Toussaint : fête de la Vie et des Vivants !
La Toussaint est une fête unique qui s’adresse à chacun d’entre nous, qu’on soit un croyant fervent, un chercheur de Dieu ou même un non-croyant. Pourquoi ? Parce qu’elle touche à notre condition commune : nous savons tous, au fond de nous, que notre vie terrestre a un terme. Nous avons tous, un jour ou l’autre, pleuré un être cher, un parent, un ami, un compagnon de route.
Pourtant, la Toussaint n’est pas la fête des morts. Pour cela, il y a le 2 novembre, cette journée de mémoire où nous prions pour tous nos défunts. La Toussaint, elle, célèbre la Vie avec un grand V : le bonheur immense de ceux qui sont entrés dans la Vie de Dieu. Elle nous montre l’aboutissement de notre propre marche chrétienne.
La Toussaint – même concurrencée par les mascarades d’Haloween, reste ancrée dans nos calendriers, et c’est une chance. Elle a un intérêt humain et spirituel profond : elle nous oblige, au moins une fois par an, à faire une pause et à interroger nos représentations de la mort, et surtout de la vie après la mort. Chaque année, elle nous pose la même question intime : « À quoi crois-tu ? Qu’espères-tu ? »
Les célébrations
Samedi 31 octobre : veille de la Toussaint
18h00 messe à Côo (bénédiction des tombes)
Dimanche 1er novembre : fête de la Toussaint
09h00 messe à Francorchamps (bénédiction des tombes)
10h30 messe à Stavelot
14h30 messe à Francheville (bénédiction des tombes)
15h00 messe à Hockai (bénédiction des tombes)
Lundi 2 novembre : mémoire des défunts
10h30 office des défunts à Stavelot, suivi de la bénédiction des tombes.
HOMELIE :
Chers frères et soeurs, la Toussaint nous bouscule chaque année avec la même question, directe et intime : « À quoi crois-tu ? Qu’espères-tu ? »
Je dois vous avouer une chose : les vieilles images d’un paradis lointain, avec ces cortèges de gens en robe blanche et auréole dorée, entourés d’anges enluminés, me paraissent aujourd’hui bien fatiguées ! Ces représentations de foules béates assises sur des nuages à chanter des cantiques pour l’éternité, ne font effectivement plus rêver grand monde à notre époque. Pour certains, une éternité statique semble même terriblement longue et ennuyeuse. Face à cela, notre monde moderne s’est un peu désintéressé de l’au-delà. À la place, il a inventé son propre mirage : le transhumanisme. À coups de milliards, de technologie et de parapharmacie, certains essaient de prolonger indéfiniment notre vie biologique, de fabriquer une immortalité terrestre. On veut repousser la mort, parce qu’au fond, elle nous fait peur.
Mais notre espérance chrétienne est tellement ailleurs ! Rien à voir avec cette fuite en avant technologique. Pour nous, catholiques, le Paradis n’est pas un laboratoire, et il ne commence pas après notre dernier soupir. Il se construit ici-bas, aujourd’hui même, dans le concret de nos existences.
Comment ? Jésus nous donne la feuille de route dans l’Évangile de cette fête : la charte des Béatitudes.
Le Sermon sur la montagne n’est pas un catalogue d’injonctions morales impossibles à suivre. C’est le « portrait craché » du bonheur selon Dieu. Jésus prend nos logiques humaines à contre-pied. Là où le monde nous dit : « Heureux les puissants, les riches, ceux qui profitent et qui écrasent », Jésus murmure :
- « Heureux les pauvres de cœur » – ceux qui ne sont pas pleins d’eux-mêmes, qui ne sont pas comblés par leurs propres biens, mais qui font de la place pour Dieu et pour les autres.
- « Heureux les doux » – ceux qui refusent la violence et la loi du plus fort.
- « Heureux les miséricordieux » – ceux qui savent pardonner, qui brisent le cycle de la rancœur.
- « Heureux les artisans de paix » – ceux qui jettent des ponts là où les autres construisent des murs.
Ces neuf Béatitudes qui se répètent comme un refrain sont autant d’éclats de la joie pascale. Elles nous montrent que le bonheur durable, éternel, s’enracine dans l’acceptation de nos blessures et de nos pauvretés, que l’Amour de Dieu vient transfigurer pour en faire des occasions d’aimer.
Le Paradis dont nous parle Jésus se cache dans chaque geste d’amour discret, dans chaque main tendue, dans chaque instant de don de soi. Le vrai bonheur chrétien n’est pas une perfection illusoire. C’est simplement l’acceptation de nos fragilités pour en faire un escalier vers le Ciel, un espace où notre ego diminue pour laisser toute la place à l’Amour.
Et là, je revois – et vous revoyez aussi, frères et sœurs, toutes ces personnes qui nous ont fait du bien, nos parents, une grand-mère, un grand-père, un prêtre, un instituteur, des voisins… des gens tout simples ! C’est eux que nous fêtons aussi, en ces fêtes jumelles de Toussaint et des Défunts qui s’entremêlent, presque par la force des choses: nous leur manifestons notre reconnaissance pour tout ce qu’ils nous ont transmis, nous ont communiqué de la part de Dieu. Ils sont aussi nos « saints » du quotidien dont les vies nous encouragent et nous soutiennent !
Mes amis, pour être tout à fait honnête avec vous, je ne cours pas après une sainteté, une perfection héroïque qui me dépasse. Je crois en fait que pour emboîter le pas aux saints, il faut d’abord se détacher de cette injonction, cet impératif d’être ‘parfaits’. Les saints ne sont pas des gens parfaits ! Non, il s’agit plutôt, avec humilité mais détermination, se laissant inspirer par l’Esprit d’Amour, d’accepter chaque jour de céder à l’élan généreux de notre cœur et d’ouvrir les yeux sur tout le bien discret qui tisse notre quotidien pour le faire grandir. Voilà la vraie sainteté : Les Béatitudes ne sont pas des règles morales épuisantes, ce sont des éclats de joie pascale à accueillir au jour le jour.
=> Mon espérance pour chacun de nous, frères et sœurs, c’est qu’à la fin de notre voyage, vous et moi nous soyons devenus pauvres d’orgueil, mais infiniment riches d’amour partagé. Alors, nous n’aurons plus qu’à nous laisser tomber avec confiance dans les bras de Celui qui n’est qu’Amour.
Lorsque je regarde les photos de nos défunts, sur enaos ou bien dans les salons de nos maisons, je les vois si souvent sourire. Ils nous sourient ! Plus qu’un simple souvenir, pour moi c’est comme un rappel, une confiance qu’ils nous attendent pour partager leur joie, une joie profonde, vivante et éternelle. La joie de Dieu !
Amen.
B.P.
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Samedi 7 novembre à 11h: ordination sacerdotale de Frère Renaud à Wavreumont par Mgr Delville – Bienvenue à tous !
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Ils ont été bénis ! (nos fidèles compagnons)

Organisée comme les années précédentes par le Haras des Prés Cléments, la bénédiction de Saint Hubert a rassemblé dimanche 25 octobre une gentillette foule de sabots et de griffes, de museaux et de crinières… On y a même vu un très mignon petit furet! N’y manquait que la jolie licorne, comme dit la chanson.

Dans une ambiance décontractée animée par les cors de chasse du « Rallye Trompes des Fagnes » et sous un soleil d’automne bienvenu, tous nos petits compagnons à quatre pattes ont défilé pour recevoir avec la bénédiction de saint Hubert, patron des cavaliers, un morceau de pain béni ou une petite friandise. Ensuite, les maîtres purent se restaurer et se rafraîchir sur place grâce au bar et à la petite restauration proposée par Le Figaro et Lily Délices en poursuivant ces échanges amicaux qui ne demandent qu’à être renouvelés. Et vive saint Hubert !

Bénédiction des animaux
« Seigneur notre Dieu, écoute la prière de tes fidèles cavalier et maîtres : Ils ont amenés aujourd’hui leurs montures et leurs autres animaux domestiques : pour ces précieux compagnons, exposés aux dangers et aux maladies comme la rage, ils demandent ta bénédiction ; les uns et les autres comptent filialement sur ta protection. Ils se sont rassemblés ici en l’honneur de Saint Hubert et te supplient, par l’intercession de ce Saint Patron, de chevaucher ensemble sains et saufs sur les routes de la vie et de parvenir ainsi jusqu’à Toi, leur Créateur et leur Maître. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen ! »
Bénédiction du pain
Seigneur notre Dieu et Père, nous te demandons humblement, par l’intercession de Saint Hubert, d’accorder ta bénédiction sur ce pain, fruit de la terre que tu nous as donnée et du travail des hommes, pour qu’il devienne un aliment bénit, afin que tous ceux qui s’en nourriront y trouvent la force spirituelle et corporelle dont ils ont besoin, et nos montures, un signe d’affection et de solidarité avec leur cavalier qui leur partagera ce pain. + Au nom du Père…

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ATTENTION, CHANGEMENT DE DATE ! Prochaine « LECTIO DIVINA » (partage biblique) : Jeudi 19 novembre à 14h, chez André Legrand, rue Albert Counson 75A – Francorchamps POUR TOUS ! (0493/50.53.18)
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