Portrait-robot d’un futur évêque de Liège : essai et réflexions du Ploumtion (n°42)

Puisqu’on nous demande notre avis…

Voir : QUI SERA LE PROCHAIN EVÊQUE DE LIEGE ? sur « PaysdeSaintRemacle.com »

Chère lectrice, cher lecteur,

L’invitation faite par le nonce apostolique Mgr Coppola s’adressant à tous les fidèles, j’ai pris donc ma propre plume pour donner mon avis concernant le choix du prochain évêque et les attentes qui sont les miennes – mais que je crois aussi être celles d’un certain nombre de diocésains.

Je le publie ici sur le site de l’Unité pastorale « Pays de Saint Remacle » Stavelot-Francorchamps, en précisant qu’il n’engage que moi et que ces opinions émises ne sont pas de facto celles des responsables pastoraux de l’UP où j’ai le privilège d’être le scribouillard de service au travers de ce site que j’administre. Par contre, j’espère que leur publication pourra stimuler la production d’autres réactions et avis qui pourront être partagés lors de la rencontre avec le nonce au Caillou Blanc à Malmedy le 23 octobre prochain.

Je le fais aussi avant tout parce que je suis convaincu qu’on est à un tournant civilisationnel extrêmement crucial pour l’humanité, et donc aussi pour l’Eglise, qu’elle soit universelle ou diocésaine. Les enjeux et les défis à venir sont colossaux, vu la transformation accélérée des conditions de vie et des interactions humaines, le vivre-ensemble – sur toute la planète. La Foi et la spiritualité ne sont pas indemnes ni ne constituent une bulle de protection dans ce tohu-bohu où les institutions les plus vitales chancellent ou sont attaquées, telle la démocratie, les institutions supranationales chargées de préserver la paix comme les Nations-Unies, et bien sûr, parmi les autres, les Eglises.

Mais avant de vous balancer (modestement) le fruit de mes réflexions sur le « portrait » d’un possible futur évêque de Liège, il me semble nécessaire de nous rappeler ce qu’est d’abord un évêque, à part ce monsieur qui se promène avec une mitre et une crosse comme saint Nicolas… C’est l’objet de ce chapitre introductif :

Le peuple de Dieu qui est à Liège (diocèse !) attend son futur évêque. Bien. Mais d’abord, en a-t-il besoin ?

Oui, car l’Eglise catholique est aussi apostolique. Cela signifie plusieurs choses : -Premièrement, que l’Eglise est par nature missionnaire (c’est le sens du mot grec apostolos qui veut dire envoyé) ; elle n’existe ni par ni pour elle-même mais elle a comme vocation de poursuivre la mission que le Christ a confiée aux premiers apôtres « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile » (Mc 16, 15-18).

-Deuxièmement, selon la théologie catholique, les évêques sont les successeurs directs des apôtres ; ils en ont les pouvoirs et les responsabilités, transmis par l’imposition des mains (le sacrement de l’Ordre). C’est la dimension hiérarchique et historique de l’Eglise.

-Enfin, on dit que l’Eglise est apostolique car elle garde et transmet fidèlement l’enseignement des apôtres (la Tradition apostolique) avec les Ecritures.

Donc, notre diocèse ne peut se passer d’un évêque, bien sûr. Il y en a déjà eu 92 depuis sa création ; le successeur de Mgr Delville qui sera désigné et nommé par le pape sera le 93ème évêque de Liège. Le nom « évêque » vient du grec episcopos (le veilleur – surveillant).

Quelle est sa tâche – sa mission ?

Elle est définie par le Droit Canonique (canons 375 à 411) et se résume traditionnellement en trois fonctions majeures :

  1. La charge d’enseigner : L’évêque est le premier catéchiste et le garant de la foi dans son diocèse. Il doit proclamer l’Évangile et veiller à ce que la doctrine catholique soit enseignée fidèlement, sans altération. Il guide la communauté face aux questions morales et sociétales contemporaines à travers des lettres pastorales par exemple. Il supervise la formation des futurs prêtres (au séminaire) et la catéchèse des fidèles.
  • La charge de sanctifier : L’évêque est le responsable de la vie liturgique et sacramentelle de son diocèse. Il célèbre les sacrements et veille à leur juste administration dans les paroisses. Il détient l’exclusivité de certains sacrements : c’est lui qui ordonne les nouveaux prêtres et les diacres, et il est le ministre ordinaire de la confirmation. Il consacre les nouvelles églises et bénit les huiles saintes (comme le Saint Chrême) lors de la messe chrismale.
  • La charge de gouverner : L’évêque est le pasteur et l’administrateur de son diocèse. Il exerce un pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, qu’il partage normalement avec des « vicaires » (le vicaire général et les vicaires épiscopaux) à l’exception du pouvoir législatif qu’il ne peut déléguer. Il nomme les prêtres dans les différentes paroisses et affecte les laïcs en mission ecclésiale. Il gère les biens matériels, le budget et le patrimoine immobilier du diocèse. Enfin, il veille au bien-être spirituel et humain de ses prêtres et de ses fidèles, agissant comme un « père de famille ».

La tâche de l’évêque ne s’arrête pas aux frontières de son diocèse : c’est ce qu’on appelle la Collégialité. En communion avec le Pape et les autres évêques du monde (le collège épiscopal), il partage la responsabilité de l’Église universelle. Cela se traduit par sa participation aux conférences épiscopales nationales, aux synodes à Rome et, dans de rares occasions, aux conciles œcuméniques.

On l’a déjà dit, l’évêque ne gouverne pas seul. Il délègue une partie de ses responsabilités et de ses pouvoirs à d’autres ministres ordonnés ou laïcs – et il les exerce en concertation avec son Conseil épiscopal et le Conseil presbytéral (composé des prêtres élus par leurs pairs et des doyens), le Conseil pastoral diocésain (à majorité laïque) ainsi que d’autres conseils (conseil économique, chapitre cathédral…).

L’évêque ne pouvant être partout, il confie la garde immédiate des fidèles (la cura animarum) à des ministres ordonnés : les curés. Si l’évêque possède la plénitude du sacrement de l’Ordre, les prêtres et les diacres, par leur ordination, dépendent directement de lui en lui promettant obéissance ainsi qu’à ses successeurs. L’évêque diocésain est invité à présenter sa démission au Pape lorsqu’il atteint l’âge de 75 ans ou s’il devient incapable de remplir sa charge pour des raisons de santé.

Et la synodalité ?

La synodalité (du grec syn-odos, qui signifie « marcher ensemble ») telle qu’elle a été définie par le Concile Vatican II et fortement remise en avant par le Pape François, redéfinit la manière dont l’évêque diocésain exerce son autorité. Loin d’affaiblir son pouvoir, la synodalité transforme la figure de l’évêque : il n’est plus un monarque isolé, mais un pasteur à l’écoute permanente de son peuple, tout en conservant la responsabilité finale des décisions. Pour l’évêque, gouverner de manière synodale signifie pratiquer un discernement communautaire avant de trancher : il a donc le devoir de se mettre à l’écoute de ce que l’Esprit Saint dit à travers les fidèles (laïcs, religieux, prêtres) – le sensus fidelium. L’évêque doit aussi promouvoir la synodalité à tous les niveaux des structures et lieux pastoraux de la vie de l’Eglise diocésaine. 

Dans une démarche synodale, la mission la plus complexe de l’évêque diocésain est d’être le garant de l’unité. Le processus d’écoute fait nécessairement émerger des sensibilités, des avis divergents, voire des tensions au sein du diocèse (notamment sur des sujets sociétaux ou pastoraux). L’évêque a pour tâche d’harmoniser ces charismes sans les étouffer, tout en veillant à ce que les orientations du diocèse restent en communion avec l’Eglise universelle et le Pape.

En résumé, l’évêque diocésain dans une Eglise synodale est appelé à être un pasteur qui marche parfois devant son peuple (pour guider et indiquer le chemin), parfois au milieu de lui (dans la proximité et l’écoute sereine), et parfois derrière lui (pour encourager ceux qui traînent et faire confiance aux initiatives des fidèles).

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  1. Les défis

Voilà. Cela peut déjà nous aider à comprendre le rôle particulier et essentiel de l’évêque dans la vie de l’Eglise.

Maintenant, je voudrais relever quelques défis qui sont ceux que la société en pleine mutation est en train de connaître – ces défis qui impactent également l’Eglise et auxquels elle doit répondre avec humilité mais aussi avec la force de ses convictions.

Ensuite, je détaillerai le profil d’un évêque tel que je l’imaginerais pour ce moment de l’histoire, face à ces défis, pour faire retentir de la façon la plus adéquate le message de liberté, de miséricorde et de fraternité de l’évangile – la Bonne Nouvelle de Jésus Christ.

Des défis propres à la place de l’Eglise dans la société ou qui impactent son développement :

  • La sécularisation accélérée de la société, à Liège comme ailleurs, dans les campagnes comme dans les villes ;
  • le manque de plus en plus criant de prêtres pour « combler les trous » et la pénurie quasi totale de vocations ;
  • une Eglise qui est encore empêtrée dans des cadres de fonctionnement, des apparats et des habitudes qui ne sont plus en adéquation avec les besoins des fidèles et avec la culture ;
  • défi de la transmission des valeurs et de la foi dans une société où les générations sont clivées et les jeunes désorientés et en perte de sens ;
  • une Eglise qui n’est plus en phase avec la modernité et le langage, les modes de communication…
  • le risque d’une nostalgie qui attire vers un passé mythique fantasmé et fait se replier parfois les communautés sur elles-mêmes, un entre-soi – avec retour vers d’anciennes ritualités et pratiques traditionnalistes ; ou créer des bulles de spiritualité déconnectée et hors du monde perçu comme mauvais – à convertir ou à rejeter. On retrouve semble-t-il cette tendance chez certains des jeunes nouvellement entrés dans l’Eglise (catéchumènes).
  • un fatalisme voire une démission chez les chrétiens de longue date et aux cheveux blancs qui ont beaucoup donné et servi et ne voient pas de relève arriver…
  • …

Des défis locaux et mondiaux qui impactent l’humanité et face auxquels l’Eglise et les chrétiens ont à prendre leurs responsabilités : 

  • défi du vieillissement de la population et du conservatisme néolibéral qu’il favorise ;
  • défi du dérèglement climatique qui pèsera toujours plus sur les conditions de vie et de la transition ;
  • défi de la crise sociale, de l’enseignement et de la pauvreté (fracture sociale) qui s’accroît ;
  • défi de la perte de crédibilité des institutions et du monde politique, des autorités en général ;
  • défi des menaces de guerre et de la destruction systématique des valeurs de respect, de collaboration, de solidarité au profit de logiques d’affrontement et de compétition pour la domination mondiale ;
  • banalisation de la violence chez un certain nombre de jeunes mais aussi chez les adultes – liée ou non au phénomène grandissant des addictions (drogue, alcool…) ;
  • défi de la révolution numérique (réseaux sociaux) et de l’intelligence artificielle ; éclatement des références informationnelles et affaiblissement du statut de vérité ;
  • …  

=> Voilà en bref le tableau (pas très jojo, je l’accorde) qui est celui dans lequel nous évoluons déjà.

La tentation devant ce tableau d’un monde et de certitudes en train de se déliter (on parle même d’effondrement) – mais aussi de se reconstruire différemment, la tentation est souvent d’attendre un SAUVEUR, un MESSIE – en tout cas en politique, ce qui donne souvent des tribuns voire des dictateurs d’extrême droite ou d’extrême gauche.

Il est évident qu’un évêque ni même un pape ne peut être pris pour un messie (d’ailleurs on a déjà un Sauveur, et un seul !).

Mais si l’évêque ne doit pas être un messie (que Dieu l’en garde), il est quand même comme à toutes les époques troublées de l’histoire un phare pour les fidèles, quelqu’un qui au nom de la mission qui lui est confiée par Dieu, donne le cap à la barque secouée par les flots, suscite l’espérance et rassemble les croyants autour de la Source de la vraie Joie, le seul qui donne le Salut : Jésus Christ. Pour cela, avec les autres appelés et envoyés (dont nous sommes tous mais lui en particulier), il doit interpréter les SIGNES DES TEMPS et faire tendre les voiles de la barque-Eglise au souffle de l’Esprit Saint.

B. Le ‘portrait’

Donc, avant tout, et cela est le tout premier point de mon portrait-robot : il doit être un homme (un prêtre et un évêque) à l’écoute de l’Esprit Saint, c’est-à-dire un HOMME DE PRIERE et de Foi. Une longue expérience de méditation de la Parole contenue dans les Ecritures est indispensable – pour entendre ce que Dieu dit aux Eglises (cf Apoc) et le redire dans le langage d’aujourd’hui.

C’est mon premier point, et un évêque qui ne serait pas un spirituel au sens élevé du terme, ne pourrait certainement pas soulever la communauté des fidèles et l’attirer vers Dieu Si le cœur n’est pas brûlé par la Parole vivante de Dieu, les plus beaux discours théologiques tombent à l’eau. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain. » (Ps 127, 1)

Pour répondre aux défis colossaux que j’ai évoqué — qu’ils soient ecclésiaux, sociétaux, climatiques ou géopolitiques —, le profil du prochain évêque de Liège ne peut plus être celui d’un simple gestionnaire de structures en déclin, mais celui d’un BÂTISSEUR DE PONTS et d’un GUIDE SPIRITUEL ANCRE DANS LE REEL.

J’ai articulé ce portrait- robot autour de quatre grands axes :

1. Un pasteur de la proximité et de la coresponsabilité

Face à la pénurie de prêtres et à la sécularisation, le futur évêque devra acter la fin du modèle clérical traditionnel pour inventer l’Église de demain.

  • Promoteur de la synodalité et du laïcat : Il doit être capable de faire confiance aux laïcs (hommes et femmes) et de leur confier de réelles responsabilités de gouvernance et d’animation des communautés locales.
  • Sensible à la ruralité comme à l’urbanité : Liège est un diocèse de contrastes (entre la ferveur multiculturelle urbaine et l’isolement des campagnes ecclésiales). Il lui faudra adapter les structures pour que personne ne soit abandonné mais encouragé et soutenu.

2. Un prophète social et écologique (engagé concrètement et visiblement pour la transition)

Face à la crise climatique, au conservatisme néolibéral et à la précarité croissante, l’évêque de Liège doit porter une voix forte et crédible dans la cité.

  • Inspiré par Laudato si’ et Fratelli tutti : Il doit faire de la transition écologique et de la justice sociale des priorités concrètes du diocèse (gestion des biens ecclésiaux, soutien aux initiatives de solidarité locale).
  • Allié des plus vulnérables : Dans un contexte de crise sociale et de vieillissement de la population, il doit incarner une Église « hôpital de campagne », proche des personnes âgées isolées, des exclus et des désorientés.

3. Un homme de dialogue, humble et transparent

Dans une société qui se méfie des autorités et des institutions, la crédibilité ne se décrète plus par le statut, elle se gagne par l’exemplarité.

  • Culture de la transparence : Face à la crise de confiance qui touche l’Église, il doit faire preuve d’une honnêteté intellectuelle et morale absolue, notamment sur les questions de gouvernance et de gestion des crises.
  • Dialogue avec la modernité et la culture : Liège est une terre d’histoire, de débats et d’innovation. L’évêque devra savoir dialoguer avec le monde politique, associatif, scientifique et numérique (notamment sur les défis éthiques de l’IA) sans posture de supériorité, mais avec une force de proposition humaniste.
  • Simplicité et dépouillement des apparats : Pourquoi faut-il encore à notre époque parader lors des célébrations liturgiques avec ces attributs d’un autre âge, chape tissée d’or, mitre et crosse en avant ? Ou avec la soutane et l’écharpe violette dans les manifestations publiques ? Un évêque ne peut-il pas être habillé comme tout le monde avec simplement la croix pectorale, l’anneau du pasteur ? Aujourd’hui la perception dans la société de ces ‘falbalas’ est unanimement négative car rappel du temps où les évêques liégeois étaient avant tout des princes…

4. Un passeur d’espérance pour les jeunes comme les anciennes générations

Contre la perte de sens et le clivage des générations, le profil idéal est celui d’un communicant authentique.

  • Ancré dans le langage d’aujourd’hui : Sans édulcorer la foi, il doit être capable de la traduire dans les codes du XXIe siècle pour rejoindre les jeunes là où ils se trouvent (y compris sur le terrain numérique).
  • Créateur de liens intergénérationnels : Il aura pour mission de faire dialoguer une base ecclésiale vieillissante avec une jeunesse en quête de repères, de fraternité et d’engagements porteurs de sens.

5. J’ajoute un cinquième point, qui n’était pas dans la version précédente : L’évêque non pas comme le PDG d’une entreprise, mais un éveilleur qui sort des cadres et des « commissions ».

Ce qui me gêne le plus aujourd’hui dans l’Eglise diocésaine, c’est le poids des structures administratives et des commissions de toutes sortes qui je pense freinent la spontanéité évangélique, alourdissent la vie en la vidant de la spiritualité et pompent énormément d’énergie et de moyens qui pourrait être utilisée à autre chose… On reçoit énormément de documents, de questionnaires, de planifications sans cesse de nouveaux chantiers : c’est parfois écrasant, et les curés ont l’impression qu’on ne laisse plus le temps de vivre comme une plante qui grandit à son rythme. Les relations interpersonnelles en sont profondément impactées, et les prêtres n’ont plus le temps en répondant à tout cela, d’être sur le terrain et de soigner le relationnel. Ils deviennent les hommes des structures et de l’administration. De plus, on a l’impression que nos dirigeants diocésains veulent calquer le fonctionnement sur celui des entreprises, avec un langage et des façons de procéder imitées du « management »… Cela me fait peur, je l’avoue. Alors, pour moi, l’évêque ne doit pas être un « super-manager », mais un éveilleur qui favorise la liberté et ouvre les portes à l’Esprit Saint comme un jardinier qui arrose les graines et laisse parfois des plantes surprenantes déborder des cadres ! 

(D’autre part, beaucoup ont l’impression que l’administration diocésaine (les Vicariats) est pléthorique ; cela coûte cher et bloque des compétences qui seraient utiles sur le terrain. Parfois certains confrères disent que notre diocèse ressemble à une « armée mexicaine » qui compterait bientôt plus de généraux que de soldats…)

En conclusion,

pour résumer, l’évêque « idéal » pour Liège n’est pas un homme qui cherche à préserver le passé à tout prix, mais un veilleur capable de discerner les signes des temps, un homme profondément habité par l’Évangile, doté d’une grande liberté intérieure et d’un courage de leadership pour oser le changement et avec un certain charisme pour y entraîner les fidèles comme les responsables (prêtres et autres).

Cet homme existe-t-il ? Je prie pour que l’Esprit Saint inspire ceux qui doivent par leurs avis aider le pape Léon XIV à désigner notre futur évêque, l’apôtre que nous espérons et que nous attendons dans la confiance et la reconnaissance ! Car, avant tout, il sera un DON DE DIEU – comme toi ! Amen.

NEWSLETTER DE L’UNITE PASTORALE « PAYS DE SAINT REMACLE » STAVELOT-FRANCORCHAMPS – Octobre 2026

QUI SERA LE PROCHAIN EVÊQUE DE LIEGE ? Le « nonce » parcourt le diocèse pour vous consulter…

Six questions pour regarder notre diocèse en vérité et aider le pape Léon à choisir notre futur évêque :

Comment faire entendre votre voix ?

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« Messe pour les Hautes Fagnes et la Création » à la chapelle Fischbach le 26 septembre : un succès !

Ce dernier samedi de septembre, une nombreuse assistance d’environ 150 personnes se pressait derrière la célèbre chapelle Fischbach à l’appel du doyen de l’Ardenne Vital N’Landu pour une célébration présidée par l’évêque Mgr Delville, en remerciement pour tous les courageux pompiers, militaires et agriculteurs venus au secrours de la fagne lors du dramatique incendie d’août dernier qui ravagea environ 30 km² de ce joyau de nature préservée et de biodiversité. Il s’agissait aussi dans ce lieu historique de confier à Dieu par une bénédiction ce patrimoine unique et de prier pour sa conservation. Beaucoup d’amoureux de la fagne, pèlerins ou promeneurs épris de beauté naturelle, étaient venus des quatre coins du doyenné et même de plus loin, des rives de Verviers à celles de Liège… Des associations comme les « Amis de la Fagne » , « Natagora », etc. étaient aussi représentées ainsi que le Service de la Transition écologique du Diocèse. Bien sûr, des délégations des corps locaux de pompiers et militaires avaient également fait le déplacement.

Un coup d’oeil sur l’autre rive de la route nationale pertmettait de se rendre compte de l’étendue du désastre. Des touffes d’herbe toute neuve cependant pointaient déjà de ci de là, augurant d’un possible renouveau…

La chapelle Fischbach est une chapelle isolée des Hautes Fagnes en Belgique, sise à une centaine de mètres de l’auberge de la baraque Michel et dédiée à Notre-Dame de Bon Secours.

Cette chapelle a été édifiée en 1830-1831, suite à l’intervention du chevalier Henri-Toussaint Fischbach, industriel de Malmedy, né à Stavelot, en remerciement pour le sauvetage de son beau-père, lequel, égaré sur la lande fagnarde vers 1819, aurait été sauvé par le tenancier de l’auberge de la Baraque Michel ; une cloche (qui a malheureusement été volée) servait à guider les voyageurs qui auraient pu s’égarer dans les landes et les tourbières les jours de brouillard. Située à 674 m d’altitude, cette chapelle est l’édifice religieux bâti le plus haut en Belgique.

Ce lieu est aussi celui de plusieurs pèlerinages qui perdurent depuis des décennies, venant de Membach-Baelen ou de Hockai, villages situés aux pieds des Fagnes.

Au coeur de l’eucharistie célébrée avec ferveur avec des prêtres et diacres de l’ensemble du doyenné ainsi que du monastère de Wavreumont, et toute l’assistance qui y prenait part, l’évêque a béni copieusement les Fagnes, en circulant symboliquement avec le doyen qui portait un seau d’eau bénite (ce qui a fait dire à des plaisantins lors du petit goûter amical qui a suivi, qu’on aurait pu bénir les camions-citernes des pompiers qui ont servi à éteindre l’incendie… cela aurait-il renforcé leur efficacité ? 😉 – comment le savoir ! .

Bref, une belle initiative porteuse de sens et d’espérance, dans un climat d’amitié bien marqué, et qui avait tout naturellement trouvé sa place dans le cadre du « Temps pour la Création » voulu par le pape François dans le souci de la conversion écologique de la planète, un Temps pour la reconnaissance et l’engagement et auquel Mgr Delville a fait allusion dans son homélie en partant du récit de la Genèse.

Et vive(nt) encore nos Hautes-Fagnes !

4 OCTOBRE : FÊTE DE SAINT FRANCOIS D’ASSISE (clôture du Temps pour la Création)

En ce dimanche 4 octobre 2026, notre liturgie croise un moment fort de la vie de l’Église : nous célébrons aujourd’hui la fête de saint François d’Assise, qui marque également la clôture du Temps pour la Création.

Les textes de ce 27ème dimanche du Temps ordinaire viennent éclairer d’une lumière prophétique notre relation à Dieu, aux autres et à la Maison Commune la Terre, à travers cette parole extraordinairement forte et saisissante dont nous n’avons pas fini de mesurer toute la pertinence pour aujourd’hui : « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ». Le salut ne viendra pas d’en haut, mais d’en bas, nous crie le Petit Pauvre d’Assise. Mais est-ce que notre Eglise actuelle, élitaire et en pleine crise, est prête à entendre ce message ?

=> LIRE L’HOMELIE DU PADRE – cliquez sur : « L’Alliance du Rejeté et de la Terre »

Visite du pape en France: Les jeunes retournent-ils vraiment à la religion ? Analyse du phénomène par le Ploumtion (n°41)

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Léon XIV et la veillée au Stade de France avec les jeunes : les images et leur impact (suite du n°41)

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« Retour de la religion chez les jeunes » : quelles explications ? – Une réflexion du Ploumtion à l’occasion de la visite apostolique du pape Léon XIV en France

Indéniablement, un regain d’intérêt pour le catholicisme s’observe chez une frange de la jeunesse (la Génération Z), marqué par une hausse des demandes de baptêmes de jeunes ou de jeunes adultes et une visibilité accrue de la foi sur les réseaux sociaux.

La récente visite du pape Léon XIV en France semble avoir boosté ce phénomène (80.000 jeunes à la veillée inaugurale) que l’Eglise met très fort en avant : Feu de paille ou mouvement de fond ? Quelles en sont les raisons ou les motivations ? Quel type d’appartenance à la communauté ecclésiale cela induit-il ? Et comment l’Eglise gère-t-elle ce phénomène ?

Dans un contexte largement déchristianisé qui est le nôtre et celui de presque toute l’Europe, ce changement de paradigme surprend et interpelle, et du coup les questions soulevées sont très largement débattues par les médias qui s’y intéressent à nouveau.

Je me suis livré ici à une petite analyse, étant personnellement d’une génération qui a vu le déclin religieux s’accélérer et l’athéisme ou du moins l’agnosticisme devenir massivement la norme, et la pratique chuter même chez les croyants.

Quelques observations et des chiffres d’abord :

Ce regain d’intérêt chez les jeunes pour la religion recouvre une palette très variée de discours et de comportements dont beaucoup n’ont pratiquement rien à voir avec les pratiques religieuses d’antan, celles de leurs grands-parents, et détonnent : par exemple, ces vidéos sur le « Jesus Glo » (Jésus Glorifié) où des jeunes disent que la foi les fait rayonner physiquement comme un soin de beauté pourrait le faire. On a vu aussi le « voile chrétien » buzzer sur les plateformes ces dernières années…  

D’une manière générale, les jeunes de la génération Z affichent leur foi, contrairement à leurs aînés. On a même vu des curés désemparés d’assister à des jeunes qui se jettent tout étendus par terre devant l’autel en plein milieu d’un office dans leur église de village !

D’autres jeunes, en particulier les « convertis » qui suivent les influenceurs catholiques, redécouvrent ou réinventent des pratiques oubliées ou tombées en désuétude depuis longtemps dans l’Eglise catholique : le Carême, le jeûne et l’abstinence, les neuvaines, et aussi un regain marqué pour les pèlerinages traditionalistes comme Chartres,… Ils affichent souvent aussi un goût prononcé pour les vêtements liturgiques (anciens), les rites d’avant le Concile, les objets de piété : Sacré-Cœurs, rosaires, etc. Dans certains cas – encore rares sans doute – , cela peut mener à adopter des styles de vie qui tranchent radicalement sur la société. Par exemple, le cas des « Trade Wifes », mouvement chrétien antiféministe qui fait des émules sur TikTok et piloté par des influenceuses qui font passer le message que « la soumission à son mari permet de découvrir la vraie vie ». Ces discours sont minoritaires, mais ils existent. Ainsi, une vision du monde plus fondamentaliste semble convenir à un certain nombre de ces convertis.

Ces néo-cathos sont sociologiquement de tous les milieux, mais on observe que ces jeunes attirés par la (une) foi proviennent en majorité de familles où une ou deux des générations précédentes s’étaient éloignées de l’Eglise et se déclaraient non-croyantes.

Il est évidemment intéressant de se pencher sur le nombre de baptisés, en particulier celui des jeunes et des adultes qui a fait des bonds remarquables en quelques années :

En France, l’Eglise catholique a de quoi se réjouir. En 10 ans, le nombre de baptisés a été multiplié par 4 chez les adultes. On comptait environ 4000 nouveaux baptisés en 2016 contre 18 000 aujourd’hui. Et 42% de ces nouveaux convertis ont entre 18 et 25 ans. En Belgique, la situation est un peu différente : 534 catéchumènes ont été baptisés en 2025, un nombre qui a ensuite grimpé à 689 en 2026 (soit une hausse de 29 %). Notons que plus de 70 % des baptêmes adultes ont lieu dans des paroisses francophones.

Mais est-ce que c’est l’effet d’une génération ou est-ce qu’on peut vraiment parler d’une tendance générale ? La réalité, c’est que le nombre total de baptêmes est en baisse depuis des années. Le nombre d’enfants en bas-âge (bébés) baptisés est en chute libre. Selon l’annuaire pontifical, on recensait pour l’ensemble de la Belgique 30.000 baptêmes en 2024, contre 69.000 en 2000 et 105.000 en 1980 (soit 85% des naissances alors). La France, proportionnellement, n’est pas mieux lotie : 300 000 nouveaux baptêmes en 2010 contre 171 000 seulement actuellement (chiffres de 2024). Le nombre de baptêmes a donc baissé de 40% en France en seulement 15 ans, pareil que chez nous.

Selon les sociologues des religions, cette double tendance (baisse drastique des baptêmes des petits enfants et augmentation des baptêmes d’adolescents et d’adultes) est le signe révélateur qu’on est en train de passer d’une forme d’appartenance religieuse de type sociologique et parfois contrainte, à une forme d’adhésion plus libre et spontanée, de choix personnel, mais de degré variable – léger ou plus radical.

Au-delà de cette relativisation des chiffres, le phénomène qui nous occupe est le regain d’intérêt pour la foi (ou réveil religieux) manifesté par une marge non négligeable de la jeunesse – cette jeunesse qu’on qualifiait autrefois d’indifférente –, et l’engouement que la visite papale a suscitée auprès d’elle.

Comment expliquer ce phénomène ? Quelques pistes…

On a posé la question à Charles Mercier. Il est historien et son sujet de prédilection, c’est la religion chez les jeunes.

Il relève d’abord que le Covid a été un épisode traumatisant pour beaucoup de jeunes. C’était aussi un moment d’introspection qui a pu favoriser une quête spirituelle. Après le Covid, il y a eu la guerre en Ukraine, à Gaza ; il y a aussi l’accentuation du réchauffement climatique, tous ces facteurs qui tendent à assombrir l’avenir et qui peuvent rendre la religion attractive dans ce contexte, la religion comme un réservoir de sens qui permet de remédier aux problèmes causés par la modernité.

Ensuite, il y a la recherche de règles : Il y a un goût pour quelque chose qui structure l’existence, peut-être parce que le monde est vu comme ‘liquide’ et n’offrant pas suffisamment de repères moraux. Les prêtres qui sont en contact avec ces jeunes catholiques, notamment ces néo-catholiques, disent qu’ils sont en attente de règles de conduite, un peu comme un pratiquant d’une discipline sportive voudrait des routines pour l’aider à progresser.

Cela leur permet aussi de s’opposer à la génération précédente, celle de leurs parents, en marquant la différence et donc en affirmant une identité partagée avec des néo-chrétiens de leur âge.

On a donc quelques pistes d’explications : résumons-les.

• Quête de sens et de repères : Dans un monde instable et anxiogène, de nombreux jeunes recherchent un cadre spirituel rigoureux, une identité ancrée et des valeurs qui ne se mesurent pas par la société de consommation.

• Le rôle des réseaux sociaux : Des influenceurs chrétiens (comme le frère Paul Adrien ou la sœur Albertine) démystifient la foi ; ils sont un puissant moteur d’évangélisation qui emploie les codes de la jeunesse et crée des communautés numériques – ainsi que certaines Communautés nouvelles qui utilisent également les réseaux sociaux les plus fréquentés par les jeunes comme TikTok et Instagram. Il y a même eu l’année dernière un rassemblement d’influenceurs catholiques appelés missionnaires numériques, organisés directement par le Vatican.

• Réappropriation d’un héritage : Une rupture de transmission par les parents a parfois créé un vide que les jeunes, en quête d’autonomie identitaire, choisissent de combler par eux-mêmes en redécouvrant la culture catholique. Cela permet de trouver une communauté d’appartenance et de sens, avec qui on partage les mêmes valeurs et des convictions (foi).

Alors, effet de mode ou lame de fond ?

Le débat est ouvert et les réponses ne viendront qu’avec l’épreuve du temps. Les sociologues et observateurs (comme Olivier Roy) rappellent qu’il ne s’agit pas d’un retour massif du catholicisme sociologique d’autrefois, mais plutôt d’une démarche plus assumée, parfois minoritaire mais très visible, conjuguant ferveur décomplexée et affichage public. Ce regain s’accompagne parfois d’un tropisme traditionnel ou conservateur, où la religion sert de repère face aux mutations sociétales contemporaines. Il n’est par conséquent pas dépourvu d’ambigüités.

Mais faut-il pour autant dédaigner ou mépriser ce réveil (pour ne pas dire printemps) de la foi chez certains jeunes ? Ne risquons pas de mériter le reproche de Jésus en nous tenant comme ces gamins sur la place qui en invectivent d’autres lesquels ne « pratiquent » pas de la même manière : « Nous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé… » – la sagesse de Dieu n’a-t-elle pas été reconnue juste dans tous ses enfants ?  (cf. Luc 7,31-35)

Enfin, la réaction d’un internaute qui pourrait être le « mot de la fin » : 

‘Les brebis reconnaissent la voix de leur berger ❤’ !

Le Ploumtion

NOTE : Concernant le pape Léon XIV et l’impact de sa visite,

Outre un charisme indéniable chez ce pape qui touche les jeunes (il a ce sens de la communication comme Jean-Paul II, qui le fait sortir de ses discours à intervalle régulier pour un contact direct et interpellant faisant appel à l’émotion), il faut dire que sa présence a été bien utilisée (instrumentalisée ?) par les responsables de l’Eglise de France ainsi que par certains courants dans cette même Eglise.

Ainsi la veillée inaugurale des jeunes, programmée par les influenceurs catholiques avec la présence remarquée parmi ses intervenants du prêtre traditionaliste Matthieu Raffray et de quelques autres ensoutanés, cette veillée enthousiasmante pour ces 80.000 jeunes catholiques s’est déroulée en grande partie dans un style rappelant un peu la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques (à Paris également), c’est-à-dire avec grand renfort de paillettes, de feux d’artifice et de chanteurs de rock chrétien mais sans qu’il y ait de recueillement ni de prière avant l’intervention du pape.

Soit. Comme dit le Père Benoîst de Sinety, interrogé sur RCF , en fait, la veillée, l’important c’était ce qui s’y est dit. Lui-même était assez intéressé par cette espèce de fil rouge qu’on a voulu mettre en place pendant le voyage du pape, qui était un fil rouge autour de la sainteté, et le pape a selon lui été particulièrement fin dans l’évitement qu’il a eu du piège dans lequel il pouvait éventuellement tomber, d’un discours un peu facile sur une sainteté qui n’est pas – ne serait pas de notre temps.

C’est d’ailleurs la critique que le Père Benoist de Sinety formule sur cette veillée du Stade de France, qui rejoint aussi la mienne : C’est cette espèce de scénographie pendant une petite demi-heure qui a mis en valeur un certain nombre de visages de sainteté – uniquement des visages français, bien sûr.

C’est très bien, moi non plus je n’ai rien contre la sainteté et les scénographies qu’on peut en faire : le défilé de bannières et les preux chevaliers catholiques défendant la croix du Christ… Mais est-ce que ça ne fait pas davantage « Puit-du-Fou » ? Et puis, on est très fort dans le mythe, une certaine imagerie héroïque mais totalement dépassée d’une France chrétienne « de toujours ».

Comme le relève le Père de Sinety, « Ça m’a un peu étonné qu’il n’y ait pas de figure plus contemporaine qui soit mise en évidence. Et puis cette assimilation qui, pour moi, reste quand même très problématique – pardon, je vais passer pour un enquiquineur de service, mais je pense que c’est important de le dire – , cette assimilation entre l’histoire de France et le christianisme. Il faut quand même rappeler que Lazare et Marie-Madeleine, quand ils débarquent en Provence, pour peu qu’ils y débarquent historiquement en tout cas, on n’est pas en France, c’est l’Empire romain. Quand Clovis se fait baptiser, il ne parle pas français, il parle une langue barbare. C’est-à-dire que la France, elle est née en terre christianisée, mais on ne peut pas assimiler l’histoire de France uniquement à l’histoire chrétienne.

Et l’histoire de France est bien plus large que l’histoire chrétienne, même si les racines chrétiennes en sont constitutives. C’est ce que le Pape dit quand il dit, en fait, l’histoire de France a des dettes par rapport à la foi chrétienne, c’est-à-dire qu’elle est en lien avec la foi chrétienne, elle est nourrie, elle est abreuvée, elle s’est forgée en partie, mais pas que là. Et le Pape le 1er a rappelé aussi les racines grecques, latines, judéo-chrétiennes de la France qui sont bien plus larges que simplement une réduction d’un récit un peu… Bon, c’est bien, ça faisait un peu Puy-du-Fou, si vous voulez, c’est sympathique. Mais de même que le Puy-du-Fou n’a pas vocation à raconter l’histoire réelle de la France, il présente un spectacle magnifique et enthousiasmant d’une histoire héroïque… »

Héroïque, mais plutôt idéologique. Tendance « la France éternelle et chrétienne » – de droite bien sûr. A côté de cela, bien sûr heureusement il y a eu beaucoup de bonnes choses… Avec le fil rouge de la sainteté, il y avait le fil rouge de la vie : le thème « Pour que le monde ait la vie » qui a été extrêmement bien choisi, et Léon XIV l’a très bien développé dans ses discours. Je reprends ce que disait le père Benoist de Sinety :

« Oui, parce qu’en fait, parce qu’elle est voulue, la conséquence de la sainteté, c’est que le monde vive. Le saint, ce n’est pas celui qui est parfait. Le saint, c’est celui qui cherche à permettre à Dieu de communier avec sa propre vie. C’est de comprendre que Dieu vient communier avec nos vies. Et donc le saint, c’est celui qui s’ouvre à cette communion que Dieu veut avoir avec lui. Et en s’ouvrant à cette communion, avec Dieu qui est amour, en fait ça permet que le saint lui-même puisse, celui qui devient saint, celui qui se rapproche de Dieu, puisse porter davantage encore cette vie de Dieu dans le monde, si vous voulez.

Et donc la vitalisation du monde, elle se fait par le désir d’hommes et de femmes qui cherchent à accueillir Dieu dans leur vie, notamment. Et c’est ce que le Pape a rappelé quand il a dit aux jeunes, au stade de France, vous êtes les saints de France, il n’aura pas dit, vous êtes des jeunes parfaits, évidemment pas. Il leur a dit, vous êtes faits pour pouvoir, en accueillant Dieu dans vos vies, le laisser s’incarner en vous pour qu’il puisse de vous faire jaillir une source de vie pour le monde. »

Tout a été dit sur le visage du pape, sur son sourire, sur son regard, sur à la fois l’humilité et puis parfois souvent l’émotion qui s’est manifestée. Ce petit sourire permanent, très doux. Cette capacité à dire des choses extrêmement fermement et sans pour autant donner l’impression qu’on agresse ou qu’on veut en venir aux mains avec son interlocuteur. Avec beaucoup de respect, beaucoup de dignité. Tout ça est profondément marqué par l’évangile. Puisse cette rencontre et toutes celles qui ont eu lieu à Lourdes, à l’Elysée, à la Maison Bakitha, à Metz, faire porter un beau fruit de sainteté et de vie à inventer par cette jeunesse qui doit nous surprendre dans le monde et la société d’aujourd’hui et non de hier !

SOURCES :

  • Facebook·RTL 28 mars 2026 — Catholicisme : Un “retour en grâce” chez les jeunes
  • « Vous allez en entendre parler”, avec Tom Lefèvre dans #RTL Petit Matin
  • Le Soir : « La génération Z catholique affiche sa foi » – Le Soir
  • YouTube·FOCUS, LE MÉDIA : « Les jeunes ont-ils retrouvé la foi ? | Dézoom » 8 juin 2025
  • ARTE YouTube – Les jeunes se tournent-ils vraiment plus vers la foi ?
  • Instagram bourdinmedia « Qui sont les nouveaux chrétiens qui se convertissent en 2026 ?
  • RCF – La voix est libre : Père Benoist de Sinety et la visite du pape Léon (sept 2026)

NEWSLETTER DE L’UNITE PASTORALE « PAYS DE SAINT REMACLE STAVELOT-FRANCORCHAMPS » – septembre 2026

EDITO : « L’apparition de la vie sur Terre reste un miracle, alors soyons enthousiastes ! »

« Le miracle c’est nous, les lapins, les arbres, les fourmis, les oiseaux, les vallées… » PHOTO: Christina Koch, astronaute de la Nasa, à bord du vaisseau spatial Orion lors de la mission Artemis II, le 4 avril 2026.

Du 1er septembre au 4 octobre 2026

TEMPS DE LA CREATION

💙 L’eau vive à l’honneur pour le Temps pour la Création 2026

Le Temps pour la Création bat son plein du 1er septembre au 4 octobre 2026. Cette initiative œcuménique mondiale invite les chrétiens de la planète à prier et à agir pour la protection de la maison commune.

Pour cette édition, le thème choisi est « L’Eau vive », inspiré de la vision du prophète Ézéchiel (chapitre 47). Ce texte biblique dépeint un fleuve jaissant du sanctuaire, porteur de guérison et de renouvellement pour les écosystèmes et les communautés. Face aux crises climatiques et aux pénuries qui menacent la planète, les organisateurs rappellent l’urgence d’une justice écologique liée à la préservation des ressources en eau.

Du 1er septembre, Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, jusqu’à la fête de saint François d’Assise le 4 octobre, de nombreuses paroisses et communautés locales sont mobilisées. Des guides de célébration, des liturgies et des outils pédagogiques sont mis à disposition sur le site officiel pour inspirer des actions concrètes et spirituelles en faveur de la Terre.

Le thème de cette année pour le temps de la Création est l’eau vive.
« Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.
 » (Ezekiel 47, 9)

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PRIÈRE DU TEMPS POUR LA CRÉATION 2026 : L’eau vive

Dieu saint,
dont l’Esprit planait au-dessus des eaux au commencement,
nous nous réunissons en tant que membres de ta communauté
de toute la Création, assoiffés de ta grâce.

Nous te rendons grâce pour le don de l’eau,
ces veines de notre maison commune,
qui nourrit le cèdre et la baleine,
les pâturages et la ville.

Nous sommes reconnaissants pour les eaux locales
qui abreuvent nos terres natales
et nos frères et sœurs les créatures.

Nous rendons grâce
car, dans ton jardin bien arrosé,
chaque goutte est un témoignage sacré de ton amour.

Pourtant, nous confessons
que nous avons traité ce don comme une simple marchandise.
Nous avons étouffé les mers avec nos déchets
et vu s’élever les marées chaudes en signe de jugement.
Nous déplorons la terre craquelée
des régions frappées par la sécheresse
et les larmes salées des réfugiés climatiques.
Fais fondre nos cœurs de glace, ô Dieu,
et laisse couler les eaux du repentir.

Seigneur de toute vie,
tu as promis que partout où coule le fleuve, tout vivra.
Suscite en nous l’appel à prendre soin des eaux,
à protéger les bassins versants,
à défendre les droits de l’eau
et à honorer la dignité de ceux qui ont soif.

Que ta Parole soit une source en nous,
jaillissant pour la guérison des nations.
Que Dieu notre Père, qui a fait jaillir l’eau du rocher,
nous soutienne dans le désert.
Que le Christ notre Seigneur, qui est l’Eau vive,
nous rafraîchisse pour l’œuvre de restauration.
Et que le Saint Esprit nous porte sur les courants de la grâce
jusqu’à ce que la justice coule comme les eaux
et la vertu comme un ruisseau qui ne tarit jamais.

Amen.

Pour ajouter « de l’eau au moulin »… et décrypter les enjeux

🌍 Bientôt un monde sans eau ?

Alors que l’hémisphère nord vient de traverser un été à nouveau marqué par des mégafeux dévastateurs, la question des ressources naturelles se pose avec une urgence sans précédent. L’eau, notre « or bleu », s’impose plus que jamais comme la ressource la plus cruciale – et la plus menacée – de notre siècle.

Dans ce nouveau numéro du Monde dans tous ses États, Raphaël Kahane et ses invités dressent un état des lieux alarmant d’une planète au bord de la « faillite hydrique ». Entre le dérèglement climatique, l’explosion démographique et l’effondrement des nappes phréatiques, la pénurie n’est plus une menace lointaine, mais une réalité quotidienne pour des millions d’individus.

De la Tunisie, où la crise de l’eau attise une colère sociale grandissante, aux tensions géopolitiques mondiales liées au partage des fleuves, l’accès à l’eau potable devient le principal défi de stabilité du XXIe siècle. Faut-il craindre des guerres de l’eau imminentes ? Quelles solutions technologiques et politiques reste-t-il pour inverser la tendance ?

Le monde dans tous ses États, une analyse percutante à retrouver sur France 24 pour comprendre les enjeux d’un monde qui a soif. A REGARDER ET A PARTAGER !

(N’oubliez pas d’ouvrir le son en bas et à gauche de la vidéo : c’est le même symbole que celui-ci :

intention de prière de septembre 2026

EVENEMENTS – INVITATIONS :

Le Vicariat de la Santé du diocèse de Liège a implémenté cette « semaine de l’accompagnement spirituel » pour sensibiliser les acteurs de la santé mais aussi le public – les chrétiens et les autres – à cette dimension importante du soin (le « care ») qui s’adresse à tout l’humain. Elle se déroule en particulier dans tous les hôpitaux, cliniques… où des équipes d’aumônerie sont actives.

LE SYNDRÔME DE L’AUTRUCHE (Le Ploumtion n°40)

Le mois d’août dernier, qui vient d’être classé comme le plus chaud jamais enregistré pour l’ensemble de la planète, affichant une température qui n’avait plus été atteinte depuis 125.000 ans selon les scientifiques de L’institut Copernicus – ce mois d’août a vu une grande partie de nos Hautes Fagnes partir en fumée.

À l’échelle du monde et en comparaison avec tous les méga-feux ravageurs qui ont éclaté un peu partout sur tous les continents, la destruction partielle de ce petit havre de nature et de biodiversité peut sembler anecdotique. Il s’agit quand même du plus important incendie de l’histoire moderne de la Belgique : 3.366 hectares (soit un peu plus de 33 km²) ont été calcinés ; cela représente plus de la moitié de la réserve naturelle historique qui fait 5000 hectares, récemment élargie à 6.200 hectares d’espaces protégés.

Pour les habitants de la région, dont je fais partie, cela a été un choc. Pour moi, personnellement, ‘mes’ Fagnes, c’était ma cathédrale, et je ne pouvais pas m’empêcher de comparer l’incendie qui les ravageait à celui de Notre-Dame de Paris en 2019 : un drame qui nous rappelle notre petitesse et la fragilité de ce qui nous est cher.

La mobilisation générale a été à la hauteur du désastre, tant du point de vue des pompiers y compris ceux venus des pays voisins et des agents forestiers, que de la population.

Sera-t-elle suivie d’une prise de conscience de l’enjeu climatique ? Rien n’est moins sûr. Comme le relève l’anthropologue Elise Boutié interrogée sur La Première RTBF, « A la fois des personnes disent : c’est du jamais vu, on est extrêmement choqué. Mais parallèlement, elles disent cela sans le rattacher aux dimensions internationales du changement climatique ni à la dimension politique, et ils essaient ainsi d’en faire un simple accident. Ils essaient de voir quel est le paramètre qui aurait pu ne pas être présent, qui aurait pu en faire un événement moins intense : s’il y avait eu moins de vent, si les pluies étaient arrivées plus tôt… Et selon la position politique ou idéologique des personnes, ce que l’on met derrière le « Si » change. Mais oui, il y a très peu de prise de conscience ».

Les commentaires des journalistes sur les chaînes grand public vont souvent dans le même sens : on se réfugie derrière les détails (le fameux « drapeau rouge » non hissé par exemple), en laissant l’essentiel de côté : la grande question du réchauffement climatique et de son impact sur la vie et la survie de l’humanité si on ne fait rien.

Depuis un certain temps déjà, je me pose cette question : D’où vient ce déni ? Pourquoi cherche-t-on à minimiser, à masquer plus ou moins consciemment ce qui nous dérange ? Même chez les victimes des conséquences de ce changement climatique et qui sont donc les premiers concernés, ce lien n’est ni évident ni souhaitable, dit encore l’anthropologue précitée – comme si on préférait occulter quelque chose que notre cerveau refuse d’envisager. Pourquoi ne réagit-t-on pas ? Que se passe-t-il pour que nous ne luttions pas contre la cause avérée de ces catastrophes et qui est notre mode de vie global, énorme émetteur de gaz à effet de serre ?

Nous n’avons plus l’excuse de la distance : Jusqu’à il y a peu, c’étaient des événements lointains qui de temps en temps parvenaient à notre connaissance plus ou moins attentive : la banquise ou des glaciers qui fondent, des ouragans dévastateurs ou des pluies torrentielles au bout du monde… Autant d’événements qui avaient épargné la Belgique avant qu’elle soit touchée de plein fouet lors des inondations dans la vallée de la Vesdre au cours de l’été 2021. Et à présent, surtout depuis cet été surchauffé de 2026, les conséquences du réchauffement climatique s’immiscent de plus en plus dans notre quotidien : difficile désormais de les ignorer ! La surmortalité due à la chaleur depuis le mois de juin (3.000 morts surnuméraires en Belgique !), la température insupportable dans les logements, les transports publics et les infrastructures qui tombent en panne, des centrales nucléaires à l’arrêt, les dégâts considérables pour l’agriculture… bref, tout le monde ou presque se voit bientôt touché par ce phénomène dont on ne veut pas dire son nom. Tout au plus pourtant parlera-t-on de « canicule exceptionnelle ».

Roxane Beys, écologue et biologiste de la conservation à l’ULB, se demande par exemple ce qu’il adviendra « lorsque les flammes seront éteintes, que le feu quittera les écrans et que l’actualité passera à autre chose« . « Ce que je crains, c’est qu’on classe cet événement, tout comme les inondations de la Vesdre, dans la catégorie des catastrophes exceptionnelles, qu’on rangera parmi les mauvais souvenirs, évidemment, jusqu’à la fois suivante« , explique-t-elle à la RTBF.

Le hic, c’est que l’exception devient de plus en plus la règle. Ce n’est pas seulement la hausse des températures qui est alarmante, c’est sa vitesse vertigineuse. Il y a un effet d’emballement, et il ne faudra pas attendre 2050 pour connaître une planète Terre telle que l’on ne l’a jamais connue.

Alors, notre cerveau est-il décidément programmé pour faire l’autruche ? On invoque les « biais cognitifs », ces phénomènes de distorsion de la réalité, phénomènes inconscients qui trompent notre cerveau (pour éviter peut-être une paralysie totale due à la peur). Selon le psychologue Daniel Kahneman, il faudrait se dégager de l’idée que notre cerveau a pour but de représenter la réalité telle qu’est, mais qu’il a plutôt la fonction de nous permettre de vivre bien – quitte à enjoliver ou à masquer certaines choses.

C’est possible. Les sources de résistance sont nombreuses, et nous les expérimentons nous-mêmes : la mise à distance psychologique, les questions d’identité, le repli pessimiste… et ce phénomène nouveau qui prend de l’ampleur : la lassitude face à l’apocalypse. Ainsi, le fait de voir (presque en boucle cet été) des images de désolation liée au réchauffement climatique peut entraîner une certaine « fatigue de l’apocalypse« , on se blinde et on zappe intellectuellement (et émotionnellement) en évitant de voir l’anormal (ou à l’inverse en s’y habituant). Je connais ainsi des personnes qui ne regardent plus les journaux télévisés pour ne plus être saturés par les mauvaises nouvelles ; d’autres déjeunent paisiblement devant leur écran montrant les sinistrés devant leur habitat détruit…

En tant que chrétien, mais aussi en tant que citoyen du monde et membre de l’humanité, je récuse le complotisme qui nie volontairement la réalité scientifique – ce qui relève désormais de l’aveuglement volontaire et d’une irresponsabilité criminelle envers les générations futures ; je dénonce l’immobilisme des responsables politiques s’ils ne sont pas liés aux lobbys financiers et industriels mais qui caressent leur électorat en évitant soigneusement de prendre des mesures radicales pour sauvegarder le climat et en fermant les yeux et les oreilles aux avertissements pressants des scientifiques. Je me mets personnellement aussi en cause, car que fais-je pour transformer ma propre manière de vivre et de penser, afin de ne pas peser davantage par mon empreinte carbone dans ce processus global ? Peu, je l’avoue. Mais je peux commencer chaque jour, à moins vivre à crédit sur la planète et les générations futures, par un mode de vie plus sobre et plus responsable.

Comme l’écrivait saint Paul : « Je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, […] que ceux qui font des achats soient comme s’ils ne possédaient pas, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas… car il passe ce monde tel que nous le voyons. » (1Co 30-31)

Voulez-vous commencer avec moi ?  – lisez alors ce qui suit.

Le Ploumtion

« Comme image, comme émotion, comme histoire, l’apocalypse crée en nous l’opportunité d’une réorientation existentielle et questionne en profondeur notre culture. Peut-être que certains de nos modes de vie et de nos façons de penser doivent prendre fin, mourir, pour que d’autres puissent voir le jour« .

Per Espen Stoknes, psychologue et économiste norvégien et prix Nobel de la Paix, auteur d’un TED Talk sur « Comment transformer la lassitude face à l’apocalypse en action contre le réchauffement climatique ?« 

+ + +

Pour prolonger de façon positive cette réflexion et transformer l’espoir en résultats, voici quelques pistes d’action :

  1. S’engager seul risque d’être très difficile tant nous sommes accros aux énergies fossiles et au mode de vie qu’elles permettent, et on risque de se décourager assez rapidement (puisque les autres ne font pas d’effort). Il faut donc impérativement se mettre ensemble pour s’encourager mutuellement à progresser dans un style de vie plus sobre et responsable. Des petits groupes conscientisés partageant leurs expériences peuvent, par contagion, créer des mouvements citoyens, une sorte de soft power climatique qui pourrait susciter des changements comportementaux dans la population.
  2. Réfléchir ensemble et approfondir les données scientifiques en se servant des études, des films documentaires et en se tenant au courant de l’actualité ; savoir en parler autour de soi (sans assommer, avec à propos). Soutenir les actions militantes des jeunes qui protègent la Terre (Adelaïse Charlier, Greta Thunberg…), d’ONG comme Greenpeace, Reporterre, Natagora, Canopea etc ,  ou les initiatives du Service de la Transition du diocèse… Soutenir et encourager les projets politiques qui vont dans le bon sens, en souscrivant aux pétitions ou en manifestant (Marche pour le Climat)…
  3. Se fixer ensemble des objectifs, limités au départ pour qu’ils restent atteignables mais qui pourraient devenir des paliers vers un style de vie alliant sobriété et responsabilité. Se réunir de temps en temps pour évaluer les progrès et les difficultés rencontrées serait une excellente méthode, comme si on suivait un programme de désintoxication analogue à celui qui est pratiqué chez les A.A. (Alcooliques Anonymes). Il s’agit au fond de lutter contre une semblable addiction.
  4. Enfin, AGIR en réduisant son empreinte carbone personnelle et collective : Pour réduire son empreinte carbone au quotidien, il faut agir en priorité sur les transports, le logement et l’alimentation (la consommation).

Transport

  • Privilégier les mobilités douces : Utilisez la marche ou le vélo pour les petits trajets afin de réduire fortement les émissions.
  • Choisir les transports en commun ou le train : Préférez le train à la voiture ou à l’avion pour les plus longues distances.
  • Faire du covoiturage : Partagez vos trajets en voiture pour diminuer le nombre de véhicules sur la route.

Logement et Énergie

  • Baisser le chauffage : Réduire le thermostat de seulement 1 °C (pour viser 19 °C) permet de baisser significativement votre consommation d’énergie.
  • Améliorer l’isolation : Isolez votre habitation pour limiter les déperditions de chaleur et économiser l’énergie.
  • Changer de fournisseur d’énergie : Passez à une offre d’électricité ou de gaz d’origine renouvelable.

Alimentation et Consommation

  • Manger moins de viande : Réduisez notamment votre consommation de viande rouge et privilégiez une alimentation végétale et locale.
  • Acheter de seconde main : Privilégiez les objets et les vêtements d’occasion plutôt que le neuf.
  • Réparer au lieu de jeter : Allongez la durée de vie de vos équipements (appareils électroniques, électroménager) en les faisant réparer.

=>Vous pouvez consulter des conseils plus détaillés sur le site de Hellio ou explorer les 15 gestes d’EcoCO2. Voir aussi le Portail Européen de la Jeunesse (European Youth Portal) : Qu’est-ce que l’empreinte carbone ? Comment la réduire ? – très détaillé !

Bonne Transition vers une sobriété heureuse !

« L’Apocalypse et le Grand Manitou… » (méditation du Ploumtion)

…et quand on aura trop d’eau et des inondations :