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BULLETIN PAROISSIAL DU PAYS DE SAINT REMACLE NOVEMBRE-DECEMBRE 2026

NEWSLETTER DE L’UNITE PASTORALE « PAYS DE SAINT REMACLE » STAVELOT-FRANCORCHAMPS – novembre 2026

Toussaint : fête de la Vie et des Vivants !

La Toussaint est une fête unique qui s’adresse à chacun d’entre nous, qu’on soit un croyant fervent, un chercheur de Dieu ou même un non-croyant. Pourquoi ? Parce qu’elle touche à notre condition commune : nous savons tous, au fond de nous, que notre vie terrestre a un terme. Nous avons tous, un jour ou l’autre, pleuré un être cher, un parent, un ami, un compagnon de route.

Pourtant, la Toussaint n’est pas la fête des morts. Pour cela, il y a le 2 novembre, cette journée de mémoire où nous prions pour tous nos défunts. La Toussaint, elle, célèbre la Vie avec un grand V : le bonheur immense de ceux qui sont entrés dans la Vie de Dieu. Elle nous montre l’aboutissement de notre propre marche chrétienne.

La Toussaint – même concurrencée par les mascarades d’Haloween, reste ancrée dans nos calendriers, et c’est une chance. Elle a un intérêt humain et spirituel profond : elle nous oblige, au moins une fois par an, à faire une pause et à interroger nos représentations de la mort, et surtout de la vie après la mort. Chaque année, elle nous pose la même question intime : « À quoi crois-tu ? Qu’espères-tu ? »

Les célébrations


Samedi 31 octobre : veille de la Toussaint
18h00 messe à Côo (bénédiction des tombes)
Dimanche 1er novembre : fête de la Toussaint
09h00 messe à Francorchamps (bénédiction des tombes)
10h30 messe à Stavelot
14h30 messe à Francheville (bénédiction des tombes)
15h00 messe à Hockai (bénédiction des tombes)

Lundi 2 novembre : mémoire des défunts
10h30 office des défunts à Stavelot, suivi de la bénédiction des tombes.

HOMELIE :

Chers frères et soeurs, la Toussaint nous bouscule chaque année avec la même question, directe et intime : « À quoi crois-tu ? Qu’espères-tu ? »

Je dois vous avouer une chose : les vieilles images d’un paradis lointain, avec ces cortèges de gens en robe blanche et auréole dorée, entourés d’anges enluminés, me paraissent aujourd’hui bien fatiguées ! Ces représentations de foules béates assises sur des nuages à chanter des cantiques pour l’éternité, ne font effectivement plus rêver grand monde à notre époque. Pour certains, une éternité statique semble même terriblement longue et ennuyeuse. Face à cela, notre monde moderne s’est un peu désintéressé de l’au-delà. À la place, il a inventé son propre mirage : le transhumanisme. À coups de milliards, de technologie et de parapharmacie, certains essaient de prolonger indéfiniment notre vie biologique, de fabriquer une immortalité terrestre. On veut repousser la mort, parce qu’au fond, elle nous fait peur.

Mais notre espérance chrétienne est tellement ailleurs ! Rien à voir avec cette fuite en avant technologique. Pour nous, catholiques, le Paradis n’est pas un laboratoire, et il ne commence pas après notre dernier soupir. Il se construit ici-bas, aujourd’hui même, dans le concret de nos existences.

Comment ? Jésus nous donne la feuille de route dans l’Évangile de cette fête : la charte des Béatitudes.

Le Sermon sur la montagne n’est pas un catalogue d’injonctions morales impossibles à suivre. C’est le « portrait craché » du bonheur selon Dieu. Jésus prend nos logiques humaines à contre-pied. Là où le monde nous dit : « Heureux les puissants, les riches, ceux qui profitent et qui écrasent », Jésus murmure :

  • « Heureux les pauvres de cœur » – ceux qui ne sont pas pleins d’eux-mêmes, qui ne sont pas comblés par leurs propres biens, mais qui font de la place pour Dieu et pour les autres.
  • « Heureux les doux » – ceux qui refusent la violence et la loi du plus fort.
  • « Heureux les miséricordieux » – ceux qui savent pardonner, qui brisent le cycle de la rancœur.
  • « Heureux les artisans de paix » – ceux qui jettent des ponts là où les autres construisent des murs.

Ces neuf Béatitudes qui se répètent comme un refrain sont autant d’éclats de la joie pascale. Elles nous montrent que le bonheur durable, éternel, s’enracine dans l’acceptation de nos blessures et de nos pauvretés, que l’Amour de Dieu vient transfigurer pour en faire des occasions d’aimer.

Le Paradis dont nous parle Jésus se cache dans chaque geste d’amour discret, dans chaque main tendue, dans chaque instant de don de soi. Le vrai bonheur chrétien n’est pas une perfection illusoire. C’est simplement l’acceptation de nos fragilités pour en faire un escalier vers le Ciel, un espace où notre ego diminue pour laisser toute la place à l’Amour.

Et là, je revois – et vous revoyez aussi, frères et sœurs, toutes ces personnes qui nous ont fait du bien, nos parents, une grand-mère, un grand-père, un prêtre, un instituteur, des voisins… des gens tout simples ! C’est eux que nous fêtons aussi, en ces fêtes jumelles de Toussaint et des Défunts qui s’entremêlent, presque par la force des choses: nous leur manifestons notre reconnaissance pour tout ce qu’ils nous ont transmis, nous ont communiqué de la part de Dieu. Ils sont aussi nos « saints » du quotidien dont les vies nous encouragent et nous soutiennent !

Mes amis, pour être tout à fait honnête avec vous, je ne cours pas après une sainteté, une perfection héroïque qui me dépasse. Je crois en fait que pour emboîter le pas aux saints, il faut d’abord se détacher de cette injonction, cet impératif d’être ‘parfaits’. Les saints ne sont pas des gens parfaits ! Non, il s’agit plutôt, avec humilité mais détermination, se laissant inspirer par l’Esprit d’Amour, d’accepter chaque jour de céder à l’élan généreux de notre cœur et d’ouvrir les yeux sur tout le bien discret qui tisse notre quotidien pour le faire grandir. Voilà la vraie sainteté : Les Béatitudes ne sont pas des règles morales épuisantes, ce sont des éclats de joie pascale à accueillir au jour le jour.

=> Mon espérance pour chacun de nous, frères et sœurs, c’est qu’à la fin de notre voyage, vous et moi nous soyons devenus pauvres d’orgueil, mais infiniment riches d’amour partagé. Alors, nous n’aurons plus qu’à nous laisser tomber avec confiance dans les bras de Celui qui n’est qu’Amour.

Lorsque je regarde les photos de nos défunts, sur enaos ou bien dans les salons de nos maisons, je les vois si souvent sourire. Ils nous sourient ! Plus qu’un simple souvenir, pour moi c’est comme un rappel, une confiance qu’ils nous attendent pour partager leur joie, une joie profonde, vivante et éternelle. La joie de Dieu !

Amen.

B.P.

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Samedi 7 novembre à 11h: ordination sacerdotale de Frère Renaud à Wavreumont par Mgr Delville – Bienvenue à tous !

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Ils ont été bénis ! (nos fidèles compagnons)

Organisée comme les années précédentes par le Haras des Prés Cléments, la bénédiction de Saint Hubert a rassemblé dimanche 25 octobre une gentillette foule de sabots et de griffes, de museaux et de crinières… On y a même vu un très mignon petit furet! N’y manquait que la jolie licorne, comme dit la chanson.

Dans une ambiance décontractée animée par les cors de chasse du « Rallye Trompes des Fagnes » et sous un soleil d’automne bienvenu, tous nos petits compagnons à quatre pattes ont défilé pour recevoir avec la bénédiction de saint Hubert, patron des cavaliers, un morceau de pain béni ou une petite friandise. Ensuite, les maîtres purent se restaurer et se rafraîchir sur place grâce au bar et à la petite restauration proposée par Le Figaro et Lily Délices en poursuivant ces échanges amicaux qui ne demandent qu’à être renouvelés. Et vive saint Hubert !

Bénédiction des animaux

« Seigneur notre Dieu, écoute la prière de tes fidèles cavalier et maîtres : Ils ont amenés aujourd’hui leurs montures et leurs autres animaux domestiques : pour ces précieux compagnons, exposés aux dangers et aux maladies comme la rage, ils demandent ta bénédiction ; les uns et les autres comptent filialement sur ta protection. Ils se sont rassemblés ici en l’honneur de Saint Hubert et te supplient, par l’intercession de ce Saint Patron, de chevaucher ensemble sains et saufs sur les routes de la vie et de parvenir ainsi jusqu’à Toi, leur Créateur et leur Maître. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen !  »

Bénédiction du pain

Seigneur notre Dieu et Père, nous te demandons humblement, par l’intercession de Saint Hubert, d’accorder ta bénédiction sur ce pain, fruit de la terre que tu nous as donnée et du travail des hommes, pour qu’il devienne un aliment bénit, afin que tous ceux qui s’en nourriront y trouvent la force spirituelle et corporelle dont ils ont besoin, et nos montures, un signe d’affection et de solidarité avec leur cavalier qui leur partagera ce pain.  + Au nom du Père…

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Que penser de…

(réflexions sur l’actualité)

« Avoir 17 ans en 2026 ? » (le Ploumtion n°44)

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« Les dix commandements et la horde sauvage » : une réflexion du Ploumtion sur le malaise des jeunes et les graves troubles de ce w-e en France.

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« A quoi ressemblerait le futur évêque de Liège ?  » – écoutez le podcast ci-dessous :

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Avoir 17 ans en 2026 – une réflexion du Ploution (n°44)

Les manifestations étudiantes actuelles en France ayant révélé une autre dimension – internationale celle-là, ou plutôt s’insérant dans un courant qui traverse toute la jeunesse (la génération Z) bien au-delà des frontières, j’ai eu envie de faire suite à mon article précédent en dézoomant pour avoir un regard plus large sur le phénomène. En le détachant aussi de l’aspect de violence qui a souvent pris le dessus dans la plupart des commentaires et qui n’est le fait que d’une petite minorité souvent extérieure au monde scolaire.

Ce ne sont pas loin s’en faut les premières manif’s d’étudiants – aussi loin que je m’en souvienne, j’en ai toujours connu ; mais l’ampleur de celles-ci, les revendications affichées extrêmement sages pour la cause (vous avez souvent vu, vous, des étudiants réclamer des profs et de l’équipement scolaire ?) et le moment historique où ce mouvement très suivi se déroule concomitamment avec d’autres manifestations de jeunes un peu partout dans le monde mais principalement en Europe (en Belgique, Italie, Grèce, Serbie, Albanie, Allemagne, Espagne…) ainsi qu’au Brésil, également en Asie, au Népal, au Bangladesh, en Indonésie. Et ça fait un peu tache d’huile et on retrouve les mêmes références, les mêmes symboles dans tous ces mouvements comme le souligne l’anthropologue Linda De Matteo (sur LCI). Il y a des codes, des signes, des langages aussi qui évoluent très, très vite avec les réseaux sociaux. Parfois ça s’est politisé comme en Afrique au Kenya. Et donc là, c’est un mouvement de jeunes contre le pouvoir en place, contre un pouvoir corrompu, avec des émeutes urbaines également.

Tout cela me donne à penser que derrière ces protestations contre la vie chère et l’inégalité de moyens, une immense question est posée par la jeunesse à notre époque, à notre société, et à son enseignement qui dysfonctionnent de plus en plus : « Quel avenir est le nôtre ? »

Un influenceur catholique bien connu, le frère Paul-Adrien d’Hardemare, dominicain, résumait tout cela dans une de ses vidéos en interrogeant les adultes que nous sommes, qui avons une grande partie de notre vie derrière nous : « Mais qui d’entre vous aurait envie d’avoir 17 ans en 2026 ? » – une question toute simple et dont il n’est pas sûr que nous ayons le courage de nous la poser, comme il dit.

Alors oui, c’est vrai, on a tous eu 17 ans et ça n’a jamais été facile à aucune époque ; on a tous eu « nos guerres » ou nos défis, nos problèmes… et sûrement moins de moyens qu’aujourd’hui… Ok. Mais en y réfléchissant bien, il y a quand même certaines différences entre ce que nous, les générations d’avant, avons vécu, et ce qu’eux vivent. Ces différences, il faut avoir le courage et l’honnêteté de les regarder en face, car c’est nous, notre génération et celles juste avant, qui avons laissé avec notre capitalisme et notre société d’hyperconsommation, se créer et s’installer un système qui enferme progressivement la jeunesse au point de la priver de perspectives d’avenir. Donc, je crois avec le frère Paul-Adrien, que c’est notre devoir de chrétiens de regarder, d’essayer de comprendre et d’écouter le message que ces jeunes essayent de nous communiquer.

Ce message n’est peut-être pas vraiment explicite, ils vous diront peut-être que c’est autre chose qui les mobilise, mais en arrière-fond, derrière leurs discours, je suis sûr qu’il y a une grande peur, une angoisse qu’ils se cachent parfois à eux-mêmes, et qui vient de ce qu’ils sont en train de se prendre en pleine figure et qui ne fait que commencer !

Ils se sont déjà pris la guerre à nos portes en Ukraine, et le réarmement massif des nations, Gaza et la guerre israélo-palestinienne, l’Iran, les Houthis… mais aussi les coups de couteau au coin de nos rues devenues des champs de bataille entre dealers ; ils se prennent l’état d’une Europe qui se divise entre extrême-droite et populisme, et des pays comme la France, la Belgique en quasi banqueroute au niveau institutionnel et financier (une dette monumentale qu’eux et leurs enfants auront à éponger) – et on n’arrête pas de leur dire en boucle qu’il n’y a plus d’argent pour le social, l’enseignement… ;  ils se prennent Trump et l’effondrement des valeurs de solidarité et de respect, et tous les dirigeants autoritaires qui refont les empires ; pire – encore plus grave, ils se prennent dans la poire la crise climatique, les sécheresses et les inondations et les futures guerres de l’eau – la perspective d’une Terre aussi habitable dans 20 ans que la lune… Ils sont en train de se prendre l’IA, l’intelligence artificielle qui est en train de faire s’effondrer tout le système d’accès à la connaissance et l’ascenseur social qui lie les débouchés économiques à la compétence – c’est tout le système éducatif qui n’allait déjà pas très bien et qui est en train d’être torpillé, pourquoi encore étudier ?

Alors vous voudriez que les jeunes soient heureux et pleins d’espoir ? Qui voudrait avoir 17-20 ans, aujourd’hui ?

N’oubliez pas que c’est eux ou juste leurs aînés qui ont pris de plein fouet le Covid, avec plus aucun contact entre eux en présentiel, rien que le virtuel : cela les a marqués psychologiquement durablement. Ils ont le numérique, les réseaux sociaux, soit, mais avec aussi tous les travers : les addictions qui touchent beaucoup d’entre eux, le cyber-harcèlement et aussi tous les influenceurs et les bonimenteurs, les complotistes et les autres fabricants de fausses vérités…

Avouons-le, c’était quand même un peu plus facile d’être jeune à notre (mon) époque, celle des boomers. Au moins, on pouvait rêver, espérer, et l’ascenseur ou le parachute social fonctionnait. On voyait bien que le monde ne tournait pas vraiment rond, déjà, mais on voulait le changer, on était « révolutionnaires » mais après on s’est très vite assagi car nous on profitait du système. On en avait les avantages, pas les inconvénients.

En fait, quand vous vous êtes pris toutes ces choses qu’on vient d’énumérer dans la figure, les unes après les autres, après un moment vous vous retournez et vous dites « mais on va vers où là ? » Même un jeune de 17 ans comprend, ressent cela !

Alors comment pourrait-on leur en vouloir ? Ils ont raison de descendre dans la rue manifester leur colère, celle qui cache leur peur de l’avenir et leur angoisse existentielle.

Les casseurs, ça c’est autre chose. Eux, ils ont déjà grillé le lien avec la société, très peu d’entre eux sont récupérables hélas: pour eux, la seule solution c’est de tout faire péter (il y a probablement aussi des manipulateurs politiques derrière)… Mais les jeunes qui sortent marcher pacifiquement, souvent d’ailleurs avec leurs profs qui n’en peuvent plus d’essayer de ramasser les plâtres d’une société qui casse (l’avenir de) ceux qu’ils enseignent, ces jeunes-là je leur dis : bravo ! Parce qu’ils nous réveillent.

Ces jeunes qui se lèvent partout aujourd’hui sur notre planète nous forcent à réfléchir sur nos propres responsabilités de citoyens et de chrétiens, de parents ou de grand-parents, d’acteurs du monde, car tous ensemble nous avons le pouvoir de faire changer les choses, en remettant de la justice, de la solidarité, de la tolérance et de la bienveillance, de l’écoute et du respect, partout où nous vivons, dans un monde qui en manque tant. Et surtout de l’espoir, car si la jeunesse n’en a plus, alors c’est l’humanité elle-même qui n’a plus d’avenir.

Et il faut aussi que l’Eglise s’y colle. Parce qu’elle a reçu les Paroles de la Vie, et que s’y elle ne s’implique pas dans la bagarre, ces Paroles ne seront plus entendues et tomberont dans le vide : elle aussi doit manifester, et être concrètement aux côtés de la jeunesse. Pas seulement en refilant la patate chaude à Dieu en le priant pour les jeunes (je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire), mais en incarnant l’Evangile de Vie qui appartient en premier aux jeunes et en se battant pour eux. Oui, comme l’écrit l’apôtre Paul, « la création toute entière gémit dans les douleurs d’un enfantement qui dure encore, mais elle garde, elle aussi, l’espérance d’être libérée » (Rm 8,22) : Soyons ces transmetteurs d’espérance, en nous mettant du côté de la vie, c’est-à-dire celui de la jeunesse, c’est-à-dire celui de Dieu !

Le Ploumtion (68 ans déjà!)

« VIVRE ENCORE » : CORRECTION DATES PROJECTION DU FILM

à ne pas manquer

DATES DES PROJECTIONS (en présence des réalisatrices systématiquement accompagnées d’un débat en présence d’experts et d’associations de terrain)

au Ciné Versailles à Stavelot :

(lundi 19, Pierre Gobiet ou Cindy Lecoq… les psychologues du groupe  »Aidants proches » seront présents et participeront au débat)

au MovieMills à Malmedy :

jeu. 19 nov. : 14:00 et 20:00

À venir : Malmedy Movie Mills, séance événementielle bientôt (à préciser)

Billetterie en ligne sur le site de vivre encore ; dossier d’accompagnement / dossier de presse ; contact pour organiser une projection : https://www.vivre-encore.com/

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« Les dix commandements et la horde sauvage »

TITRE : Le thème des commandements vient des lectures de ce dimanche 25 octobre (30è dim. ord.) et le terme ‘horde sauvage’ désignant les casseurs du 17 octobre est de la bouche du préfet de la Haute-Vienne sur LCI.

Les commandements ! Même si nous ne savions pas toujours tous les appliquer, en gros, nous les connaissions et nous les respections, nous qui sommes de la vieille génération de chrétiens – même ceux qui n’étaient pas pratiquants, les mécréants. Les préceptes religieux faisaient partie de notre horizon culturel, comme des balises, et nous les avions intégrées au travers des récits religieux qui avaient bercé notre enfance, soutenus par les exemples de nos parents et de nos éducateurs.

Je voudrais faire le lien avec ce qui s’est passé le week-end dernier à Paris et dans toute la France. Le lendemain de ces manifestations en marge desquelles des faits d’une violence incroyable ont eu lieu – on parle de 2.000 magasins vandalisés et pillés, de matériel urbain détruit sur une très grande échelle et d’au moins 1300 arrestations – , la France mais aussi tous ses voisins européens se sont frotté les yeux, incrédules et terrifiés.

La question sur toutes les lèvres : Qu’est-ce qui a pu bien provoquer ce chaos ? Les forces de l’ordre, débordées et impuissantes, estiment à 30.000 le nombre des casseurs et « blacks blocs » venus en découdre dans les métropoles, et s’en prendre volontairement aux symboles de l’Etat et de la République, les mairies entre autres dont certaines ont été vandalisées ou incendiées.

Le premier réflexe, après la vague, a été de chercher des responsabilités chez les autorités civiles et politiques, et de dénoncer des lacunes dans l’organisation des services d’ordre, le renseignement et la police. Mais même s’ils avaient pu freiner un tant soit peu le déferlement de cette vague de violence en l’anticipant, ils n’auraient certainement pas pu l’arrêter.  Comme toujours, et en plus dans un contexte électoral, en politique on se renvoie la balle. Mais on ne cherche pas les causes profondes : celles qui depuis des décennies maintenant, construisent peu à peu les conditions qui rendent non seulement possible, mais inévitable cette explosion de haine, de destruction et de violence gratuite.

La grande majorité de ces casseurs sont des jeunes. Ils ne sont pas toute la jeunesse, heureusement, et n’ont rien à voir avec ceux qui défilent pacifiquement pour réclamer un meilleur encadrement dans l’enseignement ou davantage de pouvoir d’achat. Mais que 30.000 autres jeunes aient choisi, eux, de profiter de ces manifestations pour laisser libre cours à la haine et à l’instinct de destruction, cela doit nous interpeller. Car ce qui s’est passé en France le week-end dernier peut très bien arriver chez nous ou dans d’autres pays. Et on peut déjà je crois en observer des prémisses… Je pense que cela va arriver, que ce soit par contagion ou pour des raisons analogues. Les esprits s’échauffent un peu partout, et les réseaux sociaux font monter la mayonnaise.

Différents sentiments agitent la jeunesse aujourd’hui :

–Un sentiment d’injustice, car une part de plus en plus importante de la jeunesse est précarisée économiquement, avec l’éclatement des familles, et ils n’ont pas accès aux biens de consommation dont la publicité omniprésente les bombarde sans cesse – ils voient au travers des médias un monde de richesse qui les tente et les nargue (marques, technologies, argent facile) alors qu’ils en sont exclus ;

–un sentiment d’impuissance et celui de ne pas être écoutés, de ne pas compter dans les choix d’une société vieillissante et gouvernée par des « vieux » ;

–un sentiment de peur et d’anxiété face à l’avenir qui semble bouché voire catastrophique, où aucun espoir leur paraît possible – l’ascenseur social autrefois garanti par l’école est en panne ; les institutions ne remplissent plus leur rôle pour que chacun ait une place dans la société – en partie à cause de la démission des parents et des instances sociales ;

–l’éco-anxiété qui grandit face au dérèglement climatique et aux catastrophes qui menacent le monde ; la destruction de l’environnement rendu progressivement invivable et la menace des guerres auxquelles ils croient qu’ils ne pourront peut-être pas échapper…

=>Bref, comment s’étonner qu’une partie de la jeunesse soit désabusée, révoltée, en colère contre ce qu’ils estiment être une trahison du Contrat social ? – une faillite morale de l’Etat qui devait garantir les mêmes droits pour tous, et aux règles duquel par conséquent ces jeunes ne se sentent donc plus tenus d’obéir ? Ils les rejettent, en virant dans une sorte d’anarchisme – avec parfois leurs règles propres.

Ainsi, à cause de ses dysfonctionnements de la société qui se sont de plus en plus aggravés au cours des dernières décennies, des jeunes de plus en plus nombreux ont rejeté cette société inégalitaire et les symboles du pouvoir et de la richesse qu’elle affiche, et se sont réfugiés dans un mode de fonctionnement parallèle, beaucoup plus individualiste ou formé de clans, de bandes pas forcément très structurées, qui communiquent par les réseaux sociaux cryptés et avec comme ressource le commerce de la drogue et le vol. Les casseurs et les Black Blocs en font partie.

Ils n’ont plus peur de la prison et de la répression judiciaire : les délais d’application des peines prononcées par des cours archi-débordées leur donnent un incroyable sentiment d’impunité. Ils tiennent le pavé, dans tous les sens du terme ! Le problème gravissime et insoluble de surpopulation des prisons partout en Europe témoigne de la dégradation (ou de l’effondrement) du système judiciaire comme garde-fou social.

Je ne le cache, pas, j’ai peur pour l’avenir, pour notre société démocratique qui malgré tous ses défauts, ses incapacités structurelles, ses manquements, reste pour moi le meilleur (ou le moins mauvais) système capable d’assurer un équilibre entre ses composantes, pour donner une chance à chacun tout en respectant des règles fondamentales de vivre-ensemble et de respect.

Mais pour cela, il faudra qu’elle accepte de prendre à bras-le-corps les injustices et les inégalités qui génèrent la révolte des jeunes, pour leur donner espoir en l’avenir et éviter qu’elle-même – avec eux –  ne tombe entre les bras des démagogues et manipulateurs extrémistes de droite et de gauche.

On est, je le crois, à un tournant civilisationnel. L’empire romain s’est écroulé de l’intérieur, moralement, avant même de tomber sous la pression des invasions barbares. On en est à ce point.

Et c’est là que j’en reviens à la question évoquée au début : Et les Commandements là-dedans ? « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et ton prochain comme toi-même » (Mt 22,37). C’est la base de la civilisation occidentale, avec le décalogue (« Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, honore ton père et ta mère… »)  – et bien sûr, les « Droits de l’Homme », version humaniste des Commandements.

Nous avions intégré tout cela. Même en les critiquant, sans le savoir, nous nous en inspirions. C’était porteur de sens. Et de sécurité.

Or, à mon sens, dans la grande crise civilisationnelle que nous traversons aujourd’hui, les causes principales à rechercher sont les causes spirituelles et existentielles (la crise du sens) : Sans aucun doute, c’est la dimension la plus négligée parmi les causes du déclin. La disparition des grands récits structurants (religieux, patriotiques, idéologiques) laisse un vide existentiel immense que rien n’est venu combler.

Sans perspective d’avenir collectif et sans transcendance, une partie de la jeunesse souffre d’un nihilisme profond. La violence devient un moyen radical de « sentir qu’on existe », de tromper l’ennui ou de s’inventer une identité de substitution (souvent calquée sur des codes de gangs ou des radicalités d’extrême-gauche ou d’extrême-droite, voire du nazisme).

En fin de compte, ce phénomène révèle une crise de la transmission. Une société qui ne parvient plus à intégrer ses enfants, à leur donner le goût du futur et à leur faire respecter ses lois est une société qui doute d’elle-même. Les réformes scolaires superficielles et les outils de répression sont inopérants si l’on ne traite pas la racine du mal : le besoin de repères clairs, de justice sociale réelle et de redéfinition de ce qui fait « commun ». Et là, la religion a toute sa place, positivement – quoi qu’en dise une certaine laïcité archaïquement anti-religieuse. Et je ne pense pas que les cours de citoyenneté (les fameux « cours de rien ») puissent fondamentalement remplacer un enseignement religieux ouvert et inclusif.

« Fais-cela, et tu vivras » (Lc 10,28) : Est-ce que nous aurons encore le courage de l’enseigner à nos (petits-) enfants ?

NEWSLETTER DE L’UNITE PASTORALE « PAYS DE SAINT REMACLE » STAVELOT-FRANCORCHAMPS – 16 octobre 2026

In memoriam

Une chapelle ardente avec le corps de Mgr Houssiau sera dressée dans la chapelle de semaine au sein de la cathédrale de Liège. Chacun pourra s’y recueillir chaque jour de 9h30 (après la messe du matin) à 17h30.

Funérailles : SAMEDI 17 OCTOBRE À 10h, en la cathédrale Saint-Paul de Liège, sous la présidence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

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100e Dimanche des Missions : un nouvel élan pour aujourd’hui et demain !

Le dimanche 18 octobre 2026, l’Église catholique célébrera le 100e Dimanche mondial de la mission universelle, également appelé « Dimanche des missions ». Instituée par le pape Pie XI en octobre 1926, cette journée nous rappelle que la proclamation de l’Évangile est une responsabilité partagée.

Depuis un siècle, cette journée met chaque année en lumière une vérité simple mais exigeante : la mission n’appartient pas à une poignée de spécialistes quelque part au loin. Elle incombe à chaque baptisé et commence là où nous vivons, tout en nous incitant à regarder au-delà de nos frontières et de nos habitudes, au-delà de nous-mêmes.
À l’occasion de ce centenaire, le pape Léon XIV nous offre un thème qui résonne comme un véritable programme : « Un en Christ, unis pour la mission ». Tout commence là. La mission ne naît pas d’une stratégie, elle ne s’invente pas. Elle naît d’une rencontre : celle avec le Christ vivant, qui nous appelle, nous rassemble et nous envoie. Lorsque l’Église est unie au Christ, son témoignage devient crédible. Lorsque les croyants cheminent ensemble, l’Évangile trouve sans cesse de nouvelles voies pour toucher les coeurs.

Allez voir sur le site de « MISSIO » comment aujourd’hui encore la mission s’inscrit dans des lieux souvent invisibles mais indispensables: https://missio.be/fr/campagne-2026-2027/100e-dimanche-des-missions-un-nouvel-elan-pour-aujourdhui-et-demain/

Découvrez sur le site de Cathobel ce que financera la collecte de ce week-end : https://www.cathobel.be/2026/10/100e-dimanche-mondial-des-missions-a-quoi-est-destinee-la-collecte-de-ce-week-end/

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« VIVRE ENCORE » – Un film-débat à ne pas manquer

« Au moment crucial de la perte d’autonomie, des personnes âgées, leurs familles, soignants et aidants proches, entament un voyage initiatique en terre vieille, là où se jouent des affrontements, des pertes, des solidarités, des tendresses… »

Une immersion au coeur d’histoires individuelles mettant en scène des volontés farouches qui se heurtent à des logiques institutionnelles dont elles sortent parfois gagnantes… ou perdantes. Pour toutes celles et ceux qui accompagnent des personnes encore vivantes sur ce chemin d’humanité !

DATES DES PROJECTIONS (en présence des réalisatrices systématiquement accompagnées d’un débat en présence d’experts et d’associations de terrain)

au Ciné Versailles à Stavelot :

lun. 19 oct. : 18:15 ; mar. 3 nov. : 19:30 ; mer. 4 nov. : 19:30 ; jeu. 5 nov. : 15:55 et 19:30 ;

ven. 6 nov. : 19:30 ; sam. 7 nov. : 15:55

(lundi 19, Pierre Gobiet ou Cindy Lecoq… les psychologues du groupe  »Aidants proches » seront présents et participeront au débat)

au MovieMills à Malmedy :

jeu. 19 nov. : 14:00 et 20:00

À venir : Malmedy Movie Mills, séance événementielle bientôt (à préciser)

Billetterie en ligne sur le site de vivre encore ; dossier d’accompagnement / dossier de presse ; contact pour organiser une projection : https://www.vivre-encore.com/

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du 12 au 17 octobre 2026, le Vicariat de la Santé propose une Semaine de l’accompagnement spirituel en milieu hospitalier.  Le Vicariat de la Santé du diocèse de Liège a implémenté cette « semaine de l’accompagnement spirituel » pour sensibiliser les acteurs de la santé mais aussi le public – les chrétiens et les autres – à cette dimension importante du soin (le « care ») qui s’adresse à tout l’humain. Elle se déroule en particulier dans tous les hôpitaux, cliniques… où des équipes d’aumônerie sont actives. Renseignement et outils sur le site du Vicariat de la Santé.  Si cet accompagnement vous parle et que vous êtes intéressés à vous former pour vivre ce service avec d’autres, contactez l’abbé B.Ponsgen, aumônier de la clinique Reine Astrid de Malmedy. (0493/50.53.18)

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Mgr Delville, atteint par la limite d’âge, a présenté sa renonciation au Pape qui l’a acceptée…

QUI SERA LE PROCHAIN EVÊQUE DE LIEGE ? Le « nonce » parcourt le diocèse pour vous consulter…

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QUE SE PASSE-T-IL CHEZ NOUS ET AILLEURS ?