourd’hui dans notre société, la tentation est partout, elle en est même le moteur.  Et elle se camoufle si bien, les suggestions du renard sont partout, dans les pubs, sur les réseaux sociaux, tout ce qui nous invite à nous comparer aux autres, à nous prendre pour de petits dieux… « Vous le valez bien! » Et tous les corbeaux chantent en choeur : « Crôa, crôa, crôa ! » 

Comment allons-nous donc essayer d’éviter cette année l’amnésie, et démasquer les astuces  du renard qui tourne déjà autour de nous ?… 

Chacun son truc, mais je vous invite si je puis me permettre à tenir un petit carnet dans lequel vous inscrirez en première page : « Jésus je t’aime », ou « Merci Dieu qui me libères » ; 

– Et sur la deuxième page, les renards qui vous collent le plus aux basques : l’orgueil, la colère, la rancune, la jalousie, la paresse spirituelle, le manque d’empathie, le « moi je », etc, je ne vais pas vous faire toute la liste, vous les connaissez comme moi. 

– Chaque soir ou chaque semaine, vous faites un petit bilan : Est-ce que j’ai gardé mon fromage? L’ai-je lâché trop vite? Comment me suis-je fait rouler? – et les victoires avec l’aide du Seigneur.  

– Le dimanche, au cours de la messe, vous présenterez mentalement votre carnet au Seigneur – sans vous vanter mais en demandant son aide, et avec la Communauté qui célèbre l’Eucharistie, vous poserez des gestes qui vous engagent (comme par exemple la collecte du Carême de Partage) et qui vous préparent à proclamer notre foi baptismale au cours de la Veillée pascale. 

– N’hésitez pas non plus à vous réconcilier durant le Carême, en demandant le sacrement de pénitence : rien de tel pour faire fuir les renards ! 

=> Ainsi, la Source baptismale pourra à nouveau couler librement et faire chanter nos cœurs tournés vers la Lumière de Vie, la Résurrection, et nous pourrons participer pleinement à la joie des nouveaux baptisés de Pâques.

Tenons donc fermement notre fromage dans notre bec jusqu’au jour de Pâques (et au-delà!), où nous pourrons rire au nez et à la barbe du renard.  Bon Carême ! 

Bulletin paroissial

Invitations :

La Scène Malmedy

Le 30 mars 2024, soyez prêts pour l’incontournable : Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus – Mise à jour 2.0 ! 💫

Un show unique, mêlant rires et réflexions sur l’égalité hommes-femmes 🚻

Paul Dewandre vous fera voyager dans les méandres des logiques masculines et féminines, et vous vous exclamerez : « Ah, si j’avais compris tout cela plus tôt ! » 😅

Soyez au rendez-vous pour une soirée inoubliable qui a déjà séduit plus de deux millions de spectateurs 🤩

Réservez vos places dès à présent ⤵
💻https://www.lascenemalmedy.be
📩info@lascenemalmedy.be
☎ +32 (0)80 87 01 16

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Spiritualité

Partage :

Carême de partage

Haïti : résister, c’est faire vivre la solidarité.

En cette période bousculée par les guerres et les crises, le chemin de conversion du Carême s’offre à toutes les personnes qui le veulent comme un temps pour se mettre encore plus singulièrement à l’écoute de l’Esprit de Dieu – esprit de vie et de justice – et pour s’ouvrir avec le regard de la foi aux plus vulnérables de la grande famille humaine. Ce Carême nous invite à porter tout particulièrement notre attention sur Haïti où, aujourd’hui, 4,9 millions d’Haïtiennes et d’Haïtiens ont du mal à se nourrir. Huit personnes sur dix réduisent le nombre de leurs repas pour survivre. Les paysans et paysannes doivent réduire les surfaces cultivées : les semences et engrais coûtent trop cher, entraînant une spirale de la faim… POUR DECOUVRIR LES PROJETS D’ENTRAIDE & FRATERNITE à HAÏTI, CLIQUEZ SUR CE LIEN : BROCHURE HAÏTI ; ou encore regardez la VIDEO publiée sur YouTube (CLIQUEZ ICI)

Votre don de Carême sera reçu avec reconnaissance sur le compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité (communication : 7366), en ligne sur www.entraide.be ou encore via les réseaux sociaux de l’ONG (Facebook et Instagram). Une attestation fiscale est délivrée pour les dons à partir de 40 € par an. En paroisse, les collectes spéciales « Carême de Partage » auront lieu les week-ends des 14-15 mars et 28-29 mars. Bon et fécond Carême à toutes et à tous.

POURQUOI LA TRANSITION ECOLOGIQUE N’AVANCE-T-ELLE PAS ? QU’EST-CE QUI LA FREINE ?

Entretien avec François Gemenne -un liégeois- spécialiste de la geopolitique du climat. Cliquez ICI !

NEWSLETTRE DE L’UNITE PASTORALE « PAYS DE SAINT REMACLE » STAVELOT-FRANCORCHAMPS – février mars 2026

Mercredi 18 février : entrée en Carême

18h00           imposition des cendres à Stavelot

19h30           imposition des cendres à Francorchamps

À quoi bon le carême ? Voilà une question qu’il serait bon de se poser, n’est-ce pas ? Si d’aventure vous ne vous l’êtes pas déjà posée un jour… Et si vous ne faites pas partie de ces gens qui ne se posent jamais de questions.

À quoi bon le carême :

Les résolutions ? Mon Dieu, est-ce que je peux compter celles que j’ai déjà tenues, les compter sur les doigt d’une main ? Tôt ou tard, on finit par les oublier…

La conversion ? Quand je vois ce qui se passe dans le monde, la guerre en Ukraine, à Gaza, au Soudan… et l’arrogance de certains « maîtres du monde », la course au profit, l’indifférence de ceux qui veulent toujours plus de plaisir, de confort… j’ai l’impression que ce n’est pas moi mais plutôt eux qui ont besoin de conversion !

Je ne suis quand même pas un si mauvais chrétien que cela…

Alors, à quoi bon le carême ?

Est-ce juste un rite, une habitude qu’on renouvelle chaque année parce que c’est comme cela ? Pour donner une certaine couleur au temps qui passe… 

Et si le carême nous était donné pour choisir la vie ?…………..

Il y a un chemin qui conduit à la vie et un chemin qui conduit à la mort, et il s’agit donc de prendre le bon chemin : « Choisis la vie ! » (cf Dt 30,20)

Dans le livre de la Genèse, l’arbre qui est au milieu du jardin, c’est l’arbre de Vie : une façon symbolique à la Bible de nous dire que le projet de Dieu est tout entier orienté depuis les origines de la création vers la vie et vers la Vie de Dieu. Dieu nous crée vivants pour nous partager sa vie divine.

Or, les forces de mort sont à l’œuvre elles aussi, en nous et autour de nous. Nous ne le savons que trop bien ! Tant de choses nous tirent vers le bas.

À chaque moment de notre vie, que nous le sachions ou pas, chaque fois que nous prenons une décision, que nous posons un geste ou une parole, nous faisons un pas dans une ou dans l’autre direction. Nous entrons dans une logique de vie ou de mort, qui se cristallise en nous petit à petit.  

Et c’est finalement tout l’enjeu du carême de nous retrouver face à ces deux chemins et à reposer un choix fondamental : Oui, je choisis la Vie ! C’est la question qui nous sera posée dans la nuit de Pâques à laquelle tout ce carême nous prépare avec les catéchumènes. Et bien, à ce grand moment ou liturgiquement nous sera demandé si nous renonçons au chemin qui conduit à la mort, le chemin du péché, Satan qui est l’auteur du péché, et si nous choisissons le chemin de la vie, de la Vie éternelle dont la porte d’entrée est la foi : « Crois-tu en Dieu ? » « Oui, je crois ! – et je crois qu’il m’ouvre et qu’il m’offre sa Vie. »

Alors, si vous êtes d’accord d’emprunter ce chemin, voici les outils – ou panneaux indicateurs, qui nous accompagnent chaque année aussi afin d’exercer notre cœur, notre sentiment, notre volonté : afin que notre choix de la vie soit vraiment un choix. Choisir Dieu ne se fait pas à la légère, il faut y mettre le prix. Et c’est aussi pour cela qu’on le vit ce carême en communauté, en Eglise, pour s’encourager les uns les autres : « C’est par là ! C’est la bonne direction ! »

Ces outils : le jeûne, la prière, le partage. Rien de bien neuf n’est-ce pas ; mais derrière ces mots qui sont appelés à devenir des attitudes de vie, c’est toute une entreprise de libération, une grâce de liberté qui nous permettra de mieux aimer, de mieux croire, de mieux nous donner. À condition bien sûr de le vivre pour le Seigneur et avec Lui, dans le secret. C’est dans le secret et l’obscurité de la terre où est déposée la graine que peuvent se vivre les plus belles germinations !

J’ajouterais peut-être aussi un quatrième outil : le silence. « Ferme la porte de ta chambre et fais SILENCE.» Silence pour mieux rencontrer notre Dieu, silence pour mieux nous écouter entre nous. Voilà un quatrième pilier précieux pour laisser Dieu faire son travail, mais si difficile à atteindre dans le bruit de nos vies. Faisons donc du Silence un élément constitutif de notre carême. Du coup, voilà, je vais me taire !

Bon carême. Choisis donc la Vie !

Le Ploumtion

Carême de partage

Haïti : résister, c’est faire vivre la solidarité.

En cette période bousculée par les guerres et les crises, le chemin de conversion du Carême s’offre à toutes les personnes qui le veulent comme un temps pour se mettre encore plus singulièrement à l’écoute de l’Esprit de Dieu – esprit de vie et de justice – et pour s’ouvrir avec le regard de la foi aux plus vulnérables de la grande famille humaine. Ce Carême nous invite à porter tout particulièrement notre attention sur Haïti où, aujourd’hui, 4,9 millions d’Haïtiennes et d’Haïtiens ont du mal à se nourrir. Huit personnes sur dix réduisent le nombre de leurs repas pour survivre. Les paysans et paysannes doivent réduire les surfaces cultivées : les semences et engrais coûtent trop cher, entraînant une spirale de la faim… POUR DECOUVRIR LES PROJETS D’ENTRAIDE & FRATERNITE à HAÏTI, CLIQUEZ SUR CE LIEN : BROCHURE HAÏTI ; ou encore regardez la VIDEO publiée sur YouTube (CLIQUEZ ICI)

Votre don de Carême sera reçu avec reconnaissance sur le compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité (communication : 7366), en ligne sur www.entraide.be ou encore via les réseaux sociaux de l’ONG (Facebook et Instagram). Une attestation fiscale est délivrée pour les dons à partir de 40 € par an. En paroisse, les collectes spéciales « Carême de Partage » auront lieu les week-ends des 14-15 mars et 28-29 mars. Bon et fécond Carême à toutes et à tous.

POURQUOI LA TRANSITION ECOLOGIQUE N’AVANCE-T-ELLE PAS ? QU’EST-CE QUI LA FREINE ?

Entretien avec François Gemenne -un liégeois- spécialiste de la geopolitique du climat. Cliquez ICI !

Les réseaux sociaux : faut-il les interdire aux enfants ? Comment vivre avec sans en devenir esclaves ? Une réflexion du Ploumtion (n° 25)

N’ayant perso aucun compte Instagram, Snapchat, TikTok,… mais juste un Facebook pour pouvoir accéder à certaines infos (difficile d’y échapper), je suis mal placé, je l’avoue, pour traiter du sujet qui retient aujourd’hui notre attention : « Faut-il ou non interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes ? »

N’empêche que le sujet est sur la table. L’adoption cette semaine par la France, après l’Australie et possiblement avant d’autres pays, d’une loi interdisant l’accès aux dits réseaux par les enfants de moins de 15 ans, cette adoption fait beaucoup de vagues. Moi qui suis de la ‘vieille génération’, je ne suis donc évidemment pas touché par cette interdiction et je n’en souffre aucunement vu mon peu de pratique – et ma méfiance – pour ce moyen de communication qui est devenu en quelques années incontournable pour toute une tranche de la population mondiale, et en tout cas de la plus jeune.

Mais qu’en est-il ? Y a-t-il réellement une dépendance vis-à-vis de ces médias, et un risque pour la santé mentale des plus jeunes ?

D’abord, l’addiction aux réseaux sociaux n’est pas qu’une impression. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ un adolescent sur dix présente des signes cliniques de dépendance. C’est à partir de 2001 que des sites web de réseautage social en ligne ont commencé à apparaître. MSN Messenger fut le premier réseau social à marquer le début d’une nouvelle ère du tchat numérique sur Internet, notamment chez les jeunes et les adolescents. C’est avec l’essor de Facebook, créé en 2004 et devenant public en 2006, que les termes de « médias sociaux » sont couramment utilisés. L’utilisation de ceux-ci connait une importante augmentation dans les années qui suivent : aujourd’hui, il en existe plus de 200 dans le monde. Ainsi, dès la fin des années 2000, ils sont largement entrés dans les mœurs ; les plus connus chez nous sont TikTok, Insta, Snapchat et encore un peu Facebook dont le public a fort vieilli et est déserté par les plus jeunes, davantage attirés par TikTok entre autres (produit par la Chine).

Le principe est simple : à partir d’une identité et d’un compte anonyme avec pseudo ou avatar, il est désormais possible de faire partie d’une ‘communauté’ qui partage les même intérêts, en échangeant et interagissant avec les autres membres pour partager des contenus, textos, photos, enregistrements filmés, etc. Cela favorise évidemment la possibilité et la recherche de rencontres selon les profils souhaités. Pour maintenir l’attention des utilisateurs, des algorithmes de recommandation analysent vos comportements (ce que vous regardez, ce que vous aimez) pour vous proposer des contenus ou des amis « affinitaires ». Le résultat est que se tissent des liens de plus en plus forts entre utilisateurs de même goûts, opinions et sensibilités, et que, particulièrement chez les adolescents – en quête d’identité -, une forme d’addiction risque très vite de s’installer.  

Certains, dans la sphère commerciale mais aussi politique, ont très vite compris l’intérêt de ces réseaux et de leur influence pour manipuler et orienter les esprits afin de favoriser des comportements d’achat, des choix électoraux, ou encore par exemple de répandre des idéologies complotistes ou extrémistes (qu’elles soient de droite, de gauche, religieuses ou laïques). D’ailleurs, une nouvelle profession est née de cette révolution technologique et sociale : les influenceurs-ceuses. Les jeunes sont particulièrement réceptifs à ces injonctions qui leur donnent le sentiment d’appartenir à une même communauté qu’ils ont choisie.

Aujourd’hui, si l’usage des réseaux sociaux n’est pas assimilé à une drogue, il est incontestablement un fait de société qui n’a jamais fait l’objet de tentatives de régulation en dehors de la sphère familiale où certains parents essaient malgré tout de limiter son usage chez leurs enfants ou de mettre en garde sur certains contenus malsains. La récente interdiction chez nos voisins français qui vise les moins de 15 ans a donc fait l’effet d’une bombe et a été diversement commentée : soit, on a trouvé cette décision formidable : « Les réseaux sociaux, un poison pour les enfants, ils sont complètement addicts, ils n’en dorment plus, ils sont épuisés physiquement et moralement, ils ne peuvent plus se concentrer à l’école, les parents n’en peuvent plus et ne savent plus comment faire, enfin une loi qui vient éradiquer ce fléau… » ; soit (surtout chez les jeunes) on la critique comme une atteinte à la liberté ou en dénonçant une certaine hypocrisie : « Vous les adultes, les parents, vous saluez l’interdiction des réseaux sociaux aux ados, mais vous-mêmes, vous passez votre temps sur votre téléphone à scroller toute la journée ! »

Bref, les avis sont tranchés et la polémique pas près de s’éteindre. Ce qui est certain et bien établi par les études qui ont été réalisées, c’est que depuis le développement des réseaux sociaux surtout dans les années 2010, la santé mentale des jeunes s’est très brutalement dégradée, les troubles anxieux et dépressifs ont explosé, plus 145% de cas de dépression majeure chez les adolescentes américaines, plus 161% pour les jeunes hommes, plus 140% pour les jeunes adultes de 18 à 35 ans. Les dégâts sont déjà considérables : la privation sociale, les jeunes voient moins physiquement leurs amis, le manque de sommeil, les jeunes ne dorment pas assez pour la construction de leur cerveau, la perte de l’attention qui impacte la scolarité et l’addiction à des contenus inappropriés, violents, sexuels ou liés à l’automutilation et au suicide. Les problèmes d’estime de soi : La comparaison constante avec des standards irréalistes d’apparence et de réussite fragilise l’image de soi. Des troubles dépressifs : Une étude de l’AP-HP citée dans une récente émission de RCF estime que les réseaux sociaux pourraient être responsables de 600 000 cas supplémentaires de dépression chez les adolescents en France… En fait, on se demande si ne rien faire (ou laisser faire) n’équivaut pas à sacrifier tout une génération ? C’est un sujet éminemment grave.

Maintenant, faut-il ou non passer par une interdiction légale ? Pour Grégoire Bost, directeur du laboratoire de psychologie, du développement et de l’éducation de l’enfant au CNRS, invité sur le plateau de RCF, l’interdiction seule ne répond pas à ces enjeux ; c’est même en réalité l’aveu d’une faiblesse politique face à la complexité du rôle parental concernant les usages numériques. Il dit, je le cite, « il faut des moments où dans la famille, personne n’est sur un écran, ce sont des moments où l’on se parle, et se parler, c’est la clé des interactions sociales et humaines, particulièrement pour les enfants. » Du bon sens, oui, mais les parents eux-mêmes ne sont-ils pas dépassés, qui sont eux-mêmes rivés tout le temps à leurs écrans ? Il y a du travail pour tous les addictologues…

C’est toute une réflexion de société qu’il faudrait avoir, avec cette évolution vers un monde de plus en plus numérique et connecté. En tant que chrétiens, ne devons-nous pas y être particulièrement attentifs puisque Dieu a inscrit la relation au cœur de l’humain -et même de sa chair-pour le faire grandir en tant qu’être incomplet qui ne peut s’accomplir que dans cet échange ?

Alors, comment savoir si on est soi-même addict ? Je vous invite à faire l’expérience de regarder dans vos paramètres combien d’heures vous passez à scroller sur les différents réseaux, sous la rubrique « bien-être et contrôle parental ». Vous serez étonnés ! Bien sûr, une addiction problématique n’est le fait que d’une minorité d’individus, mais cela commence souvent insensiblement.

En fait, l’addiction est un dérèglement du système de la récompense qui à la base est utile à notre survie car il nous fait reproduire des comportements positifs pour la pérennité de notre espèce. Mais arrivé à un certain stade, quand ce système de la récompense est trop sollicité, il nous enferme dans un cercle vicieux avec un effet de manque qui veut sans cesse recréer et accroître la récompense. C’est le principe des algorithmes, ce système mis en place par les grandes plateformes qui connaissent grâce à leurs équipes de chercheurs tous les secrets de notre cerveau et surtout comment le rendre dépendants : ils utilisent  notre circuit de la récompense et notamment les effets de la dopamine sur nos comportements. La dopamine c’est ce messager chimique produit par notre cerveau pour transmettre des informations à nos circuits cérébraux. La dopamine est notamment produite lorsque nous sommes satisfaits et que nous sommes récompensés. Ce circuit est associé à un sentiment de bien-être et cela nous pousse à recommencer l’expérience satisfaisante. Or, comme par hasard toute la stratégie des réseaux sociaux est de nous pousser à rester connectés grâce à des stratégies comme « les petits pouces en l’air, les Like », et cette impression d’appartenir à une communauté chaleureuse qui pense comme nous, qui nous amènent un sentiment de bien-être instantané et nous donnent envie de le ressentir à nouveau !

Alors, si vous pensez que vous passez trop de temps sur les réseaux, comme reprendre le contrôle ? Je vous propose quelques astuces au niveau personnel de Joëlle Iland, coach & formatrice. :

•          Couper les notifications et les signaux qui nous conditionnent.

•          Mettre votre téléphone de côté pour ne pas le voir pour moins de tentation

•          Passer votre smartphone en mode noir et blanc le rendant moins attractif

•          Choisir des occupations bien-être et sociales

•          Apprendre à faire avec : garder nos smartphones pour leur utilité et leur place d’objet – sans plus.

Et si vous êtes parents, s’il faut certainement limiter voire interdire l’usage des réseaux (et du smartphone) à vos enfants avant un certain âge où ils deviennent capables de discerner, il est en tout cas nécessaire de dialoguer toujours avec eux, et d’informer le mieux possible et le plus tôt possible sur les risques éventuels. Et puis, ne faut-il pas montrer l’exemple ? Une ballade dans la nature en famille vaut certainement mieux que deux heures passées à « scroller » !

En conclusion, essayez d’intégrer ces petites astuces dans votre quotidien et vous verrez que vous pourrez reprendre le contrôle et consacrer du temps à votre bien-être et créer des liens « en vrai » en levant les yeux de vos « écrans de fumée » !

Prenez soin de vous et regardez le beau partout autour de vous ! Dieu vous bénisse, lui qui a le meilleur réseau social, celui de la prière et de la ‘communion des saints’ – à consommer sans modération !

Le Ploumtion