C’EST QUOI, FINALEMENT, ÊTRE SAINT ? Méditation pour la fête de Tous les Saints : Cliquez ICI.
(extrait)…Notre époque n’accorde pas un grand crédit à ces personnages dit « Saints », alors que jadis ils étaient très populaires, invoqués autant sinon plus que Dieu lui-même. Et on leur trouvait plein d’utilités : l’un retrouvait les objets perdus, l’autre calmait les rages de dents, un autre encore veillait sur les moissons, faisait la pluie et le beau temps, d’autres patronnaient les jeunes accouchées ou empêchaient les convulsions du nourrisson… Bref, toute une panoplie !
À l’époque où la médecine était balbutiante ou trop chère pour les gueux, le recours aux prières des Saints était assurément un must. Aujourd’hui, on fait davantage confiance à la science des docteurs et des pharmaciens qu’aux vertus thaumaturgiques des canonisés. (Quoique : les très populaires Antoine et Rita ont encore leurs fans ! Il suffit d’aller voir à Harre leur sanctuaire rempli de bougies et d’ex-votos.)
Alors, la Toussaint en perte de vitesse ? Au lieu de revêtir l’aube blanche des sauvés (cf Apoc 7,9.13), faudra-t-il bientôt s’habiller de noir avec un masque grimaçant ? N’allons pas trop vite en besogne… [pour lire le texte entier, cliquez ICI]
MESSES DE TOUSSAINT ET DES DEFUNTS DANS NOTRE UNITE :
Vendredi 31 octobre,
11h15 messe à la mémoire des défunts à la maison de repos
Il est arrivé : le bulletin paroissial nov.-déc. !
Vous pouvez le consulter ou le télécharger en cliquant ICI (ou sur l’image)
Premier texte officiel (et orientation pastorale pour l’Eglise) de Léon XIV
Dilexi te » – « Je t’ai aimé ». Tel est le titre de la première exhortation apostolique du pape Léon XIV, publiée ce 9 octobre 2025. Élu le 8 mai dernier, le pontife américano-péruvien assume pleinement l’« héritage » du pape François en signant un texte de 121 paragraphes sur « l’amour envers les pauvres ». Faisant de l’attention aux pauvres la boussole de l’Église catholique, le pape appelle les chrétiens à vivre la charité au quotidien, à refuser les idéologies qui conduisent à l’immobilisme ou font perdurer une « économie qui tue », et à dénoncer les « structures d’injustice ». Dans le sillage de son prédécesseur qui avait lancé la rédaction de cette exhortation, Léon XIV réitère son message en faveur des migrants, des femmes maltraitées, des prisonniers ou bien de l’éducation des pauvres.
Voici les quatre appels lancés par Léon XIV dans le premier grand texte de son pontificat :
Un message fort pour réveiller les consciences, décrypté en 4 points sur Aleteïa.org
Invité d’honneur à la tribune de la FAO (Food and Agriculture Organisation), le Pape Léon XIV décrit la persistance de la faim dans le monde comme un échec collectif.
Le pape Léon XIV a nommé ce 6 octobre le père Fabien Lejeusne à Namur-Luxembourg et le père Frédéric Rossignol à Tournai. Une double nomination qui ouvre une nouvelle étape pour l’Église en Belgique. Qui sont-ils ? Suivez le lien : FABIEN-FREDERIC
L’horaire des messes pour les mois de NOVEMBRE-DECEMBRE est disponible !
Gaza, la fin d’un cauchemar ? On peut en douter, même si pour les otages israéliens enfin libérés et leurs familles, c’est évidemment un grand soulagement. Mais l’accord de paix arraché de force par Trump est en réalité si fragile qu’il peut voler en éclat à tout moment. Sur les vingt points de cet accord, seuls quelques-uns sont appliqués pour l’instant ; les autres comme le désarmement du Hamas et son retrait de la direction politique de l’enclave palestinienne paraissent bien illusoires. Quand à Netanyahou dont le bras avait été tordu par son ami Trump qui rêvait toujours d’obtenir son hochet du prix Nobel de la paix, il n’attend sans doute qu’un dérapage du côté du Hamas pour relancer son offensive et « terminer le travail » – avec les mains libres cette fois puisqu’il n’a plus à craindre les manifestations en faveur des otages, au contraire il est crédité d’un regain de popularité grâce à cette libération, malgré les casseroles qu’il traîne derrière lui. Casseroles judiciaires (il est accusé de corruption, fraude et abus de confiance) que l’ami Trump, gentiment, a proposé de gracier, lors de sa visite en Israël devant l’assemblée de la Knesset ! Quelle bonne idée… Au fond, pourquoi pas : c’est méchant, n’est-ce pas, de poursuivre en justice un si bon copain – et puis, les juges, on le sait, ce sont tous des corrompus, il faut les mettre au pas ou les éliminer…
Donc la paix, la vraie paix, est encore très loin. D’un côté comme de l’autre, les extrémistes n’ont pas renoncé à leurs objectifs funestes. Juste un sursis pour cette population de Gaza affamée et décimée qui, elle, est réellement prise en otage avec impossibilité de quitter ce territoire maudit. Il n’y aura point de paix tant que les doctrines, sioniste d’une part, anti-israël d’autre part, seront inculquées aux enfants qui reproduiront les méfaits de leurs parents. Un pays à deux Etats est une illusion quand chacun des deux camps a dans son disque dur mental la destruction ou au moins l’éviction de l’autre. Déconstruire ce logiciel sera extrêmement difficile, tant la haine a progressé du fait des blessures encourues depuis le 7 octobre 2023. Il reste bien entendu des colombes, des artisans de paix, mais ils sont peu nombreux. Je suis frappé par l’indifférence avec laquelle la majorité des israéliens même éduqués considèrent les souffrances de la population palestinienne. La colonisation de la Cisjordanie a repris avec encore plus d’ampleur et de brutalité ; les palestiniens sont littéralement chassés de leurs terres et de leurs maisons, à l’encontre de tout le droit international et des résolutions des Nations-Unies dont Israël n’a que faire (1).
Je reconnais que ce que je dis là n’a rien d’optimiste ; les erreurs du passé se paient toujours très cher, et l’histoire de ce bout de terre à deux peuples en est pleine, hélas, engendrant drame sur drame. À ce pays si complexe, il ne peut pas y avoir de solution simple. Apprendre à cohabiter pacifiquement et dans le respect de l’autre et de ses droits prendra beaucoup de temps, plusieurs générations sans doute – à condition que des fanatiques (palestiniens ou israéliens) ne viennent pas à nouveau jeter de l’huile sur le feu, et aussi que la communauté internationale cesse d’être paralysée par le fameux droit de veto ou des calculs bassement financiers.
En attendant, les communautés chrétiennes qui subsistent à Gaza, en Cisjordanie occupée ainsi qu’à Jérusalem partagent entièrement le sort de leurs compatriotes musulmans. Les exactions violentes des colons juifs s’adressent autant à eux qu’à leurs frères de l’autre confession. Les évêques locaux et les responsables des Œuvres pour les Eglises d’Orient dénoncent l’impact désastreux de ces incessantes brutalités sur les non-juifs et la catastrophe humanitaire qui a lieu à Gaza. Les actes ouvertement haineux de certains juifs israéliens envers le christianisme vont se multipliant, relèvent-ils. Les dialogue interreligieux est aujourd’hui pratiquement impossible, tant le sentiment de méfiance est devenu délétère suite aux événements du 7 octobre 2023 et à la barbarie guerrière tout à fait disproportionnée qui a suivi. Les pèlerinages en Terre Sainte, qui étaient une des principale ressource économique de la population chrétienne, ont totalement disparus, ce qui a un effet désastreux sur le commerce et la santé économique de la population chrétienne, dont une part toujours plus importante se voit poussée à s’exiler. Ces communautés parmi les plus anciennes du monde sont donc en danger de disparaître, les écoles connaissent aussi des difficultés abyssales.
Pourtant, que ce soit à Damas, à Gaza, à Jérusalem ou en Cisjordanie, ces chrétiens souffrent sans pour autant cesser de croire ni de prier. Ils comptent aussi sur la solidarité de leurs frères et sœurs chrétiens d’occident. NOUS POUVONS LES AIDER EN VERSANT UN DON (REGULIER) à SOLIDARITE-ORIENT ASBL rue Marie de Bourgogne 8 – 1050 Bruxelles via le compte BE51 5230 8142 0562. (2)
Par le message évangélique qu’ils incarnent, les chrétiens d’orient, même devenus moins nombreux, demeurent une force morale qui invite à l’écoute et à la réconciliation dans une terre tant labourée par la haine. La paix ne s’obtient pas par les armes, mais par l’exemple de la fraternité et de la solidarité. Ne cessons pas de prier pour les peuples palestiniens et israéliens, ukrainiens et russes, congolais et rwandais…, souvent victimes de la soif de pouvoir de leurs dirigeants, mais témoignons-leur aussi de notre fraternité par des gestes concrets si nous le pouvons.
Le Ploumtion
Notes :
(1) La colonisation de la Cisjordanie par Israël est considérée comme illégale par l’ONU et est en violation de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2334 de 2016 qui exige l’arrêt immédiat de toute activité de colonisation. Les Nations Unies et la Cour internationale de Justice estiment que les colonies israéliennes constituent une violation du droit international, une menace existentielle pour la solution à deux États et qu’elles entravent la contiguïté territoriale de la Palestine.
(2) Solidarité-Orient asbl est un organisme catholique reconnu par la Conférence des évêques de Belgique et placé sous le haut patronage de Sa Majesté la Reine, qui a pour but l’aide sous toutes ses formes aux communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient qui, depuis plusieurs siècles, vivent au cœur de l’Islam et contribuent à l’épanouissement social, culturel et religieux des civilisations arabes et orientales. Solidarité-Orient asbl édite aussi un bulletin d’information extrêmement bien renseigné sur la vie et les défis actuels de ces communautés qui partagent la même foi que nous. Site à consulter (et si vous désirez vous abonner) : orient-oosten.org ou écrire par e-mail à orient.oosten@skynet.be
Pas beaucoup de bonnes nouvelles ces temps-ci hélas… Mais le propre du chrétien n’est-il pas de cultiver l’espérance ? Et de s’engager. « C’est avant l’aube que l’obscurité est la plus épaisse », disait un habitant de Gaza. Il faut croire en la lumière !
Le Ploumtion
Les « émissions concédées » (religieuses et philosophiques) à la RTBF : chronique d’une mort annoncée ! Le public va-t-il réagir ?
À partir du 1er janvier 2026, la RTBF cessera de financer les émissions religieuses qui seraient remplacées aux meilleures heures du dimanche matin par du sport (exceptée la messe qui ne fait pas partie de ces « émissions concédées » mais est reconnue comme culte. Officiellement, la chaîne invoque des économies budgétaires imposées par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais derrière cette justification comptable, beaucoup y voient une étape supplémentaire d’une évolution radicale qui vise à lisser-gommer progressivement les spécificités convictionnelles et les courants d’opinion dans l’espace public. Au bout du processus, une société aseptisée, sans repères et sans dialogue. « Les menaces que la RTBF fait peser sur lesémissions concédées ne sont pas anodines », ajoute Vincent Deleclos. « Elles risque d’accroître le poids des extrêmes. »
Depuis des décennies, la RTBF réservait un espace d’expression aux cultes reconnus, permettant aux communautés catholique, protestante, orthodoxe ou juive de concevoir des émissions diffusées chaque semaine. Ces programmes, appelés “émissions concédées”, sont portés par une quinzaine d’associations représentatives, avec le soutien financier et technique du service public. Ce modèle, garant du pluralisme et de la visibilité des traditions spirituelles, appartient désormais au passé.
Parmi les rendez-vous emblématiques menacés figurent Il était une foi, Présence protestante, Orthodoxie ou encore Shema Israël. À l’avenir, les associations devront financer elles-mêmes leur production, une charge que beaucoup jugent insurmontable. La RTBF estime pour sa part qu’il est « impossible de maintenir la mise à disposition gratuite de ses moyens de production », compte tenu des restrictions budgétaires imposées par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le public de ces émissions réagira-t-il ? …Il y a quelques années d’ici, une très large pétition avait réussi à contraindre l’opérateur télécom Voo à conserver parmi ses chaînes gratuites la chaîne KTO…
4 octobre : saint François d’Assise, le « frère universel non-violent »
Voir l’article de Cathobel et la vidéo incluse : « Dieu n’est pas celui qui écrase… » : CLIQUEZ ICI.
La « Flotille pour Gaza » arraisonnée par Israël: l’espoir s’éloigne
Ce vendredi, des dizaines de milliers de manifestants dans le monde se rassemblent devant les ambassades pour dénoncer l’arraisonnement de la Flotille pour Gaza et la mise en détention de 400 activistes dont plusieurs belges. Des ONG humanitaires comme la Croix-Rouge ont déclaré qu’elles ne pouvaient plus maintenir leur travail sur le terrain vu l’offensive en cours. Désormais, le silence (pas celui des armes mais celui des consciences) s’abat sur ce qui est décrit comme un nettoyage ethnique par les derniers observateurs. Après, ce sera le silence des cimetières…
« Nous avons l’obligation de conscience de ne jamais trahir notre humanité » (Card. Pizzaballa, Veillée pour la paix à San Egidio, Rome)
PROCHAINE RENCONTRE DE « LECTIO DIVINA » (partage biblique): Jeudi 9 octobre 2025 à 14h, chez Jeannine Gerkens, av. F. Nicolay 10 à Stavelot. POUR TOUS ! (rens: 0493/50.53.18)
C’eût été risible… si ce n’avait été si affligeant et consternant. Hier soir au siège des Nations Unies, le président de la nation la plus puissante du monde a fait un discours à son image, décousu et à l’emporte-pièce, univoque, agressif, ne cherchant en aucun cas à construire un consensus, vantard et menaçant.
Le nombre de contre-vérités et d’approximations contenues dans ce chef-d’œuvre de loufoquerie est ahurissant. Depuis ses attaques contre l’immigration et les énergies renouvelables, accusées par lui de « détruire une grande partie du monde libre », jusqu’à ses accusations contre le Brésil de Lula qui « persécute son ami Jair Bolsonaro », en passant par les reproches acerbes à l’OTAN, à l’Union européenne, et les piques contre ses prédécesseurs Biden et Obama, tout le monde en a pris pour son grade. Trump érige les Etats-Unis et s’érige lui-même en donneur de leçons.
Son réquisitoire n’a cependant étonné personne : quelque part, le monde occidental a déjà sans doute fait son deuil des Etats-Unis comme partenaire et allié ; ceux qui l’écoutent et le suivent ne sont souvent que des affidés, vassaux économiques ou pique-bœufs de la bête politique.
Le résumé de son discours-fleuve est : Nous (je) sommes les meilleurs ; nous (je) sommes les plus forts ; nous (je) sommes les plus admirables. « Aucun pays ne nous arrive à la cheville » (cit). Allez vous rhabiller et inclinez-vous devant nous (moi) !
Parfois quand même un fond de vérité : « Quel est le rôle des Nations unies ? L’ONU se contente principalement d’écrire des lettres très fermes, sans jamais y donner suite. Ce ne sont que des paroles en l’air, et les paroles en l’air ne résolvent pas les guerres. »
Mais quand Donald Trump profère que « l’ONU soutient les personnes qui entrent illégalement aux États-Unis » et que « les Nations Unies financent une offensive contre les pays occidentaux et leurs frontières » (par les immigrés), ces attaques absurdes et sans fondement envers l’institution internationale ne sont-elles pas un exemple de plus de sa haine du multilatéralisme ?
Trump étale également sans hésitation son climatoscepticisme bien établi : pour lui, le changement climatique est « la plus grande escroquerie jamais perpétrée dans le monde ». – (La tête des représentants des pays qui commencent déjà à souffrir considérablement de ce changement !) Le président américain se fait même poète quand il dit : « N’utilisez jamais le mot “charbon” — utilisez uniquement les mots “charbon propre et beau”. » À pleurer !
Notre héros se pose aussi en faiseur de paix – et candidat tout à fait recommandable pour le Prix Nobel du même nom. Selon lui, il a « arrêté sept guerres » (en achetant bien sûr le silence des armes par des contrats juteux ou des menaces, mais jamais en traitant les problèmes de fond). Concernant l’Ukraine, s’il admet son échec, il en reporte évidemment la responsabilité aux autres, en particulier les pays de l’OTAN qui achètent encore les produits énergétiques russes – en fait, il n’y a plus que la Slovénie et la Hongrie qui sont dans ce cas. Mais il continue de ménager son ami Poutine avec lequel, dit-il : « mes relations ont toujours été bonnes ». Concernant Gaza, il continue de suivre indéfectiblement la ligne de son allié israélien Netanyahou – peut-être le dernier allié – tout en appelant vaguement à un cessez-le-feu (auquel pourtant les Etats-Unis ont à nouveau opposé leur véto lors d’une dernière résolution du Conseil de sécurité le 18 septembre dernier). On n’est pas à une contradiction près.
Apparemment, seul le critère économique (à court terme) semble motiver toutes ces leçons présidentielles de l’homme le plus fort et le plus doué du monde : jamais le facteur humain n’est pris en compte. Instrumentalisant la religion chrétienne (et peut-être J-D Vance est-il derrière lui dans cette manipulation) qu’il affirme être « la plus persécutée au monde » et menacée par l’immigration, Trump se pose en défenseur des valeurs traditionnelles et ultra-conservatrices : « les nations fières devraient être autorisées à protéger leurs communautés et à empêcher que leurs sociétés ne soient submergées par des gens qu’elles n’ont jamais vus auparavant, avec des coutumes différentes, des religions différentes, tout est différent. »
Dans ce discours de près d’une heure, Donald Trump a livré sa vision du monde dans sa forme la plus brute. Force est de reconnaître qu’il a été écouté, dans un silence pesant et consterné. Le show auquel il s’est livré montre une fois de plus que le bateau Etats-Unis avec leur président à sa tête s’éloigne de plus en plus de la flotille des nations du monde. Un isolationnisme et une politique extérieure en seul rapport de force et de domination qui va laisser des marques durant des décennies… La fin d’un monde ? Et celle d’un rêve en tout cas…
Le Ploumtion
« Toute société réfère ses jugements et sa conduite à une vision de l’homme et de sa destinée. Hors des lumières de l’Evangile sur Dieu et sur l’homme, les sociétés deviennent aisément totalitaires » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.257)
Au moment où je publiais ces lignes, un pilonnage tel qu’il n’y en avait pas encore eu de cette violence venait d’avoir eu lieu la nuit dernière sur la ville de Gaza, au point que selon les témoins sur place on y voyait comme en plein jour. Ce bombardement intense précède l’invasion sur le terrain des forces terrestres et blindées, officiellement pour « nettoyer Gaza ». Les habitants, prévenus 5 minutes avant le début du bombardement, fuient désorientés, sans refuge où se mettre en sécurité. Tsahal a prévenu que le coût en vies humaines serait lourd…
« Ce n’est pas le monde que nous voulons ! »(Pierre Galand, président de l’Association belgo-palestinienne (ABP), président de l’Organisation mondiale contre la torture – Europe). Je ne peux que m’associer à cette déclaration.
Une mobilisation populaire comme celle à laquelle nous avons assisté ce dimanche 7 septembre à Bruxelles, il n’y en a pas souvent ! Pour Gaza et ses habitants palestiniens, entre 70.000 et 110.000 personnes se sont levées, « pour ne pas devenir fous », comme le soulignait Béatrice Delvaux dans son éditorial du Soir (Le Soir, lundi 8/09/2025 pages 1 à 3). Car il y a cette gravissime question : Comment les gouvernements européens dans leur ensemble, et la Commission européenne en particulier, peuvent-ils demeurer si mous et si lâches devant les crimes atroces perpétrés à Gaza par l’armée israélienne pilotée par la clique fascisante de Netanyahou ? On n’a jamais vu cela, une population toute entière sommée de partir (où?) à moins d’être écrasée sous les bombes ou massacrée par l’arme la plus abjecte, celle de la faim ! « Au fil de ma carrière, déclare Pierre Galand, j’ai vu des régions où sévissait la famine. Mais je n’ai jamais vu une situation comme celle-ci, où des enfants meurent de faim alors que trois kilomètres plus loin, il y a 3.000 camions chargés de nourriture qui sont interdits de passage. Ce n’est pas le monde que nous voulons ! »
Et interpelle aussi la mollesse de la diplomatie belge (et européenne) laquelle refuse de remettre en question les accords commerciaux et diplomatiques avec l’Etat israélien – juste une reconnaissance théorique (et hypocritement conditionnelle) d’un Etat palestinien fantôme qui n’a pas les moyens de prendre son existence en mains – ce qu’Israël veut éviter à tout prix.
Je n’en suis pas à mon premier article sur Gaza (cf. « Le Ploumtion » 8, 9, 10, 11…) – publiés sur un site paroissial à audience très modeste. Sans doute n’est-ce pas l’information que recherche la majorité des visiteurs de ce site – lequel a surtout pour vocation de communiquer des horaires de messe, des renseignements pratiques pour organiser des communions, des manifestations cultu(r)elles… Mais, tant que mon curé me le permet, encouragé aussi par certaines de vos réactions, je ne peux pas m’empêcher de pousser un cri et de partager par ce moyen mon indignation, ma révolte et ma profonde tristesse à propos de ce qui se passe sur ce bout de « Terre Sainte ». Afin de pouvoir me considérer moi-même comme humain et ne pas tomber dans l’indifférence, la résignation. Pour ne pas devenir fou.
Oui, « nous sommes en train de devenir fous en silence » comme le balançait Hisham Matar, écrivain libyen et Prix Pulitzer en exil, cité par Béatrice Delvaux dans son éditorial. On devient fou, le monde devient fou, quand les valeurs universelles qui imposent le Sens commun de l’Humanité et le Droit International sont bafoués ostensiblement et cyniquement, à Gaza…, en Ukraine…, en Somalie…, au Yémen…, aux Émirats…, au Congo…, aux Etats-Unis…, en Chine… de plus en plus et sans que la communauté internationale et ses institutions (les Nations-Unies e.a.) lèvent le petit doigt, paralysées depuis longtemps par une ‘realpolitik’ influencée par des lobbies économiques très puissants. On a aujourd’hui l’impression que, dans la gestion du monde, seule la puissance – la force brutale compte au détriment de l’humain, ce que semble démontrer la multiplication actuelle d’autocrates et de dictateurs qui ne se cachent plus derrière des paravents soi-disant démocratiques. Trump en est l’exemple-phare.
Le péché contre l’Esprit-Saint (le seul qui selon le Christ est impardonnable parce qu’il appelle bien le mal et mal le bien), n’est-ce pas ce qui est en train de se commettre quand les journalistes qui dénoncent au risque de leur vie les crimes commis, les membres des O.N.G. humanitaires souvent aussi pris pour cibles, les femmes et hommes politiques qui osent s’élever pour défendre la dignité et l’intégrité humaine,… sont traités de « terroristes antisémites » et menacés comme tels ? La flotille pour Gaza qui vient juste de quitter Tunis pour apporter de l’aide humanitaire à la population gazaouie affamée mais surtout interpeller l’opinion internationale, cette armada de bateaux qui rassemble 44 nationalités différentes avec des personnalités de tous horizons (comme par ex. l’activiste Greta Tunberg) fait déjà les frais de ce détournement sémantique : les participants catalogués comme « terroristes » seront arrêtés et détenus dans les prisons israéliennes de haute sécurité, a averti le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, représentant de l’extrême-droite. (Il semblerait que la flotille ait déjà été attaquée par un drone israélien.)
Ce n’est qu’un exemple de la pratique éhontée du mensonge et de l’inversion dans les discours pour créer des « vérités parallèles » destinées à manipuler les opinions et à justifier les actes répréhensibles ou les politiques agressives des gouvernants autocrates. Nous avons de nombreux artistes en la matière (Trump, Poutine, Xi Jinping, Netanyahou, et j’en passe). Le problème c’est qu’au travers des réseaux sociaux et des autres médias, ce genre de pratique (l’usage de l’inversion de la vérité ou péché contre l’Esprit) risque de se généraliser chez tous les détenteurs du pouvoir, en créant ainsi un « nuage », une brume faite de réalité altérée à l’aide de communication mensongère permanente. Le résultat c’est qu’à terme le public ne peut plus distinguer le vrai du faux. Les opinions sont cristallisées dans des systèmes idéologiques dont elles ne peuvent plus s’échapper par manque d’esprit critique. Le but est atteint.
La manifestation monstre de dimanche à Bruxelles me redonne cependant espoir. La conscience n’a pas disparu dans une importante partie de la population belge – de tous bords, origines sociales et religions confondues. Comme le rappelle Pierre Galand, « il y a des moments où les peuples se réveillent et se soulèvent. Cela a été le cas contre la guerre du Vietnam et l’usage du napalm, puis plus tard pour dénoncer l’apartheid en Afrique du Sud et réclamer la libération de Nelson Mandela. Et maintenant, c’est cette famine à Gaza qui est au centre de la révolte. »
Pour ne pas devenir fous (et rester humains), révoltons-nous !
Le Ploumtion
P.S. En complément, après les événements de cette nuit à Gaza, je joins ce lien vers une interview fort intéressante publiée le 15 septembre sur RCF et qui reprend l’historique du conflit et les perspectives… à ne pas manquer ! « Conséquences de la reconnaissance de l’Etat palestinien » par Jean-Paul Chagnolaud (ancien diplomate).
Rentrée des catéchèses :(1ère communion/profession de foi) : voir bulletin paroissial ci-dessous page 7
Septembre est le « Temps pour la Création » pour les chrétiens, une période de prière et d’action allant du 1er septembre au 4 octobre, voulue par le pape François, qui marque le début d’un mois consacré à la prière pour la sauvegarde de la Création et se termine le 4 octobre, jour de la fête de Saint François d’Assise, saint patron de l’écologie. Cette célébration œcuménique invite les croyants à renouveler leur engagement à prendre soin de la planète, notre « maison commune ».
En 2025, la « «Semaine Sainte des créatures» (ou Temps pour la Création) a pour thème « Paix avec la Création » (suivre le lien) et invite à l’engagement pour la justice climatique et sociale, avec le Cette période qui rassemble les chrétiens du monde entier commence par la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, le 1er septembre.
Les Journées européennes du patrimoine sont des manifestations nationales et internationales annuelles qui permettent au public la découverte de nombreux édifices et autres lieux qui ne sont souvent qu’exceptionnellement ouverts au public, ou de musées qui vont alors modifier leur offre voire leur tarification pour l’occasion.
Date : sam. 13 sept. 2025 – dim. 14 sept. 2025
La ville et la paroisse de Stavelot s’associent au programme de ces journées qui pour la Wallonie est consutable sur le site de l’AWaP . En particulier, vous pourrez découvrir sur le site de l’abbaye le patrimoine gustatif des moines durant la période de l’abbé Wibald : A LA TABLE DES MOINES (suivre le lien) et, en l’église Saint-Sébastien, visite guidée de l’orgue suivi d’un mini-concert : L’ORGUE ET SON FONCTIONNEMENT (suivre le lien).
L’horaire des messes pour les mois de: AOÛT-SEPTEMBRE-OCTOBRE est disponible !
PROCHAINE RENCONTRE DE « LECTIO DIVINA » (partage biblique): Jeudi 11 septembre 2025 à 14h, chez Jean-Philippe LEGRAND, Sous-Wérimont 22 à Stavelot. POUR TOUS ! (rens: 0493/50.53.18)