L’équipe pastorale avec le curé Günter, son auxiliaire Bernard et le diacre Marc vous souhaitent de bonnes et reconstituantes vacances, en particulier pour les jeunes qui terminent leurs examens !
Malheureusement, une circonstance indépendante de notre volonté nous a empêchés de sortir le Bulletin paroissial de l’UP avant les vacances. Vous trouverez cependant dans cette Newsletter les horaires de messe pour juillet et août et début septembre, et d’autres information qui vous seront utiles, espérons-nous.
Le Sacré-Coeur de Jésus : une dévotion sentimentale ?
Hélas, c’est presque terminé! Il reste ces 28 et 30 juin deux magnifiques rencontres dont une cinématographique : « Les hommes seuls » d’Yves Dorme – à voir sans modération !
Une leçon d’humanité d’une étudiante chinoise de Harvard qui fait mouche en soutenant la diversité : Cliquez ICI !
PROCHAINE RENCONTRE DE « LECTIO DIVINA » (partage biblique): Jeudi 26 juin 2025 à 14h, chez Francoise Bonnetin, rue du Centre 63, Francorchamps. POUR TOUS ! (rens: 0493/50.53.18)
La « Flotille de la Liberté pour Gaza » arraisonnée en pleine mer dimanche par les Israéliens avec à son bord l’activiste Greta Tunberg et 12 militants pro-palestiniens a suscité dans les réseaux sociaux une vague extrême de critiques et de moqueries acerbes venant surtout des catégories masculines blanches : Les plus gentils dénoncent une « récupération » de cette démarche par le Hamas qui l’aurait même suscitée en sous-main ; d’autres parlent d’une opération de communication à l’avantage de la jeune Greta qui soignerait ainsi son image un peu pâlie depuis ses coups médiatiques en faveur du climat (grèves des étudiants p. ex.). Mais beaucoup de ceux appartenant à ce public blanc (par opposition aux citoyens d’origine non européenne) se déchaînent avec méchanceté et ironie sur la petite mêle-tout qui prétend sauver la planète et qui n’est qu’une emm…euse , remballée dans sa Suède natale en avion – elle qui luttait contre la démultiplication des voyages aériens !
Cette méchanceté gratuite des « blancs » m’interpelle. Elle montre une totale indifférence au sort des gazaouis et à la tragédie qui les frappe, affamés depuis des mois par le blocus imposé par Israël qui s’en prend aussi aux journalistes, aux O.N.G. et à leur personnel sur le terrain : on parle désormais de crime contre l’humanité. Cette situation intolérable se déroule dans le silence quasi total des gouvernements occidentaux qui n’osent pas froisser leur partenaire commercial israélien ni se faire accuser d’antisémitisme, comme l’est systématiquement tout qui critique la politique du gouvernement nationaliste de Netanyahou. Certains d’ailleurs comme les Etats-Unis sont ouvertement soutien déclaré à Israël qu’ils fournissent en armes pour écraser la résistance à Gaza et augmenter l’occupation des colons en Cisjordanie. Le massacre du 7 octobre par les malades terroristes du Hamas sert désormais de prétexte à une élimination de toute une population palestinienne (deux millions) dont le gouvernement israélien ne cache plus son intention de l’expulser totalement et définitivement du territoire de Gaza. Rappelons que les bombardements incessants ont déjà fait 55.000 morts, femmes et enfants compris, du côté palestinien.
La prudence diplomatique des politiciens est une chose déjà déplorable en soi. Mais la hargne et la froideur d’une frange importante des citoyens blancs en est une autre : Pourquoi une vie d’un arabe palestinien aurait-elle moins de valeur que celle d’un israélien, juif ou non ? Est-ce finalement une question de couleur ? De religion ? Les théories extrême-droitistes du « remplacement » ont encore pas mal de succès dans nos pays dit démocratiques… avec ce que cela induit comme peur et rejet des « foncés ». Les réseaux sociaux (contrairement à la plupart des médias traditionnels) s’en font une énorme caisse de résonnance qui conditionne et contamine toute une génération qui n’use pas d’autres sources d’information mais en profite pour se défouler sans freins. On sait le succès croissant du « complotisme » et des théories d’extrême-droite à fort relent nationaliste véhiculées sur ces réseaux qui ne font l’objet d’aucun contrôle.
La « Marche Mondiale pour Gaza » qui démarre du Caire aujourd’hui à travers le Sinaï pour rejoindre le point de passage de Rafa, aura-t-elle plus de succès que la Flotille de la Liberté ? J’en doute fort. Déjà un certain nombre de ces personnalités (médecins, avocats, artistes et autres humains conscients) ont été arrêtés dès leur arrivée à l’aéroport du Caire et expulsés manu militari par les égyptiens qui entendent rester en bons termes avec leur voisin Israël… Et cette Marche ne va pas stopper ni freiner la détermination de Netanyahou à « nettoyer » la bande de Gaza, lui qui a jeté son va-tout dans cette guerre pour conserver son poste et ne peut en aucun cas reculer. Au moins la Marche aura-t-elle valeur de cri dans ce désert d’indifférence voire de haine qui est celui de notre monde « blanchisé ». Ne rien faire c’est être complice, clament les participants à cette Marche pacifiste.
À propos de « blancs » racistes et nationalistes, on ne peut qu’être inquiet devant l’évolution radicale qui a lieu outre-Atlantique : la politique de Trump s’en prenant aux immigrés illégaux qualifiés par lui de « criminels » pour les expulser – cette politique rencontre un franc succès chez les blancs américains qui applaudissent à deux mains : dans les sondages, plus de 80% approuvent son action anti-immigrés. Même chez nous, certains, blancs eux aussi évidemment, n’y trouvent rien à redire. On arrête les gens chez eux au petit matin ou sur leur lieu de travail, pour les envoyer d’abord dans des lieux de détention (ce cher Trump voudrait aussi rouvrir Guantanamo !) puis les expulser vers leur pays d’origine. Les manifestations qui ont lieu à Los Angeles sont pour Trump un prétexte pour mettre de l’huile sur le feu en envoyant la Garde Nationale et faire de ces manifestants des « terroristes étrangers » dont il veut délivrer l’Amérique. Clairement, c’est une méthode qu’il affectionne : créer le chaos pour apparaître ensuite comme le sauveur, le cow-boy qui mate les méchants indiens en montrant sa force.
Cette pratique de déshumaniser certaines catégories sociales ou raciales en commençant par les plus faibles, afin d’en faire des boucs émissaires et assouvir les fantasmes d’une population blanche de « surhommes » supérieurs, cela rappelle cette idéologie nationaliste qu’on croyait d’un autre temps mais qui refait apparemment surface mutatis mutandi : la stigmatisation des Juifs par le nazisme et qui a conduit à ce que l’on sait. Stephen Miller, l’idéologue en chef de la Maison Blanche qui reprend actuellement auprès de Trump le rôle d’Elon Musk en disgrâce, a pour ambition de purger la société de la « vermine » étrangère et de tout ce qui a trait au Wokisme (diversité de couleur, d’orientation sexuelle, de culture…) y compris dans le langage, les livres, l’éducation et les médias. Des listes reprenant des mots qui doivent disparaître ont été envoyées aux établissements d’enseignement, des dizaines d’études et de thèses de doctorat ont disparu d’internet.
On sait aussi combien les universités comme Harvard, Columbia en particulier, sont dans le collimateur de Donald Trump et de ses maîtres à penser, accusées d’être des incubatrices de l’antisémitisme et du wokisme chez les étudiants. Les demandes de visas pour les étudiants étrangers ont tout bonnement été suspendues. En coupant les financement fédéraux (plus de 12 milliards de dollars) aux universités, en obligeant les institutions dans le supérieur à licencier en masse et à geler les embauches, en fermant les laboratoires de recherche pour, comme l’annonçait Trump avec jouissance, « éradiquer définitivement la folie antiaméricaine de nos institutions », il semble que nous voilà revenus au temps de l’Inquisition et des autodafés de livres brûlés sur les bûchers d’autrefois… Les dirigeants universitaires de tout le pays craignent que le gouvernement utilise l’arme financière pour contrôler les programmes, le recrutement des professeurs comme l’admission des étudiants.
Et tandis que les dotations fédérales sont taillées à la hache, les manifestants n’envahissent pas les rues… Dans une étude publiée en février 2024, le Pew Research Center pointe que 45% des Américains considèrent désormais que les universités ont un impact négatif sur le pays, contre 26% en 2012. Michael Sandel, professeur de philosophie à Harvard, analysait que le monde universitaire aux États-Unis avait été trop longtemps au cœur du mensonge méritocratique des élites démocrates : « Avec l’accroissement des inégalités, une très faible mobilité sociale et un enseignement supérieur largement fermé aux enfants de familles démunies, il n’est pas surprenant que beaucoup de travailleurs américains non diplômés aient fini par se sentir insultés, humiliés et méprisés par les élites surdiplômées. » Encore une fois, Donald Trump, en bon démagogue, a tapé juste auprès de son public populaire blanc, mâle et frustré. Quel génie, quand même !
Les réactions des démocrates américains tétanisés depuis leur échec cuisant à l’élection présidentielle, ces réactions sont presque inexistantes, à part celle du gouverneur de Californie Gavin Newsom qui a lancé un véritable réquisitoire contre Donald Trump : « La démocratie est attaquée sous nos yeux ». « Ce que nous voyons n’a pas trait à l’application de la loi – il s’agit d’autoritarisme, a-t-il déclaré. La Californie est peut-être la première. Mais ce ne sera pas la dernière. D’autres Etats suivront. La démocratie est la prochaine cible. »
Face à tout cela, l’Eglise catholique reste bien silencieuse, je trouve. Juste un appel gentillet du pape Léon XIV qui invite à « ouvrir les frontières » et condamne l’« esprit d’exclusion ». Dans son homélie de la Pentecôte, le pape américain n’a pas spécifiquement évoqué d’événements ou conflits, ni désigné des dirigeants, se contentant d’encourager les fidèles à s’ouvrir aux autres en éduquant les passions qui s’agitent en nous pour les contenir. Il fait référence à l’Esprit saint qui « ouvre également les frontières dans nos relations » tandis que l’Eglise doit « ouvrir les frontières entre les peuples et abattre les barrières entre les classes et les races ». En mettant en garde lui aussi contre le danger des réseaux sociaux, le pape a également déclaré que Dieu était un antidote aux relations toxiques marquées par « le désir de manipuler et de dominer les autres » et il a fait référence à la violence envers les femmes.
Bref, des choses justes et dites bien gentiment ; mais, quand donc l’Eglise et ses représentants oseront-ils enfin taper le poing sur la table et appeler un chat un chat ? Dénoncer le mal, c’est bien ; dénoncer ceux qui le font, au risque de ramasser des retours de flamme, c’est mieux !
L’Esprit de Pentecôte qui abat les murs et les frontières a encore beaucoup de travail devant lui…
Il y a 10 ans, le pape François a écrit ‘Laudato Si’ en présentant une vision courageuse pour notre maison commune la Terre. Alors que nous célébrons 10 années de prière et d’action ensemble, nous nous tournons vers un avenir encore meilleur. Le prochain chapitre de Laudato Si’ commence avec nous !
Un peu partout dans le monde et dans nos diocèses, des évènements ou des actions sont organisés pour remettre cette préoccupation essentielle sur le chantier. Et vous, qu’êtes-vous prêt à faire chez vous ?
Découvrez l’édito de la semaine de Vincent Delcorps, directeur de rédaction de CathoBel : cliquez ICI.
Une leçon d’humanité d’une étudiante chinoise de Harvard qui fait mouche en soutenant la diversité : Cliquez ICI !
Dimanche de Pentecôte 8 juin: « L’Esprit Saint et le joueur de Ney » (année C) – cliquez sur « homelie-du-padre«
INVITATIONS
PROCHAINE RENCONTRE DE « LECTIO DIVINA » (partage biblique): Jeudi 26 juin 2025 à 14h, chez Jeannine GERKENS, avenue F. Nicolay 10 à Stavelot. POUR TOUS ! (rens: 0493/50.53.18)
Le bulletin paroissial mai-juin : cliquez sur l’image ci-dessous
Très bon mois de mai à toutes et tous, et félicitations à tous nos jeunes communiants ou de profession de foi, ceux qui seront confirmés et les baptisés et leurs familles… et puis aussi les nouveaux mariés ; qu’ils s’inspirent de « l’amour en Dieu » tel que Léon XIV s’en réfère – voir article ICI.
Ce matin, en récitant la liturgie des heures, j’apercevais sur les toits qui m’environnaient une cheminée qui rejetait dans le ciel bleu sa fumée grise. Cela m’a rappelé l’événement qui agitait l’Eglise et le monde en ce moment : l’élection du futur pape qui devait succéder à François, pape hors normes s’il en était – et qui a ouvert encore davantage les fenêtres après le Concile Vatican II.
« Habemus papam ». La joie indescriptible de la foule massée place Saint-Pierre depuis l’apparition de la fumée blanche et attendant de savoir le nom de l’élu, cette joie atteignait tous les catholiques du monde reliés par la télévision ou la radio à ce moment historique. L’événement a eu une portée mondiale, vraiment universelle ; en effet, les médias de tous les continents – même ceux des pays communistes comme la Chine ou réputés d’autres religions comme l’Iran par exemple, se sont tous ensemble branchés sur le micro-Etat du Vatican pour relayer toutes les minutes de l’annonce du nouveau Pape, dont la figure revêt étonnamment dans ce monde troublé et éclaté qui est le nôtre, un caractère de « sage universel ».
Bienvenue donc à Roberto – désormais Léon XIV, pape américain-italien-français-péruvien, religieux augustinien, dont les premières paroles et surtout les premières décisions seront fort attendues et analysées, tout comme le sont déjà son parcours et son origine. Le choix de son nom de pontife annonce déjà une couleur particulière, une sorte de filiation spirituelle avec le pape de « Rerum Novarum », la grande encyclique sociale.
La question : François était-il un ovni, traversant l’Histoire avec des paroles et des gestes forts, mais sans que cela aboutisse à un engagement et des actes concrets de l’Eglise qui modifient durablement sa présence et son témoignage dans le monde ?
Le nouveau pontife semble avoir accepté cet héritage qu’il dit vouloir assumer et poursuivre dans un climat d’ouverture et de conciliation. Apaiser et continuer, mais aussi ouvrir à de nouveaux horizons pour l’Eglise dans la situation du monde et de l’histoire qui est celle d’aujourd’hui : Voilà l’objectif qui semble ressortir de la toute première prise de parole du nouveau pape, alors qu’il était visiblement ému, devant la foule innombrable serrée sur la place Saint-Pierre : « La paix soit avec vous tous ! »
« La paix soit avec vous tous ! » : c’est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon pasteur qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. Je voudrais moi aussi que ce salut de paix entre dans vos cœurs, qu’il parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu’ils soient, à tous les peuples, à toute la terre. Que la paix soit avec vous!
C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. […] Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas! Nous sommes tous entre les mains de Dieu. C’est pourquoi, sans crainte, unis main dans la main avec Dieu et les uns avec les autres, allons de l’avant. Nous sommes les disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière. L’humanité a besoin de Lui comme un pont vers Dieu et son amour. Aidez-vous aussi les uns les autres à construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, tous unis pour être un seul peuple toujours dans la paix. »
En somme, l’aventure de l’Eglise ne fait que commencer… Nous y sommes tous embarqués, « pour marcher ensemble, en tant qu’Eglise unie, toujours à la recherche de la paix, de la justice, cherchant toujours à travailler comme des hommes et des femmes fidèles à Jésus-Christ, sans crainte, pour annoncer l’Évangile, pour être missionnaires. »
Et, avec le visage souriant de François auquel Léon XIV a voulu rendre un hommage appuyé, une bénédiction d’un nouveau pape qui veut être lui aussi du peuple et dans le peuple : « Je suis un augustinien, fils de saint Augustin, qui a dit: «Avec vous, je suis chrétien et pour vous, évêque». En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu a préparée pour nous. »
« Un évêque ne doit pas être un petit prince assis en son royaume, il doit être proche du peuple qu’il sert et marcher avec lui, souffrir avec lui », déclarait-il également en 2024 dans une interview à Vatican News.
Peut-être cela aidera-t-il l’Eglise d’aujourd’hui à dépasser le malheureux clivage progressistes-conservateurs qui la mine comme une maladie et dessert son témoignage ?
Nos prières pour vous, Saint-Père, et merci au nom de tous les fidèles de l’Eglise de Jésus Christ d’avoir accepté cette lourde tâche et difficile mission !
Suite à l’article précédent (« L’espérance des mères et le sort de Gaza »), plusieurs personnes m’ont demandé comment elles pouvaient agir concrètement pour sauver les enfants de Gaza affamés et assoifés à cause du blocus mis en place par Israël. Nous pouvons interpeller notre gouvernement belge afin qu’il fasse pression sur l’Etat hébreu et son premier ministre Netanyahou, en signant la pétition en ligne lancée par l’ONG Oxfam que vous trouverez en cliquant sur le lien ci-après : #SpeakUpForPalestine ; il est possible aussi de faire un don à différentes ONG afin de relancer l’aide alimentaire à la population de Gaza – une fois qu’Israël aura accepté de lever le blocus. MERCI DE TOUT COEUR POUR LES ENFANTS ET LES MERES DE GAZA ! Le Ploumtion (Bernard Pönsgen)
QUI SERA LE PROCHAIN PAPE ? – QUELQUES REFLEXIONS…