Bienvenue au nouvel évêque de Rome ! …et merci à un homme donné, un prêtre offert !

Ce matin, en récitant la liturgie des heures, j’apercevais sur les toits qui m’environnaient une cheminée qui rejetait dans le ciel bleu sa fumée grise. Cela m’a rappelé l’événement qui agitait l’Eglise et le monde en ce moment : l’élection du futur pape qui devait succéder à François, pape hors normes s’il en était – et qui a ouvert encore davantage les fenêtres après le Concile Vatican II.

« Habemus papam ». La joie indescriptible de la foule massée place Saint-Pierre depuis l’apparition de la fumée blanche et attendant de savoir le nom de l’élu, cette joie atteignait tous les catholiques du monde reliés par la télévision ou la radio à ce moment historique. L’événement a eu une portée mondiale, vraiment universelle ; en effet, les médias de tous les continents – même ceux des pays communistes comme la Chine ou réputés d’autres religions comme l’Iran par exemple, se sont tous ensemble branchés sur le micro-Etat du Vatican pour relayer toutes les minutes de l’annonce du nouveau Pape, dont la figure revêt étonnamment dans ce monde troublé et éclaté qui est le nôtre, un caractère de « sage universel ».  

Bienvenue donc à Roberto – désormais Léon XIV, pape américain-italien-français-péruvien, religieux augustinien, dont les premières paroles et surtout les premières décisions seront fort attendues et analysées, tout comme le sont déjà son parcours et son origine. Le choix de son nom de pontife annonce déjà une couleur particulière, une sorte de filiation spirituelle avec le pape de « Rerum Novarum », la grande encyclique sociale.

La question : François était-il un ovni, traversant l’Histoire avec des paroles et des gestes forts, mais sans que cela aboutisse à un engagement et des actes concrets de l’Eglise qui modifient durablement sa présence et son témoignage dans le monde ?

Le nouveau pontife semble avoir accepté cet héritage qu’il dit vouloir assumer et poursuivre dans un climat d’ouverture et de conciliation. Apaiser et continuer, mais aussi ouvrir à de nouveaux horizons pour l’Eglise dans la situation du monde et de l’histoire qui est celle d’aujourd’hui : Voilà l’objectif qui semble ressortir de la toute première prise de parole du nouveau pape, alors qu’il était visiblement ému, devant la foule innombrable serrée sur la place Saint-Pierre : « La paix soit avec vous tous ! »

« La paix soit avec vous tous ! » : c’est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Je voudrais moi aussi que ce salut de paix entre dans vos cœurs, qu’il parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu’ils soient, à tous les peuples, à toute la terre. Que la paix soit avec vous!

C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. […] Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas! Nous sommes tous entre les mains de Dieu. C’est pourquoi, sans crainte, unis main dans la main avec Dieu et les uns avec les autres, allons de l’avant. Nous sommes les disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière. L’humanité a besoin de Lui comme un pont vers Dieu et son amour. Aidez-vous aussi les uns les autres à construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, tous unis pour être un seul peuple toujours dans la paix. »

En somme, l’aventure de l’Eglise ne fait que commencer… Nous y sommes tous embarqués, « pour marcher ensemble, en tant qu’Eglise unie, toujours à la recherche de la paix, de la justice, cherchant toujours à travailler comme des hommes et des femmes fidèles à Jésus-Christ, sans crainte, pour annoncer l’Évangile, pour être missionnaires. »

Et, avec le visage souriant de François auquel Léon XIV a voulu rendre un hommage appuyé, une bénédiction d’un nouveau pape qui veut être lui aussi du peuple et dans le peuple :  « Je suis un augustinien, fils de saint Augustin, qui a dit: «Avec vous, je suis chrétien et pour vous, évêque». En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu a préparée pour nous. »

« Un évêque ne doit pas être un petit prince assis en son royaume, il doit être proche du peuple qu’il sert et marcher avec lui, souffrir avec lui », déclarait-il également en 2024 dans une interview à Vatican News.

Peut-être cela aidera-t-il l’Eglise d’aujourd’hui à dépasser le malheureux clivage progressistes-conservateurs qui la mine comme une maladie et dessert son témoignage ?

Nos prières pour vous, Saint-Père, et merci au nom de tous les fidèles de l’Eglise de Jésus Christ d’avoir accepté cette lourde tâche et difficile mission !

Le Ploumtion

3 réflexions au sujet de « Bienvenue au nouvel évêque de Rome ! …et merci à un homme donné, un prêtre offert ! »

  1. Avatar de bernardponsgenbernardponsgen Auteur de l’article

    Vermeulen Rosa<rosa.vermeulen@gmail.com>

    À :​Bernard Pönsgen​

    Ven 09/05/2025 10:27Cher Bernard, c’est avec les mots du coeur… que tu partages…face aux diverses situations.
    Merci pour les « mots du Pape » hier soir… ça m’aidera pour l’intention à préparer et un petit mot à ajouter dans la célébration des 1ères communions de ce dimanche…
    Bon WE à toi et MERCI au Seigneur pour tout ce que tu donnes toi aussi… humblement mais en vérité…En soupant, hier soir, nous rendions grâce pour ton ministère d’aumônier… à Malmedy… et les bonnes petites homélies du jeudi…
    Et suite à ton témoignage…j’emporte comme livre « l’encyclique de François sur le Sacré Coeur : Il nous a aimés ! »Rosa avec Jan ♥️ ♥️

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  2. Ping : NEWSLETTER DE L’U.P. « PAYS DE SAINT REMACLE  DE STAVELOT-FRANCORCHAMPS (20.06.2025) | «Pays de saint Remacle

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